Haiti: semaine 1

HAITI: 37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 1

Par

Danielle Tremblay

12 au 19 janvier 2016

Martin, Mélanie, Pierrette, Danielle, Denis, Paule, Mélissa, Monique, Murielle !

Le 12 janvier 2016: Le départ

Belle température pour quitter le Québec ce matin – 21 degrés Celsius. Ma grippe du Bénin est maintenant chose du passé. Mais on ne peut pas dire que ça été des vacances bien réjouissantes. On devait aller chez Josey, niet. Trop malades, Mom a fini par l’attraper aussi. Beau ti couple le soir du Jour de l’an, à 8 heures on était couchées.

Mon chien Zorro rôde depuis trois jours à me voir jouer dans mes valises. Il n’en peut plus de me voir partir et cette fois-ci c’est pour 7 longues semaines. Pauvre lui !

Le chauffeur Charles que Josey m’a référé était à l’heure. Sauf que je faisais du sang de cochon plus l’heure, avançait. Je crois qu’il devrait envoyer un courriel aussitôt que la voiture part comme ça on saurait qu’elle est en chemin.

Le vol est archi plein et j’ai un siège d’allée comme d’habitude et au centre une femme mastodonte assise à côté de moi n’arrête pas de pèter. Câlisse ! 6 heures de petage. Air Canada aurait pu avoir un rabais sur l’essence et la pluguer directement. Les agréments des voyages ! Le vol a quitté avec une heure de retard, ce qui me fait une heure de plus de pets à endurer.

Y a Mélanie qui est à bord, je l’ai reconnue pendant l’embarquement, on a fait une formation ensemble. Elle s’en va aux Cayes pour 11 mois et laisse derrière elle (à sa mère) ses deux filles adolescentes. Ça va pas être facile pour elle de partir si longtemps loin de ses filles mais elles vont venir la rejoindre pendant son séjour.  Une autre femme qui pendant que j’étais assise lors de l’embarquement était dans l’allée en attendant de se rendre à son siège, elle est pour une autre Fondation. Les autres je vais les rencontrer à la sortie.

Je n’ai jamais eu d’intérêt pour Haïti ce n’est pas une destination de choix pour toutes sortes de raison.  En autre, quand j’étais dans la vingtaine j’ai fais beaucoup de voile dans les caraïbes et Haiti était du nombre qu’on n’approchait pas à cause du piratage. En plus, toutes les situations politiques que ce pays a connu ne m’incitait aucunement à les visiter. J’ai l’impression d’aller à un party de reculons et que je vais être agréablement surprise. Je ne demande que ça. Mais bon, déjà l’embarquement me laisse suspecte. L’hygiène corporelle, ouf, l’aspect vestimentaire, ouf, (en Afrique quand t’as les moyens de voyager t’as les moyens en tsi tsi de t’habiller et de te parfumer. Mais là on sent… la pauvreté. Beaucoup de personnes âgées, voire très âgées et mal fagotées. Des chapeaux tristes. Triste. Étonnamment les Haïtiens ont leurs origines du Bénin, je ne vois rien encore des pièces d’hommes qui ont inspirés les français et les Portugais à l’esclavage. Les femmes par contre, des colosses ou de toutes petites choses bien frêles.

Pour ne pas rester à côté de la passagère aux pets nauséabonds je préfère encore me tenir au bord des toilettes c’est moins pire !  C’est peu dire. J’observe. Hier aux nouvelles on annonçait 800,000 analphabètes au Québec !!!!!!! alors qu’est-ce que je fais à aller aider des Haïtiens ?  Mais devant les toilettes 20 sur 20 sont incapables de lire qu’il faut pousser la porte pour entrer. Ça promet.

Bon comme tout bon vol dans ces pays-là on doit attendre une heure avant d’avoir nos valises. Ensuite une autre heure  pour que les gars de ONG3 viennent nous chercher. ONG 3 c’est un consortium de 3 ONG canadiennes. Ce n’est pas l’ONG pour laquelle je fais du bénévolat en général, mais on participe à ce regroupement. Les politiques y sont complètement différentes, voire &?&%?%? différentes…. Ils devaient être évidents à voir à la sortie de l’aéroport avec pancarte et tout NIET, il a fallu que je demande à quelqu’un de nous prêter son téléphone pour qu’on les avise de notre arrivée. Ça promet. Enfin on décolle on est,  3 véhicules 4X4 qui se suivent dans les rues de Port au Prince ou comment paraître incognito!!! Première impression ville très montagneuse, y a des côtes et des côtes et des murs de pierres de soutènement partout et des maisons, et des tas de salons de beauté et des tocs tocs colorés et 45 minutes plus tard on arrive enfin. On devait nous remettre une tite bouteille d’eau à l’aéroport et c’est tout ce qu’on a eu jusqu’au lendemain. Alors on s’installe. Une fille a soif !!!

Je vais partager ma villa avec deux autres filles Paule et Murielle. Muriel a 75 ans et fait de la coopération depuis sa retraite elle en a l’air de 65  toute petite et menue et bien fine.     Paule a 65, et  a l’air de 55, dynamique, a fait beaucoup de guidisme avec ses filles à Vancouver alors elle a la forme. Très gentille. On avait l’air des Golden girls !     Alors on range nos trucs et on rejoint la gang autour de la piscine. L’Hôtel Mirage, en fait c’est pas un hôtel mais plutôt comme un bloc d’appartements,  est bien, et la différence que je ressens ici c’est la végétation, les palmiers, les bougainvilliers, les palmiers du voyageurs, les rhododendrons c’est tellement luxuriant qu’on s’aperçoit à peine qu’il y a eu un tremblement de terre.  J’arrive la journée même souvenir du tremblement de terre d’il y a 6 ans.

Ce soir on va manger au bord de la piscine, pas terrible, des accras, en fait c’était juste de la pâte tellement frite que ça avait l’air de la crotte de chien, par contre le poulet était viandeux et bon ça fait changement du Bénin. Y avait aussi un genre de coleslaw épicé (on mange pourtant pas de légumes crus à cause du choléra ou à tout le moins ils doivent être lavés à l’eau de javel et comme je ne sais pas qui a cuisiné je m’abstiens.  Je vais me coucher à 22 heures j’en peux juste pu. Évidemment, y a pas de moustiquaire et y a pas plus de clim et c’est Paule qui a le contrôle de la clim alors tant pis pour moi. Criffe le gouvernement canadien on donne des moustiquaires gratuitement  et nous les volontaires on peux même pas en avoir !!! Moi j’emporte toujours le mien mais en général ils sont pas foutus de l’installer parce que les plafonds sont trop haut, pas de corde  alouette.

Le 13 janvier :   Autres informations locales et épicerie

Petit déjeuner chez Christiane une conseillère qui est là depuis un bout de temps et hop départ pour le meeting avec Lyon chef du projet ONG1 à Port au Prince. 3 heures de meeting pour rien dire finalement à part qu’il y a 12 % d’inflation et que 60% de la population ne mange pas à sa faim. Pas difficile à croire, même moi j’ai faim.  Ensuite on va luncher au resto du coin, je prends un griot c’est du porc tellement cuit, de la semelle de botte, toujours avec le coleslaw piquant et les alocos ici c’est –à-dire les bananes plantains frites, pas mangeables ça aussi semelle de botte. Dommage car en Afrique c’est tellement bon. Le riz…. Well il sentait le souffre. Alors j’ai laissé de côté. Finalement, c’était pas terrible.  On doit aller faire l’épicerie et on attend une heure avant de finalement partir faire nos courses qu’on doit emmener demain à Cap Haïtien. Moi qui aime manger et essayer des trucs nouveaux, c’est pas la fête!
On a des budgets hyper serrés et on nous emmène dans une épicerie pour riches dans un quartier de riches AYOYE!

Alors, inflation tu dis c’est pire que ça, je me sens pauvre comme Jobe, en plus que notre dollar vaut pas une cenne, AYOYE. Je vous joins une copie de facture et pensez que les pots que j’ai choisi sont les plus petits formats.

alors 2400= environ $50.00 CD

On se donne 45 minutes pour faire nos emplettes, tout à coup Mélissa retonti pour me dire que le chauffeur a un autre RDV, ouin ben pas mon problème fallait le dire avant mais bon j’ai accéléré la cadence, retiré de l’argent après ma syncope financière à la caisse et on est retourné à notre hôtel.

Une tite saucette dans la piscine et souper au resto Océane. Ça valait la peine d’attendre un capitaine à la boucane que j’ai partagé avec Mélissa parce qu’il était trop gros. Évidemment, ils annoncent toujours celui d’une livre et qu’ils n’ont pas. Il était très bon, encore une fois je me réessaie pour les alocos, vraiment pas bon et les accras toujours la même chose une pâte frite sans farce. Je suis loin des magnifiques accras que j’avais jadis mangé en Martinique. Denis aussi fut déçu pas ses lambis.  Rentrés vers 23 ;30 et dodo demain on doit se lever à 6 :00 pour un départ à 7 .

Le 14 janvier : départ pour Cap Haïtien

La route Gonaïves, Cap Haïtien

Un autre petit déjeuner en fait c’est chez Denis et c’est Christiane qui paye. On part. Les valises, l’épicerie et on a  deux jeeps qui se suivent jusqu’aux Gonaïves  où on va laisser deux conseillers. Notre chauffeur du Cap va venir nous y retrouver pour nous ramener au Cap. Départ 7 :30 Sortie difficile de la ville, blocus ça veut dire trafic. Direction chaîne de montagne du Kao (j’écris comme ça se prononce déjà haïtienne AHAH). On passe les villages de Titanyen. Au pied de la chaîne y a pas d’eau ici ni électricité. La zone est très aride et me fait penser au désert de Las Vegas. Quelques cactus par ci par là. On passe Source Puante (beau ti nom de village, ensuite Cabaret,  Y a du monde au village c’est jour de marché, ensuite  St-Marc. On retrouve les bananiers, les manguiers les tamariniers, les palmiers à coco. Beaucoup de carrières qui font de la pierre, du gravier et de la poussière de roche de couleur sable, c’est très joli et contrastant.

Arrivés aux Gonaïves : on laisse Martin et Bianca et synchro totale  avec notre nouveau chauffeur qui arrive en même temps que nous du Nord. Alors on charge les bagages à nouveau et on part. Mélissa, Pierre-Jacques et  moi, les trois conseillers et on ramène un chauffeur d’extra qui va travailler pour nous au Cap. Vito qui s’appelle. Notre chauffeur qui conduit c’est Silencieux. Ici ils ont vraiment de drôles de noms. La route de Port au Prince( POP) aux Gonaïves , un pet, belle route, beaux paysages, mais des Gonaïves  au Cap c’est une autre paire de manche. On va traverser les montagnes,  Morne de Pilboro les villages de Toussaint L’Ouverture, Palisance Lenbé etc…

Tiens ta tuque. Non pas parce que les précipices sont capotés mais plus parce que le chauffeur se tient soit à gauche totalement et quand on rencontre des autobus et des motos ça passe trop proche, aussi parce qu’il ne klaxonne pas tout le temps dans les points morts, aussi parce qu’il conduit trop vite dans cette route et aussi parce que quand il se tient à droite et qu’il y a un trou et qu’on peut facilement être déporté et plongé rejoindre les autres tas de ferrailles qu’on voit en bas de nos 1200 mètres, ben y a des fois ou je ne peux m’empêcher de lui dire de se tenir à gauche de faire bip bip etc… une fois on a passé proche de faire une face à face avec un autobus mais là on était pas dans les montagnes mais on pouvait voir que les essieux arrières du bus suivaient pas  et le bus rentrait à vive allure. Et hop on a l’a échappé celle- là et deux autres fois face à face dans une courbe ou y avait pas klaxonné pour aviser et deux camions de liqueur pleins à craquer nous ont rencontrés y a fallu qu’on recule ostie d’imbécile. Tout à coup je sens les freins brûlés et comme on suivait un autre truck qui était devant nous… je lui ai dit de vérifier quand même.

Silencieux a décidé de pas prendre de chance et a débarqué pour faire le tour du jeep, non c’est pas nous OUF !. Moi, je suis la seule qui a emmené un 6 pack de 1,5 litres d’eau je te jure que je l’aurais vendu à prix d’or ! J’ai déjà fait la route de la mort en Bolivie et ma chauffeure était pas mal mieux que lui ! je vous en passe un papier ! Ici les montagnes sont des montagnes de calcaire et ça fait très joli un genre de blond sablonneux. Évidemment déforestation oblige, mais quand on arrive plus bas là on retrouve les arbres, la rivière, les lavandières, le linge qui sèche partout, au sol, sur les clôtures, sur des bosquets, pas grave la poussière des autos et des camions faut croire !

Le massif du Nord est une chaîne de montagnes située dans le nord d’Haïti. Il s’élève en partie sur le département du Nord et sur celui de l’Artibonite. L’altitude varie de 600 à 1 210 mètres. Il constitue le prolongement occidental de la cordillère Centrale qui traverse la République dominicaine. Cette chaîne se prolonge vers le nord-ouest sous le nom de chaîne du Haut-Piton. Au nord de ce massif s’étend la plaine côtière étroite de la plaine du Nord. Au sud du massif du Nord s’écoule la rivière Guayamouc. Le massif du Nord sépare la ville de Cap-Haïtien de la capitale Port-au-Prince.

Après la Révolution haïtienne la citadelle La Ferrière fut construite par le roi Henri Christophe. Elle surplombe la ville de Cap-Haïtien du haut de ses 865 mètres d’altitude. Ref; WIkipédia

Rendue aux Gonaïves, je pensais bien qu’on arrêterait manger une bouchée, non juste pipi et on est reparti. Thank God que j’avais une barre tendre parce même avec ça j’avais mal à la tête. Alors on est finalement arrivés au Cap,  7 heures plus tard, on s’installe. Le paysagement de l’hôtel est splendide pour le reste on repassera.

M

Mon appartement est l’avant dernier. Aux premiers abords ça l’air très bien et on arrivent contents mais on déchante vite. Y a rien de fonctionnel et l’environnement devient vite infernal.

Problèmes rencontrés à Villa Cana

  • Délestage électrique de plus de 4 heures 13 h à 17 :00 à l’occasion 2 fois par jour même trois.
  • Quand il n’y a pas d’électricité il n’y a pas d’eau dans les éviers et on ne peut pas flusher la toilette, donc on doit s’assurer que pour les “gros ouvrages” ça ne doit pas arriver pendant les pannes d’électricité fréquentes;
  • Frigo qu’on a branché sur le mur qui n’est pas sur inverter donc cela veut dire perdre de la nourriture et médicaments qui doivent être réfrigérés pendant les nombreux délestages;
  • Le tuyau qui raccorde la bonbonne de gaz au poêle n’est pas là;
  • Il n’y a pas d’ustensiles, ni de bols etc… on est quand même supposé se faire à manger;
  • Feu de déchets derrière la chambre trois fois par jour ;
  • Lavandières travaillent derrière ma chambre et toilette alors pour l’intimité dans la douche on repassera ( pas de rideaux dans la salle de bain)
  • Aucun rideau dans les fenêtres;
  • Pas de bonbonne à insecticides disponible à la réception elle est vide bravo
  • Quand on vient finalement mettre de l’insecticide cela ne peut fonctionner à cause de la hauteur des plafonds
  • L’évier de la salle de bain coule et donc la flaque d’eau au plancher attire les moustiques
  • Après 5 jours en Haïti toujours pas de moustiquaire, je dois être honnête, ils sont venus hier soir à 23 heures en installer un de manière temporaire et devinez? Il est déchiré en deux….. et on a attendu 5 heures pour le laver et le faire sécher mais personne n’a pensé qu’il était coupé en deux et donc inutilisable!!!!!!!!!!!!!!
  • P.A. le responsable irresponsable de l’ONG3 pour Cap Haïtien, nous a promis des trucs pour mettre dans le bas des portes contre l’entrée des moustiques et des souris.
  • Ici y a des moustiques jour : Zika, Chikungunya et nuit;malaria,
  • Nos chambres sont justes devant les personnes qui lavent les vêtements et les draps et ces gens-là commencent à travailler à partir de 5 heures et font aller l’eau et les bassines impossible de dormir et c’est sans compter qu’ils jouent toujours dans l’eau et eau=moustique et qui font couler ça en direction de nos chambres.
  • Mélissa a vu passer un rat au-dessus de sa tête dans sa chambre. Quand j’en ai parlé à P.A ça semblait normal ben TA…K que j’en vois pas une entrer de ma chambre je prends le premier vol pour n’ importe où.
  • Ça fait trois mois qu’il sait qu’on arrive, tu parles qu’il aurait eu en masse de temps pour préparer tout cela pour notre arrivée et qu’on soit fonctionnel en arrivant ben non !!!! surtout que les volontaires qui étaeint là depuis novembre avaient faits les mêmes remarques, quel nul!

Autant que faire se peut. Je suis tellement fatiguée j’en ai presque le vertige. Je me force pour écouter la télé et me couche à 8 heures.

Le 15 janvier : Je vais peut-être enfin commencer à travailler

Je me fais réveiller par deux personnes qui piquent une jasette à voix haute dans la chambre d’à côté. Leçon NO 1 : battre le fer pendant qu’il est chaud, alors j’enfile un pagne et leur cogne ça dans la porte et leur dit qu’il y a des gens qui aimeraient ça dormir et de baisser le ton, merci beaucoup !!!! Ensuite se sont mis de la partie les laveuses de linge, bing bang les casseroles et les COQS me direz-vous on les entends mais au loin, ce ne sont pas eux qui pour ce voyage me cassent les oreilles, en tout cas pas pour l’instant.

Cette nuit j’ai senti mon lit vibrer, mais ça s’est estompé rapidement mais assez pour que j’en ai conscience et me suis dit est-ce possible, un tremblement de terre. Hier en montant tout le monde a dit qu’il n’y avait rien eu en termes de tremblement de terre dans le nord. Mais après vérification Ibrahima ( un autre conseiller volontaire qui est déjà ici depuis belle-lurette, il vient du Niger et on va avoir à partager le même client, lui en gestion et moi marketing, ce qui veut dire que je vais travailler deux fois moins puisque le client ne sera pas disponible YÉÉÉÉÉ) m’a dit aussi que ça avait vibrer et que cela arrive fréquemment ici et que même récemment ils ont eu un tremblement de terre de 4,2 pendant les Fêtes Torrieu de Torrieu, c’est pas ONG1 qui nous aviserait de la chose.

Je petit-déjeune au resto de l’hôtel c’est inclus dans mon tarif, quoiqu’en dise Gilles c’est mangeable. Il va bien falloir que j’économique quelque part !

Premier meeting, durée 3 heures.

Rencontre officielle de P.A chargé de projet un canadien qui se prépare un retraite et de Stéphanie une assistante haitienne. Belle fille mais nounouillle. Elle doit s’occuper de ce qui ne fonctionne pas avec nos chambres parce que tout le monde a des problèmes y apas que moi, moustiquaire etc…. penses-tu que je l’ai revue en fin de semaine ?? Ben voyons donc !!!!

Alors comme j’ai l’après-midi off, je décide de rejoindre Mélissa sur le bord de la piscine, évidemment pas baignable, l’eau est dégueulasse  verte, alors on est là assise à jaser de tout et de rien, on apprend à se connaître. Je l’aime bien, elle est très dynamique, débrouillarde. Mais c’est son premier mandat, mais la deuxième partie car comme moi elle est allé se soigner chez ses parents pendant les fêtes, et est de retour pour finir la deuxième partie. Elle était organisatrice logistique pour Cavalia, pas une deux de pique. Belle grande fille cheveux mi-longs, bruns foncés.  La chimie passe. Je vais avoir une partenaire pour mes sorties. Elle adore la photo  et la plongée Yé !

Alors pendant qu’on est là à jaser, tout à coup je sens qu’une bébitte  qui je crois est dans mes cheveux, je les brasse, rien ne tombe, j’enlève mes lunettes de soleil, Ayoye ça continue, c’est quoi ça ? J’enlève ma boucle d’oreille, AHHHHH ! Ça continue, je suis en train de devenir folle, mais qu’est-ce qui se passe ? Je demande à Mélissa de regarder ce que j’ai dans l’oreille elle ne voit rien pourtant je sens que ça bouge et tout à coup ça arrête. Je trouble ou quoi ? Et voilà que ça recommence, AHHHHH !!!! J’en peux plus ! Je lui dis que je dois aller à l’hôpital, elle en revient pas, je saute dans la douche en espérant qu’avec de l’eau dans l’oreille ça va arrêter, ben non, alors j’appelle P.A, il accoure aussitôt dans son véhicule et il est accompagnée de Nadia sa blonde haïtienne qui va nous accompagner parce qu’il ne sait même pas où est l’hôpital. C’est arrêté…. Non ça repart. Je sens la bestiole voler dans mes oreilles c’est affolant. Arrivé chez le docteur il entre sa gugusse avec une tite lumière au bout et il l’enfonce très profondément AYOYE !!!!, il retient ma tête pour pas que je me sauve REAYOYE, il a finalement sorti son engin de dedans mon oreille avec la bestiole au bout, qui s’est collée dessus, les pattes grouillent encore. Une fourmi, Bâtard !!!! YARK !!!!!!!!!!!! Je ne souhaite pas ça à personne. Nadia me conte que jeune elle couchait par terre jusqu’à l’âge de 13 ans parce qu’elle faisait pipi au lit et qu’elle avait souvent des fourmis qui entraient dans ses oreilles et que tout ce qu’il y a à faire c’est se pisser dans les mains et mettre du pipi dans son oreille…. Ben voyons donc et la chose m’a été confirmé par un autre haïtien conseiller volontaire. Ben coudon alors maintenant que vous savez le truc ne donnez pas de bisous dans les oreilles des Haïtiens !!!!! La facture $40.00 Cd, ça fait cher du kilo pour une fourmi !!!!

Pour fêter ma  convalescence rapide on est allé souper au plus chic restaurant du Cap, face à la mer, laquelle on ne voit pas du resto et ou y a pas de fruits de mer mais de la pizza et du kebbe et moi j’ai pris un poulet au cajou plus qu’ordinaire. Mais on a eu une belle soirée à parler de vaudou avec Nadia qui est protestante mais qui croit aussi au Vaudou….. frissons assurés. Même son chum ne la connaissais pas de même !!!

On est rentrés et je pensais plus ou moins que ma moustiquaire était installée, ben non ils sont arrivés vers 11 :00 pour battre du clou dans les murs pour se rendre compte que la moustiquaire est coupée en deux et rien pour l’attacher j’ai passé la nuit a essayé de pas la faire bouger mais peine perdu, je suis piqué partout, même si j’ai couché à 29 degrés dans ma chambre avec un chandail à manche longue. ?&%&%&?%& ç!!!!!!

Le 16 janvier : samedi, direction centre-ville

Alors ce matin, les piqûres sont sur mon bras gauche et sur les fesses car quand je vais aux toilettes comme y a flaque d’eau au sol, les moustiques se cachent même dans le rouleau de papier de toilette pour pouvoir te prendre une mordée dans les fesses.

Agenda, déjeuner et ensuite visite de la ville à pied avec Mélissa pour une séance photo. C’est la première fois qu’elle ose sortir et se promener en ville. Ils nous font tellement peur. Lyon ne veut pas ternir sa réputation de zéro problème auprès des conseillers volontaires, oui c’est bien mais nous étouffer pour rien n’aide en rien Haïti parce qu’on dit aux gens de rester chez eux et de ne pas venir en tant que touristes parce que y pourront rien faire alors….

Vito vient nous prendre et moi je dois faire réparer une sandale qui m’a lâché la journée même de mon départ de  Montréal. Je dois aussi passer à la banque parce que pu une cenne et Mélissa doit faire couper sa carte Sim parce qu’elle ne « fit » pas dans son Iphone et j’en profite pour faire débarrer mon téléphone. $20.00 pas pire.

Une fois nos commissions faites on s’aventure. Le Cap est probablement la ville la plus facile à se repérer au monde d’un côté t’as l’alphabet et de l’autre les chiffres alors pour ceux qui aiment jouer au Bingo vous êtes servi A9  oui B12 etc… super facile. Alors aujourd’hui on a fait la rue H jusqu’au marché qu’on appelle le Marché de Fer, les grillages de l’entrée sont de grandes portes de fer au-dessus desquelles est écrit marché. Elle achète une écharpe pour en faire des rideaux, des produits pharmaceutiques, moi j’achète une spirale à faire brûler contre les moustiques. On a trouvé une belle petite boutique de souvenir H15 mais beaucoup trop cher. Au marché parce qu’on est blanches c’est plus cher mais pour nous c’est déjà une aubaine en comparaison de l’épicerie ou on trouve rien. Je sens que Mélissa a atteint sa limite, et ne veut pas s’aventurer plus loin. Je respecte cela. Notre chauffeur est réservé jusqu’à 13 heures on doit rentrer, on passe ramasser mes effets chez le cordonnier qui a carrément recousu toute ma sandale, merci et on rentre en passant par le dépanneur se prendre deux bières.  Stéphanie nous appelle pour nous aviser qu’un politicien est sur tel et tel rue et de faire un détour… et P.A  s’assure que la journée de son chauffeur est bien terminée et de rentrer le véhicule, et moi ma moustiquaire ????

J’espérais bien pouvoir me baigner, mais la disco mobile au bord de la piscine me rebute. Je redemande ce qui en est de ma moustiquaire, toujours rien. On a toutefois réparé mon évier, c’est déjà ça. Ce matin j’ai envoyé un courriel à Stéphanie et P.A en cc pour leur dire que si le problème n’était pas résolu que je quittais HAITI. J’ai eu un appel de P.A  en fin de journée qui est venu à 18 :00 me porter de la crème!!!! sérieux??? et qui m’a dit que si ce n’était pas réglé qu’il me mettrait dans une chambre au frais de la princesse, le temps que ça se règle, mais moi j’ai pas envie de tout redéménager, j’ai déjà tout installer %?%?%&!!! Bon on verra lundi matin.

Je passe mon temps à aller et venir entre ma chambre et la réception pour régler cet %?%?%?% de problème. Je prie pour ne pas avoir la malaria, je suis toujours super prudente mais là c’est carrément leur faute si j’attrape quelque chose.

Ce soir P.A m’a montré comment s’était facile de faire sauter les fenêtres, merci de me faire peur. D’autant plus que je n’ai pas de rideau. N’importe qui peut voir ce que je fais. Mon voisin Ibrahima avant les fêtes s’est retrouvé nez à nez avec quelqu’un dans sa chambre la nuit. Nos appartements sont des genres de chambres de Motel à l’intérieur d’un compound soit-disant gardé et barbellé Ayoye !, n’importe qui peut sauter la clôture.  Ibrahima a constaté qu’il y avait une chaise à côté du mur évidemment des employés sortent du stock de l’enceinte, il est dont aussi facile d’y entrer.

Alors je vais retourner à la réception voir ce qui arrive avec ma moustiquaire qui doit être installée pour 20 :00 d’après la réceptionniste Manouchka. C’est là qu’on va voir. Je lui ai dit que je mettrais mes commentaires sur Facebook elle a pas apprécié ben c’est ça bouge-toi le popotin alors !

J’aimerais ça me coucher de bonne heure et passer une bonne nuit demain on s’en va toute la journée à la plage Cormier YÉ !!!!

Le 17 janvier : Plage Cormier

Alors hier soir j’ai gagné ma première victoire, j’ai finalement pu avoir ma moustiquaire à 20 :00 mais là fallait trouver les gars pour me l’installer. J’ai fini par me coucher à 22 :00 !!!!

On a quitté pour la plage à 9 :00, monté la montagne c’est quelque chose et la redescendre aussi. La plage est magnifique, l’eau est chaude. Comme on est arrivée tôt on a pu avoir des chaises. Resto bon mais très cher, prix d’entrée pour la plage etc… ça fait une journée de $63,36 !!! Quand ton per diem est seulement de $38.00 par jour tu viens de gruger deux jours !!! J’ai rencontré une fille Louise une canadienne qui fait dans la surveillance d’élection et elle reçoit $55.00 US par jour en per diem !!! pas pire.

Plage 1 :30 avant de se faire servir et 40 minutes pour payer la facture…

Bien bronzée, on arrive et ben quoi de plus normal y a pas d’eau pour prendre une douche, finalement s’est arrivé à 18 :00.

J’ai pu faire du lavage, me laver la tête, et une tite douche et me préparer pour ma première vraie journée de travail !

Bonne semaine à tous et gardez le sourire

les déchêts à la plage! y a même pu de coreux vivants, tout est mort.Déciddéement, y en a qui sont toujours nostalgiques.

Figure 1: CAP HAITIEN

Note : Je suis encore atterrée de la nouvelle des attentats d’Ouagadougou ! Est-ce que je dois remettre en question la coopération volontaire ? Je ne sais pas encore mais le restaurant Cappucino à OUAGA était mon bureau car l’Internet était bon  et la bouffe la meilleure du coin. Je suis trop triste de savoir que des collègues, des volontaires se sont fait tués gratuitement par des imbéciles.

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , , , ,

Mes entrevues avec Radio-Canada international

Le journaliste Stéphane Parent de Radio-Canada International a réalisé ces entrevues et vidéos et je l’en remercie.

Cette section a pour but de vous donner le goût d’en apprendre davantage sur les pays visités et éventuellement de faire la lecture de mes blogues. Vous y découvrirez mes carnets de voyage, mes photos et un peu tout se qui me passe par la tête. Mes aventures, mes problèmes de santé, la vie difficile de mes clients.  N’oubliez pas d’écire vos commmentaires!

BON VISIONNEMENT, BONNE LECTURE ET BON VOYAGE!

Voici mon dernier épisode, avec M. Parent journaliste de Radio Canada qui a bien voulu faire ces entrevues sur mes voyages à titre de conseillère volontaire. Espérons que nous pourrons nous retrouver et parler voyage! Bonne lecture!

Une aide internationale canadienne coulée dans le bronze au Burkina Faso

 

Burkina Faso: beurre de karité

Haiti!

Honduras!

Bolivie!

Philippines

 

Premier voyage au Burkina Faso

Au Bénin

En Éthiopie mai 2016

https://youtu.be/0j9uPHtuYTw?t=1

Posted in Entrevues Radio-Canada Tagged , , , , , , , , , ,

Haiti: semaine 2

HAITI: 37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 2

Par

Danielle Tremblay

18 au 25 janvier 2016

 

 

Le 18janvier 2016: Premier meeting lundi

 

Les élections devraient avoir lieu dimanche prochain alors on va se préparer en conséquence et être prêts à faire un siège d’au moins une semaine. Alors on doit aller faire l’épicerie au plus tard vendredi. En espérant que tout se passe bien, évidemment.

Dimanche dernier a été une très belle journée, je n’ai pas fait de plongée, juste relaxer, la prochaine fois qui ne sera pas en fin de semaine à cause de vous savez quoi.

Bon il est possible qu’on fasse des cours de créole, ça serait l’fun à suivre… à la vitesse que les choses vont ici je risque d’être de retour avant que ça arrive !

Ici on peut avoir des piqûres en tout genre, malaria et y en a une qui s’appelle ZIKA qui s’attaque à tes muscles, tout devient raide apparemment.

Ça fait un peu saccadé comme info mais je m’étais mis des points pour vous en parler.

Hier, le chauffeur est parti faire réparer un pneu qui apparemment avait un clou dedans pendant qu’on était à la plage. J’ai pas apprécié du tout de le savoir seulement à mon retour. Je vais demander à Stéphanie la copie de facture … parce que y a pas payé ça de sa poche c’est certain et s’il se sert du véhicule de la compagnie pour des fins personnelles on va le savoir et si moi je me noie, ou si j’ai une crampe ou quoique ce soit je m’attends à ce qu’il reste sur place et ou si c’est vrai qu’il a crevé ben qu’il le dise avant pas après. Surtout avec tout le stresse qu’il nous mette dessus de pas sortir de pas faire ça de pas faire ci….

Je n’ai pas dormi de la nuit , en fait je me suis réveillée à cause du bruit sur la toiture en céramique d’allure espagnole, voyez le genre, ben en fait il y avait un party de souris sur la couverture qui se pourchassaient mutuellement, j’avais peur qu’il y en ait une qui passe au travers,  qui tombe dans ma belle moustiquaire neuve, que j’ai pas fermé l’oeil, ma flash light en mode open au cas ou, la dernière fois que j’ai regardé ma montre y était 5 :30. J’ai des cernes noirs sous les yeux pas mon genre, mais le manque chronique de sommeil des conseillers volontaires…. Alors, une fois toute ben checké prête à partir travailler avec mon grand chapeau noir, je suis allée faire un tour en arrière pour voir d’où pouvait bien venir ce vacarme de souris. Ben oui toi chose, un arbre est collé sur la maison à la porte de mon appartement. Alors facile pour elles de grimper. Alors j’ai demandé au gars derrière de me nettoyer toute la couverture, d’enlever toutes les feuilles mortes, trop propices à faire des nids, en espérant que ce soit la solution sinon je vais pas fermer l’œil encore ce soir…

Figure 2 Mélissa lors de notre sortie à la plage

Ce matin, évidemment il fait beau et chaud. P.A devait venir me chercher à 9:30 et là il m’appelle à 8 :15 pour me demander si je suis prête. Allo …. Pourquoi le changement ? Ok la prochaine fois je vais le faire signer pour confirmer l’heure. Même chose avec les chauffeurs. Ça fait deux fois qu’ils me font le coup, la première fois il me dit que j’aurais pu le garder plus longtemps et la deuxième fois c’est le contraire monsieur doit quitter. Devant témoin Mélissa on s’était entendu pour dire qu’on rentrait pour 5 heures. Alors maintenant ils vont tous me signer un papier de confirmation. Je ne  me ferai pas prendre entre l’arbre et l’écorce avec des chauffeurs et Stéphanie qui n’a pas l’air de trop savoir ce qu’elle fait. Depuis vendredi matin 11 :00 elle sait que j’ai  besoin d’une moustiquaire, elle vient de m’envoyer un courriel ce soir  pour m’aviser qu’elle s’en occupait OUCH ! trop tard ma fille sinon je serais déjà dans l’avion.

Au cours de notre route, le chauffeur et P.A ne savent pas où ils sont, ouin ça promet… et je dois aller en brousse avec ça ? en plus le téléphone rentre pas dans ces zones-là. Tout à coup je me sens très sécure, motadi, t’as pas pensé de demander le chemin avant de venir…

Rencontre avec Télémaque ben oui un autre nom à coucher dehors…. Très gentil et à l’entendre, il est ingénieur agricole, vétérinaire, technicien en apiculture, pépiniériste, agriculteur alouette….et rien de moins. Alors il sera mon interlocuteur qui doit me suivre dans tous mes déplacements mais comme y a une fille qui va à l’école et qu’il doit la prendre à une heure il a juste le samedi pour se déplacer, ben voyons dont tu veux que je travaille une journée par semaine, pas possible et le samedi et le dimanche je ne travaille pas. Je ne ferai pas chier mes collègues en prenant une voiture pour aller en campagne quand eux vont sécher à l’hôtel ça se fait pas.

Alors en passant pour rencontrer Télémaque, j’ai passé devant le Centre de Réhabilitation de l’atelier de poterie de Lory, et c’est là que Robyn l’amie d’Erica que j’ai référée pour le mandat va travailler. Alors j’ai pris pas mal de photos pour elle pour qu’elle sache dans quelles conditions elle va travailler.


On traverse des plantations de bananes, de canne à sucre, des cocotiers à jus, les chevaux (plus petits que des quarter horse), les chèvres, les vaches,  les ânes, poulet, chien et chat. Tout autour de nous, des montagnes gigantesques et au loin je vois la Citadelle. Mélissa est allé visiter l’endroit et apparemment c’est à tomber sur le cul, je vous en reparlerai, j’irai très certainement voir ça de plus près.

Les établissements où on fait la distillation de la canne à sucre en alcool 22% s’appelle des guldiverie, ne me demandez-pas pourquoi y a de ces choses que l’on apprend et on pose pas de questions. Les résidus qu’on appelle bagasse servent à  la combustion d’encore plus d’alcool.

Alors de mon groupe de 37 jeunes agriculteurs, 10 sont à peu près alphabétisés et ce sont auprès de ces derniers que je devrai intervenir et qui se chargeront de traduire et divulguer l’information auprès des autres.

Dans l’association on offre des services de vétérinaires, de technique agricole, d’apiculture, de pépiniéristes, pour les arbres fruitiers et les légumes etc…

J’ai posé le problème auprès de ONG1 avant mon départ, je ne peux pas commercialiser des produits d’une association. La coopérative a force de vente. Présentement, il se passe des choses lucratives dans l’association et il a même des redevances remises aux producteurs. Pas normal. Ils sont presqu’en mode coopératif dans leurs opérations.  Dans la pratique mais pas dans les statuts. Moi, je peux pas faire ça, le spécialiste dans ça c’est Réal N. que j’ai référé à P.A.  Je pourrais toujours le faire, c’est ce que j’ai fait déjà au Burkina, monter une coopérative de producteurs de mangues séchées et pour le beurre de karité, mais c’est trop légal pour moi et ça m’ennuie à mort et de toute façon je vais pas passer un an ici, non monsieur ! P.A a enfin compris que ça prenait un mandat pour ça. Alors pourquoi ça ne s’est pas fait avant, là j’aurais de quoi commercialiser, au lieu de cela je vais devoir me contenter de les préparer au cas qu’il y ait une coopérative. Motadi qu’on travaille en morons. En plus j’avais avisé Valérie de la chose. Motadi qu’on a de l’argent à gaspiller au Canada. Quand on pense au manque d’efficacité d’ici on comprend qui leur a montré.

Alors les producteurs produisent : ananas, cerises, mangues, coco à jus, orange, bananes, plantains, pamplemousse (pas cette année ça fait 9 mois qu’il ne pleut pas) manioc, igname, pois…J’ai bien hâte de les rencontrer tous pour faire leur diagnostic d’entreprise et voir les forces et les faiblesses etc… bien hâte de commencer à être sur le terrain.

La sécheresse fait en sorte que les routes sont très difficiles et y a beaucoup de poussière partout !

De retour à la maison… j’ai travaillé jusqu’à 15 :30, compte de dépenses  la lecture de documents en cas de kidnapping etc… 16 :00 je suis allée me baigner. Encore une fois, je pense que je dois avoir un mauvais sort avec cette piscine. J’explique, la piscine est entourée d’arbres, alors évidemment y a plein de feuilles, des bibittes, etc… qui flottent, alors je demande à ce qu’on la nettoie avant de m’y plonger, mais à la vitesse ou vont les choses, l’une n’est jamais si bien servie que par elle-même, alors j’entreprends de nettoyer, tout ça, finalement quelqu’un arrive et je lui suggère qu’on enlève les espèces de boules flottantes qui séparent le creux du pas creux car toutes les bibittes adhèrent à ça et à chaque fois que tu le touche y en a des tas qui se relâchent, alors chacun de notre côté de la piscine on décide d’enlever ça, mais aussitôt que j’ai touché la corde quelque chose m’a mordu, j’ai lâché la corde en même temps qu’un cri. Ostie, une piqûre, c’est pas vrai. Je ne vais pas aller à l’hôpital et payer un autre $40.00. Sauf que je ne sais pas ce qui m’a piqué, je ne l’ai pas vu, mais ça pique comme une piqûre de guêpe et j’en ai vu sur le bord de la piscine. Motadi, que je suis pas chanceuse, pourtant… je pense être juste au mauvais endroit par moment, ou peut-être est-ce le vaudou ???

Ce soir, une canne de sardines, des Triscuits, et une canne de petite fèves vertes, un thé et un quart de barre tendre. Je suis $300.00 dans le rouge avec mon budget, une fille doit se rattraper !

Bon ben assez pour ce soir, Bonne Nuit !

19 janvier 2016 : rencontre avec les agriculteurs

 

Rencontre avec mes agriculteurs au bureau du ONG2, Un petit groupe, une quinzaine max se sont déplacés, mais quand tu penses que certains d’entre eux ont mis 4 heures pour venir, t’as intérêt à avoir du contenu. Bref, je me suis présentée, le groupe semble assez homogène en terme de volonté d’apprendre.

 

J’ai laissé Ibrahima à sa classe et moi je suis allé faire de la paperasse, photocopies de documents à remettre à mes étudiants, finaliser mon plan de travail à faire signer, tenter de joindre Télémaque, pas d’unités dans mon téléphone, il me semblait qu’on devait avoir le compte pour notre séjour Ayoye. Donc je vais reporter ça à demain.

Je me suis finalement mise à me cuisiner des repas. Pas évident, pas de planche à découper, pas de couteau, pas de comptoir, je vais plutôt dire ce qu’il y a : un gros chaudron ( pas de mitaine ), 2 pôeles. Voilà !

Je me suis fait du riz  comme je ne connaissais pas la variété BULL, j’ai pas mis assez d’eau celui-là, prend 3 tasses d’eau pour 1 de riz. Je le saurai pour la prochaine fois. Alors j’ai sauté de l’oignon, de l’ail, du piment piqué ( piquant) ajouter des petites fèves en canne restant de la veille et cari. J’ai accompagné le riz d’une brochette de poulet ( acheté chez Costco avant mon départ) .

20 janvier 2016 : mercredi mise en place

Citron de bine vais-je un jour finir par dormir ? Je suis rendue que j’en fais une fixation. Hier soir, y a eu un gros orage, ça faisait tellement de bruit genre 20 paires de running shoe dans la sécheuse !!!! Ensuite la toilette s’est mise à régurgiter toute la nuit. Essaye de la réparer à deux heures du matin et découvre des cafards sur le plancher de ma salle de bain, motadi. En plus toutes les branches de l’arbre qui fouette la toiture, vraiment ? Cauchemar. En anglais on dit «  Sleep deprived ». Hier, pendant que je me baignais j’ai dit à la jeune fille qui s’occupe du bar qu’il était pour pleuvoir et elle semblait perplexe car ça fait 9 mois qu’il n’a pas plu, ben ma fille on vient de reprendre du temps perdu car il a mouillé en tsi tsi.

Alors comme il a plu, je me dis que je n’irai pas prendre le petit déjeuner à l’hôtel parce que la veille, les chaises étaient toutes mouillées juste avec de la rosée, alors là avec la pluie, je ne prends pas de chance et décide de me faire à déjeuner. Lire ici que le petit déjeuner est inclus dans notre prix de l’hôtel. Alors ce matin il est à mes frais.

Le petit-déjeuner devient une autre expédition, je me trimballe avec le meuble pour trouver une prise de courant qui fonctionne et dans laquelle je pourrais pluguer mon toaster !!! faut réaliser ici qu’il est 6 :00 du matin et je fais du home staging !!!!! bon enfin la prise ok. Mais si ça fait comme pour la lampe, je vais arriver ce soir et ça va pu fonctionner… on prend ce qui passe.  Alors je mets mon pain dedans mon ti toaster, les toasts en ressortent grillées brûlées et projetées au sol. Bon OK on change le toaster de place…. Mon café…. Bon hier soir après mon repas je me prends un petit verre de lait. OUACH il est chaud, comment ça se fait ? Je mets mon thermomètre dedans il est à 13 degrés, ayoye les bactéries vont se développer à cette température.

Je vérifie ce matin 9-10 degrés. Un frigo ça doit être entre 0 et 4 degrés. Encore un problème pour tomber malade.

Je suis partie à 8 :30 au bureau de ONG2 faire une copie de mes documents et ensuite je dois aller au centre des photocopies pour faire des exemplaires pour mes clients.

Je passe au Marché de fer acheter des allumettes, des avocats et des oranges à jus.

Passe à la boulangerie acheter un pain et 2 croissants et en profite pour demander à la jeune de mettre mes minutes dans mon cell.

Je rentre il est 12 :30 je travaille un peu jusqu’à 13 :30 me fait une omelette dans un croissant miam mais trop copieux. Je recommence à travailler une demi- heure plus tard jusqu’à 15 :00 et saute dans la piscine. Louise qui s’occupe des élections qui n’auront pas lieu est déjà là en train de faire des longueurs et Mélissa va venir nous y retrouver.  On en profite car à cette heure-là  c’est tranquille. Il  a eu passablement de manifestations, des feux etc… mais pas à Cap Haïtien. On est chanceux, en tout cas jusqu’à maintenant. Mais si les élections sont annulées ça peut aussi mal tourner  alors on ne fait pas de folie. Vendredi, samedi et dimanche en mode bunker ! Évidemment je reviens à ma chambre pour me laver la tête y a pas d’eau… je retourne à la réception pour lui demander où sont mes bidons…. Si j’avais de l’eau de côté je pourrais arriver à me prendre une douche et me laver la tête une fois aux 4 jours c’est pas exagéré… Finalement elle m’envoie quelqu’un avec un énorme cul-de poule et une tite chaudière bon je vais m’arranger avec ça, c’est déjà quelque chose. Super.

Je téléphone mon client et il me dit qu’il est à Port-au-Prince (POP) depuis le 8 janvier et moi je suis arrivée le 12, est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait pu organiser la rencontre Port-au-Prince ????…bref, on s’est entendu, je lui envoie le plan d’action par courriel pour qu’il en prenne connaissance et on ajustera selon le besoin. En attendant je vais déjà commencer les diagnostics dès demain matin 8 :00 avec Télémaque et organiser les rencontres à partir de chez lui. Alors enfin, je monte en selle et je vais enfin vous parler d’autres choses que de mes problèmes d’installation qui deviennent plus périlleux de jour en jour.

Soirée tranquille, j’ai mangé le restant de mon riz, c’est une chance qu’il y a le poêle à gaz car on est encore en mode délestage.

Un thé et écoute la télé. Rare. 2 postes, nouvelles en créole et soccer en créole.

21 janvier 2016 : Visite agriculteurs de Milot

Figure 3 Marcellus Bolivar, Wilfrid Telemaque et Jasmin Renold

Enfin, je suis sur la route, 8 :00 direction Milot, je m’en vais prendre Télémaque et on va aller visiter des agriculteurs à leurs plantations même. Télémaque est d’une efficacité redoutable, premièrement il est à l’heure, c’est génial, il gère les allées et venues des agriculteurs comme un métronome. Fantastique. Mais je suis sûre que c’est pour donner bonne impression et que ça va changer. Je suis habituée maintenant. Il mange de l’agriculture. Cette nuit il a plu et ce matin quand je suis allée prendre mon petit-déjeuner, avec les sandales aux pieds et je trouvais ça pas mal glissant alors comme j’ai retrouvé mes chaussures de marches avec mes orthèses (qui était restées aux objets perdus de l’aéroport voir histoire du Bénin) je décide de les mettre avec mes gros bas de laine. Bien m’en a pris car les terrains étaient escarpés, rocheux, rocailleux, boueux le vrai fun noire ! J’adore, la fille de la campagne sors enfin de ce corps !!! Je les appelle mes bottes anti-serpent ! très pratique en brousse en Afrique mais ici y a des serpents mais non-venimeux ouf !

Figure 4 Jasmin renold spécialiste de la patate douce

Alors je rencontre Étienne Maurice 0,5 hectare, en montagne pas facile) Jasmin Renold, Marcellus Bolivar ( 5 hectares au total),  et  Joseph Yonel ( 3 hectares mix et producteur de poulet) que j’ai trouvé dans son champ et je termine avec Wilfrid Télémaque. Télémaque  (1 hectare) pour coordonner la semaine prochaine laquelle ne devrait pas être piquée des vers. On va pas s’ennuyer. C’est pas de l’agriculture c’est du jardinage à très petite échelle.

Figure 5 Papayer

Alors ce matin, les “plantations” sont assez diversifiées : Lam veritab (arbre véritable, dont le fruit est supposé être élevé en protéines) ressemble beaucoup à l’arbre à pin), carollo( gombo géant), papayer prend 4 à 5 mois avant d’atteindre sa maturité et donner des fruits et peut vivre environ 5 ans, avocatier, bananier, palmier cocokokoye ( avec lequel on fait l’huile de palme mais ici on mange la noix aussi), igname, citronnier, ananas, mangues, corosol, cachiman, figues bananes (bananes à manger) bananes plantains ( bananes à frire), canne à sucre, patate douce, piment piqué ,pois, cacahuète ( dont le rendement est 60 X supérieur à l’investissement, intéressant).

Le problème c’est qu’en 2015 ils ont eu 9 mois de sécheresse et les puits ont baissé de 2 mètres et ça parait dans la grosseur des fruits et des régimes de bananes. (Un puit ça coûte ici entre 40 et 50,000 gourdes soit un peu plus de $1,000 CD.

Les besoins en équipement sont : motoculteur bien lire moto et non pas roto, bèches, outils, brouette, puits (40 à 50,000 gourdes, pompe de surface : 25,000 gourdes boyau d’arrosage, ombragère…

C’est une très bonne chose d’être en production diversifiée, mais en marketing on est toujours à la recherche des volumes pour diminuer les coûts, alors on va voir comment on va travailler tout ça, la coop devient bien intéressante.

Figure 6 transformation de la canne à sucre en jus de canne pour la guldiverie

Vendredi, je donne congé à Télémaque il faut bien qu’il laboure son terrain, ça fait deux jours qu’il pleut, c’est le temps de labourer et semer.

Alors mon agenda pour la semaine prochaine :

Lundi : je retourne à Milot

Mardi : meeting à ONG2 (mon groupe se fait former par Ibrahima (nos mandats se chevauchent, mais pas pour longtemps) je vais donc profiter du fait qu’ils seront tous là pour leur remettre le diagnostic. Ceux que j’ai vus aujourd’hui l’ont déjà reçu et vont donc m’aider mardi avec le reste du groupe ; en fait j’espère.

Figure 7 Guldiverie qui date de 1824

Mercredi : jour de marché à Bahon on va en profiter pour évaluer le marché et visiter nos agriculteurs, la région est reconnue pour ses ananas ;

Jeudi : On devrait aller à Grande rivière du Nord spécialité : ananas et agrumes

Vendredi : je reste à Cap Haïtien pour une rencontre avec Aujour qui fait la transformation de Lam Veritab et du chocolat !!! Miam

Dans l’autre semaine il va me rester deux autres régions à couvrir soit Dondon dont la spécialité est le café mais pour ça il va falloir que je marche en montagne pour aller retrouver mes producteurs et ensuite il va y avoir St-Raphael spécialité potagère, tomate, piment, poireau etc…et apparemment là aussi y a un beau marché à évaluer. Je suis contente que ce soit l’autre semaine, car hier y a eu des événements à St-Raphael à cause des élections, d’ici là j’espère que les esprits seront moins échauffés. En fait une femme s’est fait couper la tête à la machette. Fun la politique !

Alors après notre meeting Télémaque m’a fait visiter sa terre et ensuite son voisin qui a une guldiverie (transformation de canne à sucre en alcool).

Ce soir, je suis rentrée dans ma chambre et j’ai allumé le poste de télé et j’ai attrapé au vol que le Président Martelly a confirmé que le deuxième tour des élections aurait bel et bien lieu dimanche le 24 janvier 2016 tel que prévu. C’est ce que j’avais compris avec mon peu de connaissance en créole. Alors je suis vite allez chercher mes amis encore sur la galerie et j’ai demandé à Pierre-Jacques (haïtien) si c’était bel et bien ce que j’avais compris mais ce n’est pas revenu sur la seule chaîne que j’ai. Mais j’ai pu confirmer la chose en regardant mon Twitter et vu un filet de Radio Canada qui a confirmé ce que je pensais que c’était. Alors, on va se tenir bien tranquille ici à l’hôtel soyez sans crainte.

 

22 janvier 2016 : courses au centre-ville, meeting PM

Alors ce matin départ pour aller faire des courses au centre-ville mais avant on arrête au bureau. Ibrahima et Mélissa ont besoin de faire une copie de l’original de leurs documents pour ensuite aller faire les photocopies. Depuis le temps, tu penses que ONG 3  aurait pu s’acheter une imprimante au lieu de tous nous faire perdre notre temps à aller au centre-ville pour ça. Bravo la gestion.

Figure 9 en sortant du bureau….après la pluie ça fait du bien hein!!!

Alors premier arrêt photocopie, ensuite on décide d’aller au restaurant La Kay ( la masion) pour le lunch mais pas tout de suite avant on doit aller faire des courses au marché Kokiyaj ( Coquillage) mais comme on a pas beaucoup de temps pour faire tout ça on arrête au restaurant en premier et on commande notre repas pour midi. Bien nous en a pris et aussitôt le repas servi on a demandé nos factures, pas de temps à perdre et comme on sait comment ça peut être long on prend pas de chance, alors au retour Ibrahima et moi on arrête à la banque on passe reprendre les photocopies qui sont en train de se faire assembler, ben non y a pas de « sorter » sur la machine apparemment c’est qu’il y a trop de poussière et ça brise tout le temps, mais je suspecte que la main-d’œuvre coûte moins cher qu’un sorter… Bref, pendant qu’on attend Ibrahima, y a deux motos qui passent à côté de nous et le passager sur la dernière moto avait une mitraillette et j’ai vu qu’il portait un uniforme de la poste mais je ne prends pas de chance, je rentre chercher Ibrahima et je dis au chauffeur, on se pousse. Pendant que j’étais en dedans Mélissa et le chauffeur en ont vu d’autres passer en sens inverse, alors on décolle. Comme il se peut très bien qu’il y ait des manifestations violentes à cause des élections on ne niaise pas . On est rentrés sains et saufs.

Figure 10 Mélissa, Silencieux notre chauffeur et Ibrahima

 

On a un meeting dans 5 minutes je dépose mes choses et hop, je prends mon ordi et direction petit salon au bord de la piscine. Je prends conscience que P.A veut avoir des meetings à toutes les semaines et honnêtement je ne vois pas l’intérêt de radoter à toutes les semaines qu’on a des problèmes de logistique et que personne ne fait rien pour régler cela et en plus le tour de table pour savoir ce que mes collègues font on le fait à tous les soirs devant mon appartement parce que c’est le seul endroit ou internet rentre un peu et on se retrouve tous là à discuter de nos journées. Blablala pour s’écouter parler. Comme j’ai pris un rendez-vous pour la semaine prochaine ils s’organiseront sans moi. Comme on ne m’a jamais avisé que mon mandat se chevaucherait sur celui de quelqu’un d’autre avec mon groupe et qu’à cause de cela je manque déjà une journée je ne vais certainement pas en perdre une autre pour de la réunionite aiguë. Si seulement c’était intéressant je reconsidérerais ma position mais j’ai vraiment perdu mon temps. D’habitude c’est le vendredi pm que je fais mon administration de  la semaine, les rapports etc… alors là…

Pendant qu’Ibrahima et Mélissa faisaient leurs copies, P.A m’a presqu’ordonné de rentrer dans son bureau pour savoir ce que j’avais fait cette semaine. Étrange façon de faire. On a discuté.. en fait je l’ai laissé parler… mais au meeting j’ai réalisé qu’il s’appropriait de l’information que je lui avais donné le matin pour se donner du crédit au cours du meeting, pas pire non ?… mais des fois yé plus que con, je lui dis que je suis allée chez les agriculteurs, oui mais qu’est-ce que t’as fait ? ben j’ai marché dans leurs plantations et on a discuté. Oui ben de quoi ? Ben,… là je constate qu’il me pique alors je dis  que j’en ai profité pour constater qu’il y a aucun fruits (parce que c’est pas la saison et que je ne peux pas valider la qualité du produit, l’emballage etc… y a rien parce que vous avez mal planifié ma venue ici) je suis estomaquée par les questions parce que j’avais déjà discuté de cela avec lui mais il voulait me mettre en boîte devant les autres…belle attitude…Micro-management et attitude comportementale étrange. Maintenant je comprends Stéphanie d’avoir démissionné. Quoiqu’elle en avait pas mal sur le dos avec un bébé de 2 ans, un mari qui se part une clinique médicale et une maîtrise en cours, j’imagine que de se faire chier par un boss aussi dictatorial a facilité sa décision quand même majeure dans un pays ou l’emploi est important. Apparemment elle mijotait cela depuis avant les Fêtes. Mais moi, je suis ici comme « volontaire » et que je comprends qu’il y a des consignes mais je ne suis pas ici pour me faire bosser comme dans une usine.

Je rentre du meeting qui a duré 2 heures et demi pour discuter des points suivants : sérieusement, quelle perte de temps.

Rencontre du 22 janvier 2016

 

  • Stéphanie a donné sa démission
  • Meeting hebdomadaire :
    • Avoir à travailler en équipe? Sur mon mandat??? Pourquoi?
    • réunion hebdomadaire me fait perdre du temps dans mon mandat déjà que Ibrahima qui empiète sur mon agenda résultat je travaille 3 jours semaine???
  • Chauffeur embauche : (discuté la semaine dernière)
  • Problèmes à l’hôtel
    • Gardien de sécurité
    • Frigo
    • Souris
    • Rideau
    • Fenêtres non sécure
    • Couvertures
    • Eau
    • Génératrice jusqu’à 9 :00
    • Chaudrons etc…pour la cuisine
    • Check list de la part de notre ONG pour s’assurer du minimum dans les chambres???
  • Élections : Sécurité on ne sort pas en fin de semaine (déjà discuté la semaine dernière)
  • Égalité homme femme doc : terme : reproductif déjà discuté la semaine dernière)
  • Pierre Jacques redemande le document questionnaire pour l’environnement
  • Réservation du véhicule pour les sorties délai jeudi pour fin de semaine et vendredi pour le reste de la semaine (déjà discuté la semaine dernière)
  • Problèmes d’Internet et chaîne de télé (discuté la semaine dernière, en fait on devait même nous remettre une clé Internet)
  • Développement de mandat pour l’industrie touristique (pourquoi on parle de ça y a personne dans l’industrie touristique?)
  • Photocopies problématiques

Tour de table

 

Mélissa, Pierre-Jacques, Ibrahima, Danielle

 

Je vais me changer les idées à la piscine, moi je suis une femme d’action et écouter les autres s’entendre parler et divaguer…. Ça me frustre plus que d’autre chose. Mais comme les gars ont d’autres agenda comme de vendre des autos usagées, de se planifier une retraite et ou se trouver une job pour revenir au pays…  et que ce n’est pas mon cas et donc je suis toute orientée sur mon mandat.

On rencontre Louise qui est observatrice pour les élections qui n’auront pas lieu et elle aussi à un collègue de travail pas facile à vivre. Elle va nous quitter mardi pour rentrer au pays. Des élections qui auront couté aux canadiens 20 millions  et 30 millions aux américains et qui n’auront pas lieu, quel gaspillage.

Alors j’invite les filles sur ma terrasse à venir prendre un verre et moi je vais enlever mon maillot mouillé. On a jasé et bien rit jusqu’à 21 :00 et je suis rentrée et Louise aussi mais Mélissa a veillé plus tard.

J’ai pas acheté de rhum encore, il parait que le Barbancourt est bon mais comme y a pu personne qui boit du fort au Québec j’en achète pu j’ai le bar plein et y sert à rien. Au Québec on est passé de buveur de fort à buveur de bière à buveur de vin… y a des modes comme ça mais on dirait que les jeunes retournent aux drinks genre Mojito, Cosmo etc..

 

23 janvier : samedi : Journée Piscine

Quoi vous dire que dans ma cuisine présentement il  fait 30 degrés et que chez vous y fais moins 25 et que j’ai fait une heure de longueurs ce matin et que je vais faire la même chose cet après-midi. Je pense à vous très fort et comme demain ça va être un copié collé d’aujourd’hui ben je vais vous envoyer ma missive aujourd’hui.

Je suis la seule personne à la piscine, quelqu’un vient au bar et met la musique à tue-tête et repars& ?& ?& . Ok musique mais à tue-tête ??% ?% ? pourquoi ??? pour écoeurer la seule et unique cliente au bord de la piscine. Ça pense à rien. Ils ont eu une directive et sont incapables de jugement.

 

Bisou

24 janvier : dimanche : Les élections !

Bon bonjou monte chemen ( le bon bonjour indique le chemin)

J’aimerais bien  que la semaine qui vient soient remplies de belles connaissances, d’apprentissage et de partage d’informations avec une belle équipe et que je laisse de côté le chiâlage domestique.

Je suis maintenant pas mal organisée. Hier j’ai eu mes rideaux de cuisine, j’ai mes chaudrons pour me laver, des lampes pour voir et j’ai même eu un édredon parce que quand je ferme la clim avant de me coucher je me réveille vers 3 :00 et je manque d’air donc je remets la clim mais là je gèle alors on va voir ce que ça va donner avec l’édredon cette nuit. Tout ça après 12 jours!!!

Margaret la gouvernante est venue m’aviser que nous aurions les postes de télé comme avant à partir de lundi. J’en ai profité pour discuter avec elle des élections. Elle est politisée dans le sens où elle me dit qu’elle est déçue que les élections n’aient pas eu  lieu. Que Martelly va quitter de toute façon et qu’ils avaient une chance de faire des élections,  etc…Je luis ai demandé si les femmes de la région étaient aussi politisée qu’elle, elle me dit que non mais à Port-au-Prince oui et elle trouve ça dommage qu’ici ça ne soit pas le cas… bref, un manque d’intérêt par manque d’éducation selon elle.

 

Figure 12 Hotel Jouissant







Ma journée du dimanche devaitêtre un copié-collé de la journée de samedi. Malheureusement, quand je me suis levée il pleuvait et c’était très couvert et cela s’annonçait comme une journée pluvieuse et non pas juste une ondée. Je reçois un courriel de Paul-André qui nous donne la permission d’aller en ville et d’avoir accès au chauffeur car il n’y a pas de mouvements prévus pour Cap Haïtien.

On décide donc d’aller luncher dans un bel hôtel du Cap. À l’hôtel, on rencontre une dame dont la famille est propriétaire de l’hôtel. Ils ont des reproductions du peintre Laurenceau et je lui dis avoir des originaux de très grands formats et que je cherche à les vendre pour ma mère. Elle me dit pouvoir me mettre en contact avec des gens. Super donc à suivre. On discute de son projet de monter une fondation contre le cancer et des difficultés d’embaucher des bénévoles,  de son opinion politique sur les élections etc…. Elle connait aussi de renom la famille Silvera de Port au Prince. Bref, je l’ai invité à venir nous rencontrer à Villa Cana.

Pendant qu’on est en train de manger on entend des voix en bas de la côte, je me précipite sur la galerie et j’arrive à voir entre les arbres qu’effectivement des manifestants sont dans la rue mais peu nombreux. Toujours  au cours du repas, le garçon de table se dépêche pour m’aviser qu’ils sont sur le Boulevard. ( route qui longe la mer).Je le rejoins et oui ils sont des centaines, Louise et moi on est pas d’accord sur le nombre je dis 400, Louise elle dit 200. Avec mon zoom j’arrive à voir que la manif est pacifique, on partira seulement une fois que John responsable de la sécurité pour les observateurs électoraux, nous donnera le feu vert.

 

Figure 11 manifestation calme à Cap haïtien  suite à l’annulation des élections

On rentre après avoir mangé un filet de red snapper, arrosé d’un verre de vin blanc et pour terminer le repas une glace à la vanille, qui nous a couté  la peau des fesses mais pas la vie. Oui HAITI coute très cher, mon repas : 60.00$ cad. Mélissa ça lui a coûté $100.00, une fortune. Avec un per diem de 38.00 cad, je dois jeûner pour les 3 prochains jours !!! Le poisson était délicieux. J’ai aussi goûté au pain-patate qu’a commandé Louise : un dessert très prisé ici, texture pudding aux chômeurs, fait de patate douce, lait, cannelle, et noix de muscade. (moi la cannelle c’est pas mon épice) servi chaud, avec la glace vanille en accompagnement c’eut été meilleur.

Les gens d’ici n’ont pas le sourire facile. On se sent toujours comme si on les dérangeait.

Mélissa a un per diem plus élevé sous prétexte qu’elle est ici pour un mandat long, le coût de la vie est le même pour nous deux non ? et pourtant elle reçoit le double et cela de la même organisation, on habite les mêmes appart, on partage les mêmes voitures et on va faire nos épiceries aux mêmes endroits alors pourquoi elle a plus et moi moins je suis une moins bonne personne parce que je suis ici moins longtemps ? Disons plutôt plus efficace que je dois prendre moins de temps pour faire le travail…. C’est bien idiot de faire ça ! Pour les élections Louise elle est rémunérée et reçoit un per diem de $US55.00

Note sur ce qui s’est passé à OUAGA:

J’ai presqu’envie de devenir américaine, à voir comment le gouvernement canadien traite ses coopérants volontaires c’est une risée.

Ce qui s’est passé à Ouaga n’est pas étonnant en soit, car y a tellement pas d’autres endroit où aller manger qu’on devient des proies faciles et cela est de la responsabilité des gouvernements d’assurer un minimum de confort et de sécurité.

Cuisine Créole :

Je n’ai pas eu l’occasion de manger dans la rue encore. Les bananes frites c’est très ordinaire ici pas mal moins bon que ce que ce qu’on retrouve en Afrique de l’Ouest, ici ils écrasent la banane 1-4 pouces d’épais et c’est mélangé avec de la farine et ensuite frit, ce qui fait une texture sèche et dure. En Afrique la banane a 2 pouces de long taillée en deux et frites directement ce qui fait que c’est beaucoup plus moelleux et le goût de la banane est plus prononcé.

Au niveau des jus y a de tout. Pour ce qui est du rhum effectivement il est délicieux, Barbancourt trois étoiles 5 étoiles et 15 ans d’âge (ce dernier coûte $50.00) ouch !. Y a aussi le Clairin un rhum blanc qui peut accrocher le gosier.

Figure 13 Image tirée du livre de Vaudou

 

Je copie ici sous toute réserve un article paru dans le Devoir de ce matin et qui exprime très bien ce qui se passe ici en Haïti face aux élections qui avaient été prévues pour hier.

Toutefois, moi qui suis ici à Cap Haïtien, je peux vous confirmer que les manifestations ont été pacifiques et qu’il n’y a pas eu de feu ni de tir de balles.

Guillaume Bourgault-Côté

Le Devoir – 25 janvier 2016

La confusion règne en Haïti

Haïti aurait normalement dû avoir un nouveau président dimanche soir. Mais en lieu et place, le pays se trouve ce matin toujours enfoncé dans une crise politique majeure. Et la confusion la plus complète plane sur la suite des événements, trois jours après l’annulation du deuxième tour du scrutin présidentiel.

Toute la fin de semaine, des manifestations ont éclaté à Port-au-Prince, menées tant par des partisans du régime du président Michel Martelly que par ses opposants. Celle que Le Devoir a pu suivre samedi a été mouvementée, à l’image des précédentes cette semaine.

Les manifestants anti-Martelly ont allumé de nombreux feux de pneus ou d’ordures, laissant une trace fumante partout sur leur passage ; des barricades sommaires ont été érigées ; des vitres de voitures ont été fracassées par des pierres ; plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu des tirs à balles réelles. Une foule en mouvement rapide, pressée et fâchée. Une foule à cran.



Figure 14 Bronze: Hostellerie du Roi Christophe

Partout sur les toits des maisons près du passage du cortège, les Haïtiens observaient la répétition de scènes qui se sont multipliées à mesure qu’approchait l’échéance électorale.

C’est dans ce contexte de plus en plus tendu — et parce que plusieurs bureaux de vote ont été incendiés récemment — que le Conseil électoral provisoire (CEP) a décidé vendredi de reporter à une date indéterminée le deuxième tour de l’élection présidentielle (de même que certaines législatives). Des « raisons évidentes de sécurité » ont justifié la décision du CEP, a soutenu le président de cette instance controversée, Pierre-Louis Opont.

De l’avis général, la décision du CEP a permis d’éviter un fiasco électoral émaillé de violence dimanche. Mais elle laisse aussi en suspens des questions importantes qui continuent de déchirer les Haïtiens. Ainsi, on ne sait pas quand les élections seront reconvoquées… ni ce qui se passera après le 7 février, date prévue par la Constitution pour la passation des pouvoirs présidentiels. Plusieurs estiment qu’un gouvernement intérimaire devrait être nommé.

Le président Martelly, qui militait fortement pour un scrutin le 24 janvier, n’avait pas encore commenté la décision du CEP dimanche soir. Or, M. Opont attend « la réaction de l’exécutif pour discuter du problème avec lui, car l’interlocuteur immédiat [du CEP] en matière électorale, c’est l’exécutif ». Les médias ont fait état de nombreuses tractations de coulisses à cet égard.

Pas de délai

Samedi, plusieurs acteurs internationaux ont plaidé pour une sortie de crise la plus rapide possible. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé la classe politique haïtienne à « travailler sans tarder à la conclusion du processus électoral de manière pacifique, en trouvant une solution consensuelle qui permettra au peuple d’Haïti d’exercer son droit de vote ».

Appelant à « un dialogue raisonnable et consensuel », la mission d’observation électorale déployée en Haïti par l’Organisation des États américains (OEA) a pour sa part « condamné fermement tous les actes de violence ». En entrevue avec le quotidien Le Monde, le chef de la mission d’observation de l’OEA, Celso Amorim, a aussi soutenu dimanche que « laisser un vide de pouvoir trop longtemps est dangereux ».

Les membres du « Core Group » [qui réunit des gens de l’ONU, de l’Union européenne (UE), de l’OEA et les ambassadeurs du Canada, du Brésil, d’Espagne, de France et des États-Unis] ont quant à eux réitéré leur appui pour la conclusion d’un processus électoral inclusif et équitable.

La crise actuelle trouve ses racines dans une histoire politique trouble, mais aussi dans l’incapacité du gouvernement Martelly d’organiser des élections ordonnées. Les deux premiers tours des élections législatives, de même que le premier tour de la présidentielle, ont été « entachés d’irrégularités », a reconnu la Commission indépendante d’évaluation électorale.

Figure 15 Photo d’un tableau prise à l’hostellerie du Roi Christophe

C’est à cause de la pluie d’hier que ce matin je ne peux aller travailler. Télémaque m’a envoyer un SMS pour me dire que les routes de Milot étaient impraticables et trop boueuses pour moi pour y travailler. Une autre journée !!! Vraiment je doute maintenant être en mesure de réaliser ce mandat dans des conditions normales. Les élections sont toujours au premier plan des mesures de sécurité et comme Martelly ne va pas quitter avant le 7 février tout reste fébrile jusqu’à ce moment. De plus cette incertitude face au gouvernement de transition laisse planer encore des moments de turbulences et que dire du Carnaval période fériée qui doit être le 7-8-9- février (je ne peux confirmer la date avec exactitude mais autour de ..) alors tous ces éléments me font douter de ma capacité de réaliser ce mandat, sans compter que c’est la saison des pluies,  les agriculteurs qui doivent être aux champs, qu’ils ne sont pas regroupés en mode coopératif, les conditions des routes, alouettes….

Je ne sais pas si je vous ai parlé des événements de Labadie, en fait Labadie c’est une belle plage que les Croisières Carnaval réserve pour ses clients pour les faire jouer dans l’eau un peu. Cela laisse environ 2 millions de dollars  pour la ville. Malheureusement, les citoyens ne voient pas les résultats de cela, la route par exemple pour s’y rendre en provenance du Cap est hasardeuse, périlleuse et somme toute dangereuse si on est pas en 4×4. Alors ils se demandent bien ou est passé cet argent ?  Cette semaine avec des petits bateaux ils ont empêchés les croisiéristes de débarquer sur la plage, question de faire entendre leurs revendications.

 

Y a un conseiller volontaire du ONG2 qui a écrit un livre, 52 proverbes pour la prospérité, il s’appelle :Bergman Fleury

Ex :

Twop pwofi kreve poch !

Figure 16 Scupture Hostellerie Roi Christophe

Moun ki nan biznis epi ki pas konn pataje lajan yo fè nan yon tranzaksyon, ka gen anpil difikilte pou progrese:anvi tout ka fe li pedi tout. Lè okazyon an prezante, anplwaye ak moun ki fè afè li ap fin pa vire do ba li.

PLis gen moun ki byen touche nan travay yo, plis s ava pèmèt anpil moun amelyore lavi yo nan sosyete a. Se klè: si pataj tounen yon abitid, sa aka ede melyore lavi plis moun.

Traduction:

Top de profit crèvent les poches

La femme ou l’homme d’affaires qui ne sait pas partager justement les profits réalisés exerce un effet négatif sur son entreprise et finit par perdre de l’argent. Ses employés et partenaires l’abandonnent dès que possible.

Par contre, plus les employés sont rémunérés équitablement, plus de possibilités de progrès durables augmentent pour l’ensemble de la société. L’habitude du partage contribue à l’amélioration de la vie d’un plus grand nombre de personnes.

Comme vous pouvez le constater le créole écrit est une langue très phonétique.

 

Ce matin Louise et Réjean ont pris la « route » pour retourner à Port-au-Prince leur affectation en tant qu’observateurs des élections est évidemment terminée. On va peut-être les retrouver en mars…sinon j’ai invité Louise à monter faire de la raquette.

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , ,

Haiti: Semaine 3

 

HAITI: 37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 3

Par

Danielle Tremblay

25 JANVIER AU 1 FÉVRIER 2016 

 

Lundi le 25 janvier 2016 : Chômage technique

Moun ou konnen jajounen, lannuit ou pa bezwen chandèl po rekonèt li. (les gens qu’on connait en plein jour on n’a pas besoin de chandelle pour les reconnaître la nuit)

Je devais quitter pour Milot aujourd’hui et Télémaque m’a appelé à 6 :00 pour me laisser savoir que les routes étaient impraticables et que les terrains étaient pour être très boueux. La belle affaire.

Je prends le petit-déjeuner avec Louise et Réjean et ils quittent ce matin par la route. Louise n’est pas enchantée et comme je viens de lui dire que les routes ne sont pas bonnes à Milot…  plus tard,  elle m’a confirmé s’être rendue et mais que son dos était kaput.

Un homme est rentré dans la salle à manger et comme je suis seule il s’invite à ma table, un allemand installé depuis 20 ans en Angleterre, qui était à Panama et a décidé de venir faire un tour à Port-au-Prince et qui est venu en avion pour venir visiter La Citadelle, ouch! Et je lui dis que mon interlocuteur agricole me dit que les routes sont mauvaises. Mais comme je suspecte autre chose, genre que c’est le temps de faire les labours et les semences puisqu’il pleut, je lui dis d’y aller quand même et que si c’est vrai que la route est mauvaise il n’aura qu’à revenir sinon il pourra en profiter. Je l’ai croisé en fin de journée pendant que je marchais avec Mélissa et ils nous a dit avoir été enchanté par sa visite de la Citadelle, ce qui confirme ma spéculation agricole.

J’ai donc tenté de tuer le temps comme j’ai pu.

Mardi le 26 janvier 2016 : Chômage technique

Anpil ti patat fè chay. (Beaucoup de petites patates font une grosse charge).

Même scénario qu’hier. Tabarouette. Je commence ma troisième semaine, c’est complètement fou. En tout cas chez ONG1 c’est inacceptable. Comme je suis prêtée par ONG1 je ne fais pas de vague. C’est pas l’envie qui manque. Au moins aujourd’hui il pleut pas, alors je m’étends à la piscine, quelque temps, les nuages sont fréquents et l’eau fraîche.

Quel non sens de la part de L’ONG de me faire venir: 1) pendant une période électorale plus que chaude 2) en saison des labours et des semences 3) en même temps qu’un autre conseiller volontaire qui travaille avec les mêmes clients…. Évidemment, que ce n’est pas le temps de rencontrer des agriculteurs. Ils ont manqué une année car l’an passé y a pas eu d’eau ils n’ont certainement pas l’intention d’en manquer une autre. Je les comprends. C’est L’ONG qui est en défaut ici.

Ibrahima est allé coucher dans une autre chambre à 2 :30 du matin. L’Hôtel fait brûler ses déchets tout juste derrière nos chambres et il a été incommodé par la fumée. Comme moi j’avais déjà bouché la fenêtre de la salle de bain avec deux oreillers je n’ai rien senti, tant mieux parce que ça fait la première nuit que je dors.

Mercredi le 27 janvier 2016 : Chômage technique

A defo chen, kabrit ale lachas. À défaut de chien, les chèvres vont à la chasse.

Je suis allée prendre Télémaque tel qu’entendu. Ben voyons yé au Cap!!!!! alors sa femme qui n’a pas pu aller à Limonade à cause d’un blocage (élections) et qui est retournée à la maison me le passe au bout du fil. Il s’excuse blabla et c’est Maurice de Milot qui va me faire faire les visites des gens de Milot encore. Moi je voulais faire l’évaluation du marché de Bahon et comme c’est juste une fois par semaine et que la semaine prochaine je risque d’être prise avec le délégué de KNFP ben là mon chien est mort.

 

Figure 17 Poulailler de Yonel

Aujourd’hui rencontre d’un producteur que j’ai vu l’autre jour à Milot et qui aujourd’hui n’est pas là mais à Cap Haitien alors ses collègues membres de l’association me font visiter son poulailler. Citron de bine ça c’est pas un poulailler c’est une remise! en plus il a élevé 250 poulet là-dedans. À vous de juger, une structure en bloc de béton, les murs en bâche et grillage à poule, deux abreuvoirs, une mangeoire, no wonder qu’ils sont petits les poulets. Mais comme ils ont tous été vendus… ?Je ne peux pas constater de visu de quoi ils ont l’air. Ma grand-mère Chagnon qui a élevé seule des milliers de poulets était mieux organisée que cela et y a de cela 60 ans passées. Une femme et seule. Mais qu’est-ce qu’ils font de leur journée ???? pour l’amour du St-Ciel, Une cabane de même tu bâtis ça en 1 heure. En fait tu la bâtis pas  parce que c’est juste trop laid. Il a aussi 1-2 hectare.

Ensuite j’ai fait le tour de son terrain, lui aussi est en agriculture mix, ce qui veut dire un peu n’importe quoi n’importe comment. Aucune structure de rotation des sols, et ou des productions, mais qu’est-ce que tu peux faire sur 1-4 d’hectares.  (Soit 25,000 pieds carrés.) Pas grand-chose. À part que de te faire un jardin personnel.

1 poche de grain c’est pour 15 jours=

1 poche= 1750 g.

1 poulet= 200 gourdes= $4.00

  • Tripler la surface du poulailler
  • Augmenter les équipements mangeoires, abreuvoirs etc..
  • Assurer baisse du prix des grains
  • Assurer la production de poussins
  • Assurer la production d’œufs etc…

Cacao

10 cabosses= 1 lb. De cacao après séchage

Plantation 4 a 5 mètres

 

Café

Grains= 750 gourdes pour 1 kilo ou 5 marmites

1 marmite= 200 gr.

En direction pour aller chez Mme Samson je suis arrêtée dans une école et j’ai demandé à rencontrer la prof de maternelle et je lui ai laissé des sous pour qu’elle achète des livres.

Nous sommes toujours dans la commune de Milot et la montagne s’appelle Bonnêt à l’Évêque et la section où nous allons s’appelle perche de Bonnet

 

Figure 1
igname

de g à d: Mme Marie Samson, Étienne Maurice, Un technicien agricole, et le frère de Marie on voit le terrain est escarpé et propice au manioc.

Au début je lui demande combien elle a d’hectares, elle me parle d’un quart d’hectare, et plus on marche et plus je luis dis que ça fait pas de sens et son frère qui a aussi hérité finalement en vient à la conclusion qu’on est sur 24 hectares. Bon ben là on commence quelque chose. Manioc sur les terrains en colline et bananes et autres cultures mix.

Sauf que pour les bananes à cause de la sécheresse, ils ont tout perdu. En général la banane se replante d’elle-même par drageons. Alors là, même plus de drageons. Il faut acheter des plantules qui coûte $250US soit $422,50 cd pour 1000 plantules pour faire des ventes entre 5,000$ et $12,500 Cd.  Chaque régime peut rapporter de 100 à 500 gourdes soit entre 2.50$ et $12.50 CD le régime. Un ratio de 12 x à 30 x l’investissement initial.

Pour ce qui est de la production de manioc à flanc de colline, ils en vendent 100 sacs de 100 kilos.$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Quand ils m’ont montré leurs outils pour cultiver la terre : 1 pelle, 1 bêche, 1 rateau, 2 sécateurs, du tape, pour faire les boutures, 2 canifs, un barre de fer (c’est avec ça qu’ils font les labours). J’ai 100 fois plus d’outils pour jardiner. Ça n’a juste pas de sens. J’ai l’impression d’aider des enfants à  faire leur jardin….

J’ai aussi eu une discussion avec le frère qui est allé en France. Je lui demande pourquoi? ben il fait partie de l’association qui fait le marketing pour le cacao et ils sont allés vendre en France. Veux-tu rire de moi? Apparemment qu’en groupe, ils ont un peu de quantité mais pas de quoi faire déplacer un acheteur. Bref, je lui ai dit qu’au lieu de dépenser son argent en France, il aurait dû investir dans de l’équipement pour améliorer sa qualité et son travail. Que c’était la  responsabilité de la fédération dont il fait partie de s’occuper de la vente, pas la sienne, mais il faisait partie d’une délégation, mais veux-tu rire du monde ou quoi. Parce qu’on leur donne le billet d’avion… oui mais tes dépenses à toi qui les a payées ? T’aurais pu t’acheter quelques bêches avec ça. Ils pensent pas. À rien… vraiment c’est décourageant. Comment tu veux que je les aide, y ont même pas de produits. Ha ben oui t’aurais aussi pu te faire construire un puits pour pouvoir arroser tes bananes au lieu de les perdre pis aller t’amuser en France. Ça t’en fait une belle jambe ! Je me demande si le Burkina ne fait pas plus de sens à certains égards. Évidemment le ton que je prends pour vous écrire est celui qui me passe par la tête quand je vous écris mais c’est pas avec celui-là que je m’exprime auprès de mes agriculteurs disons que j’essaie de faire passer le message plus diplomatiquement…

On rentre après cette visite, Maurice est occupé. Je suis à la merci du chauffeur qui ne veut pas partir avant 8 :00 le matin et à la merci des gens qui m’accompagne et de leurs agendas respectifs, à la merci de l’autre conseiller volontaire qui était là avant moi pour former le groupe en gestion (redondance totale). Ça va pas faire de grosses semaines, non madame !

En plus hier soir on s’est fait boucaner royalement. La fumée due à la fabrication de charbon et des feux de vidanges a finalement trouvé refuge dans ma chambre. J’avais pourtant bouché la fenêtre de la salle de bain, le bas de mes portes est déjà colmaté avec du papier de toilette alouette. Mais comme j’ai laissé la climatisation fonctionner ben l’air de dehors a fini par entrer. C’est soit que tu meurs du manques d’air ou intoxiquée par le monoxyde de carbone. J’ai le choix. Évidemment, j’en ai parlé au chargé de projet. Il a eu pour seule réponse qu’il était pour passer à l’hôtel avec Leonel le boss de Port-au-Prince. WOW ! Quelle solution de rêve ! Une deux watts.

Debriefing au retour avec mes collègues, tout le monde est à la maison aujourd’hui.

Figure 19 Pour ceux et celle qui ont aimé Tarzan voici des lianes, elles poussent à partir du sol à partir de l’igname cultivé  et  elles s’agrippent à l’arbre pour faire la photosynthèse.

Jeudi le 28 janvier 2016 : Rencontres avec Grande Rivière- du Nord

Bwapini kouvri ak pikan, men, zandolit monte sou li rèd. (L’arbre épineux est couvert d’épines mais cela n’empêche pas l’anolis d’y grimper facilement)






Ce matin j’ai un nouveau chauffeur il s’appelle Gédéus et ne parle pas assez français à mon goût, ça nous mets à risque. Il prend une route que je ne connais pas et qui longe l’aéroport, ça rallonge pour la peine.

8 :30 Les enfants s’en vont à l’école. Chaque école a son uniforme et c’est bien cute, et les petites filles comme les grandes portent des rubans de couleur dans leurs cheveux. On voit les gens qui emmènent les bêtes aux champs, parce qu’ici c’est ce qu’on cultive qu’on met en clôture de cactus et non pas les bêtes. Elles sont attachées à un pieu en plein soleil et sans eau. Chienne de vie. Ici c’est brutal ce qu’on fait vivre aux animaux. No wonder que la viande est dure comme de la semelle de botte, les animaux sont tellement stressés.

Quand je suis arrivée ici j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de banque et qu’elles portaient toutes des noms un peu cocasses, genre Patience bank, Rapidité Bank etc… mais ce ne sont pas des banques mais plutôt des endroits pour acheter des billets de loterie !!! pour les noms ils sont pas pire : Le reposoir : salon funéraire, ou encore : Le repos éternel maison funéraire …

Les commerçantes s’installent tranquillement sur le bord du chemin et étalent les produits à vendre disons plutôt comment se faire emboucaner pendant toute une vie.

cacaoyer

Figure 21 Au Pied d’un cacaoyer y a un beau cochon

 

Figure 22 Une ruche modèle haïtien

On arrive finalement à Grande-Rivière-du-Nord on traverse le village par la route du marché, je dois rentrer mes bras à l’intérieur tellement c’est serré.

Il y a trois jours on a tranché la gorge d’une femme à la machette, à cause des élections, ici même. La rivière qui longe toute cette région est asséchée aussi, mais dans le peu qui reste, les femmes sont là en train de laver le linge et ou elles-mêmes et les enfants.

J’ai beaucoup aimé cette région de Grande Rivière-du-Nord et particulièrement la commune de Caracolle. Sauf que pour se rendre quelle aventure, c’est encore heureux que j’ai encore des seins ! Je me suis fait brasser la cage en tsitsi dans notre « patrol » 4X4,  quel ride ! Les trous, les crevasses, quand je regarde les voitures devant j’ai l’impression d’assister à un ballet entre voitures, toutes essayant d’éviter les trous du mieux qu’elles peuvent. Incroyable. Je finis pas arriver. On me dit que c’est la région des ananas et des apiculteurs.






Figure 23 Lavandière à Grande-rivière-du-Nord

Parfait. Ma première rencontre est avec celle de Charles Gérald qui est mon accompagnateur pour la région et qui est aussi membre fondateur de l’association et directeur général.

Figure 24 Les chevaux doivent emprunter ce chemin pour aller au marché. ouch!

On visite. Clotaire Salomon et son oncle Blaise avec qui il est associé. Son projet d’apiculteur c’est 7 ruches ??? C’est tout ??? et son oncle lui a  13 ruches qui semblent

 

Figure 25 Fénélon qui nous offre un jus de coco

mieux se porter de par l’activité qui y règne. La sécheresse a asséché les bananiers pathétiques et comme y a pas trop de fleurs ben les ruches en pâtissent aussi.

Figure 26: Je t’attends au bord de la rivière

Pour un régime de banane ici on peut aller chercher entre 300 et 500 gourdes.

Je vois trois plants d’ananas… Pour ce qui est du miel ils ont fait un gallon cette année pour lequel on a pas vraiment de prix de vente, c’est pour eux, la famille mais s’il venait à le vendre ce serait 1250 gourde le gallon.

Figure 27 Trou pour le puit

Ici on peut faire deux saisons d’apiculture et en principe aller chercher 10 gallons par saison soit un total de 20 gallons à $6.00 Cd le gallon= $120.00 je n’appelle pas ça des revenus.

Figure 28 Yé tu assez cute? Avec sa nasse pour la pêche aux écrevisses.

Ils ont compris l’importance de se creuser un puit, qui leur a pris à peine une semaine à creuser, mais on est pas encore à l’eau mais on voit que le sable est trempé alors encore un autre bon mètre et ça va y être.

Il s ont aussi quelques cacaoyers.

On les quitte pour aller chez Fénélon Rosirus et son père que l’on croise en chemin. On range sa bécane et on l’embarque avec nous. Après 20 minutes de route on gare notre 4×4 et on marche pendant une heure, on traverse la rivière à sept reprises, mes bottes de marches en prennent un coup, elles sont anti-serpent mais pas anti-eau. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’effraie !!!

On est supposé être dans la région des ananas, mais encore une fois y a rien. Il me dit être en mesure de produire 50 douzaines d’ananas par année prix de vente de 60 à 100 gourdes la douzaine ce qui veut dire entre 1.50 et 2.50$CD.  la douzaine

Il a une vache, des cocotiers à jus, il plante du manioc à flanc de montagne, il en fait 2 sacs de 100 lbs pour $6.00 le sac ou 250 gourdes.

Pour aller au marché ça prend une heure aller une heure retour, avec un sac de 100 lbs, ça veut dire le cheval ou la moto c’est selon.

Figure 29 Valse des véhicules

Pu capab ! Du bien bon monde toujours en attente que le gouvernement ou les ONG les aide, j’arrête pas de leur dire que le gouvernement c’est eux et qu’il ne doivent pas attendre personne pour avancer, leur révolution ils l’ont fait –eux-mêmes c’est la même chose pour les affaires, il faut juste se prendre en main.

Vendredi le 29 janvier 2016 : Visite de Aujour Fritznell

Bwè dlo, remèt kwi (bois l’eau et remets le bol de la calebasse)

 

OH MY GOD ! C’est officiel, ils ont mis Mélissa dehors pour incompatibilité de caractère avec P.A. Aussitôt qu’une femme est moindrement fonceuse on la mate, on la crisse dehors. J’ai tellement  vu ça souvent dans ma vie, ça m’écoeure. Un incapable, insécure, menteur, qui essaie de manipuler et de contrôler l’autre. De la petite vermine  qui vient se cacher en Haïti. Il a fait monter sa blonde haïtienne ici, et ça parait bien aux yeux du boss que tu aies ton petit bureau haïtien. Comble de tout pour la faire venir comme elle a pas le droit de prendre nos véhicules, il a demandé à Rémi de lui monter un paquet et c’était elle son paquet. Pas pire. Pour un gars qui n’arrête pas de nous achaler les oreilles avec son questionnaire égalité homme femme.

Lyon, même tempérament, autoritaire. Je me rappelle notre rencontre à Port-au-Prince ou ses assistantes n’arrivaient même pas à prendre la responsabilité de garder la porte ouverte sans son consentement. OUCH ! Alors les deux larrons en foire ont congédié Mélissa, une fille, une volontaire!

OH MY GOD !  ce matin, Gédéus est mon chauffeur, je dois aller au Cap seulement. Je me rends chez le client Fritznell qui est supposé être un transformateur de chocolat. Le OH MY GOD c’est pour la criffe de côte qu’on a dû monter, c’est une chance qu’on avait un 4X4 sinon on serait descendu de reculons. Des trous béants qu’on a réussi à enjamber avec une dénivellation de 180!


Figure 30 Pas pu prendre la route pleine de trous en photos j’en avais juste de mes deux mains pour me retenir, ici c’est pour montrer un petit dénivelé.

J’arrive là, je m’attends à voir une petite usine, je monte des marches, y a un rideau rouge qui sert de porte, derrière, y a un lit, ben c’est quoi cette affaire-là. Le client je l’ai vu une fois et tant qu’à moi des fois ils se ressemblent tous. Alors je me demande ben coudon c’est-tu le bon gars que j’ai embarqué en bas de la côte? Oui, oui. Alors j’entre et là on me montre une bassine en stainless dans laquelle y a un genre de farine. Ok! C’est quoi ça?

Lam Veritab est un arbre dans lequel il y a des fruits  lesquels sont coupés en tranches puis séchés et réduit en poudre. On avance sur la boîte que ce produit est bon si on fait du diabète et de l’ hypertension. C’est peut-être pas n’importe quoi mais comme y a pas de preuves c’est difficile à croire. Bon y a un technicien qui arrive et je lui demande dans quel laboratoire il a fait faire ses études? Réponse Wikipedia. C’est vraiment n’importe quoi! Parce qu’ils ont vu ça là-dessus y pensent que c’est du cash. Ben non toi, faut vérifier les sources!!!  Alors on continue sur ce produit pendant un peu de temps pour me rendre compte que ce n’est pas au Cap qu’ils produisent mais à Lori OK c’est pas loin quand tu feras une production appelle-moi on ira voir ça. Là on embarque sur le dossier du chocolat. Op pelaye! Là ça Shire comme on dit chez nous. Je pose des questions pour me faire une tête. Bon premièrement, la production, ben non elle ne se fait au Cap mais à Madeleine Ok on ira une autre fois. Combien de barres de chocolat tu as fais? Incapable de répondre, combien de cacao tu as acheté? Même chose, combien ça coûte une livre de cacao? Idem ben coudon y a tu quelqu’un qui peux répondre? Je demande au technicien de traduire en créole, pas de réponse. Finalement une des filles me répond, y a encore aucune  production…. Ils ont acheté 150 lbs dont ils ont pris la moitié pour faire des échantillons. Ok pas de problème. Normal de faire des échantillons. Alors à qui vous allez vendre? Oups y a encore personne en la demeure? J’essaie n’importe quelle question y répond pas.  Alors j’enligne les filles, elles sont à l’écoute et alerte. Je leur demande donc ce qu’on fait avec le chocolat ici. La seule recette qu’elles connaissent c’est le chocolat chaud, ok donc on va aller sur internet voir pour des recettes. Dommage que je n’ai pas une barre de chocolat avec moi ça me ferait super plaisir de partager avec elles pour qu’elles comprennent. Bref, recettes internet.je donne des pistes, le beurre peut se remplacer par différent corps gras, la margarine, le beurre d’arachide, le beurre de cajou, le beurre de mangue etc… le sucre idem, canne, jus de canne, sucre blanc, sucre brun, jus de fruit. Je demande les desserts qu’ils aiment??? Pas de réponse, les fruits qu’ils aiment, banane, OK on peut faire sirop de banane, liqueur de banane je vois leurs points d’interrogations dans leur face, ok rhum? Vanille? Café? Toutes des choses que vous produisez ici qui peuvent se mélanger au chocolat. On peut faire des fruits confits etc… bref, je suis dans un cours de cuisine. Je les invite à essayer. Aujour va leur fournir à chacune un bloc de chocolat pour faire des tests. Tant qu’à vendre du chocolat brut à perte aussi bien voir si on peut ajouter un peu de valeur. Alors je leur donne rendez-vous pour me faire essayer leurs échantillons de chocolat. Je suis loin de la commercialisation de produits. OUF! Je pense les avoir motiver à créer quelque chose. On verra si la balloune est toujours gonflée à notre prochaine rencontre. Le technicien s’est vite rendu compte des lacunes de M. Aujour, un jeune qui m’a dit avoir été malade trois mois, mais là je pense que c’est très sérieux, parce que ne pas répondre comme ça, y a un gros problème sous-jacent et je vais le trouver.

Alors 150 lbs de chocolat pour $7500 gourdes donc on en a pris la moitié pour faire des échantillons ok donc on a 75 livres pour $3,750 gourdes de ce 75 livres il en reste 70 une fois qu’on a enlevé les mauvaises graines de ce montant  on a réussi à faire 2 kilos donc $1875 gourdes le kilo.= 187 gourdes le 100 gr. Donc 4 fois trop cher que ce que les femmes paie au marché mais cela reste à valider quand j’irai au marché.

C’est motivant de faire ça, mais c’est tellement pas ma job pour l’instant, j’aimerais revenir et dire on va faire la démarche jusqu’au bout des recettes à la vente, ça ça serait un projet intéressant. Je le ferais juste avec des femmes parce que les hommes ici sont pas assez d’affaires. En Afrique la même chose ce sont les femmes les commerçantes, elles ont les chiffres dans le sang et connaissent la valeur des produits.


voici sa balance… je me sers de ça pour faire la cuisine à la maison c’est pas une balance pour une business de gros. Bref.

Possibilité de marché : Market, Boutiques, Matoto Bazar.

De retour à Villa Cana, Mélissa était déjà au bord de la piscine et c’est confirmé elle quitte. Je vais luncher et reviens la retrouver, on se baigne un peu, mais comme y a un mariage et que tout le monde nous regarde en maillot de bain, je me tanne et rentre. Les ados on tenté de venir jouer de leur musique dans notre section je leur ai demandé d’aller jouer du juke box plus loin, ici on travaille. J’étais en pleine rédaction, yo le juke box!

Ibrahima et Pierre-Jacques, Bianca et la nouvelle Doris sont venus me trouver devant mon appart, c’est la zone internet. Bianca est chef de projet 28 ans et capable d’en prendre. Elle sort danser! Végétalienne elle achète tout ce que Mélissa va laisser derrière elle, quinoa, amande etc…

Doris une nouvelle conseillère volontaire vient ici faire de la communication AYOYE quoi? Il me semble qu’il y a des besoins ben plus primaires que de faire de la COMMUNICATION!!!! Encore de l’argent gaspillée à mon humble avis. Ses parents sont Chinois de Canton et elle est née au Québec. Elle est mieux d’avoir la couenne dure!

Je rentre il est 20 :00 demain c’est Bianca qui a réservé une voiture pour demain. On va aller à Labadie visiter le village et si on peut on ira à cette plage en général réservé aux clients de Carnaval, mais on va s’essayer et si pas possible on va revenir à la plage Cormier. Là je suis prête, lunch dans mon sac et Pina Colada au Bar. Départ pour 9 :00

https://www.youtube.com/watch?v=tb9CbFHTkcY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi le 30 janvier 2016 : Labadie et plage Cormier

Zanmi lwen se lajan sere ( Les amis qui sont loin sont de l’argent en réserve)

Départ : Smooth sailing les 4 filles : Bianca, Doris, Mélissa et Danielle! On est allées voir de quoi ça avait l’air à Labadie, franchement un zoo pour les touristes mais on pouvait pas entrer parce que c’est pour Royal Carribean. Tant mieux parce que moi j’avais pas envie de passer une minute là. On est donc retournées à Cormier. On décide de commander notre lunch de bonne heure il est 11 :00. Le serveur nous dit qu’on sera pas servi avent 14 :00 parce qu’il y beaucoup de monde. Ta… alors je lui demande as-tu quelque chose genre des peanuts, des chips pour nous faire attendre, non, bon alors je lui demande une assiette de fruits en attendant et je commande le poulet comme Mélissa. On sort de l’eau et on nous dit que le repas est prêt… comme je m’assoies il dit je vais aller chercher l’assiette de fruits…. Je l’attends depuis 11 :00 alors je comprends que c’est ce qu’il veut me servir pour le lunch et qu’il n’a pas commandé mon poulet. Je quitte l’endroit sans parler tellement je suis en motadi. Je lui ai dit à 11 :00 que je mourrais de faim…. Finalement j’ai rien mangé et j’ai pris un Sprite à 15 :00 tellement j’étais en crisse. Tu viens à la plage pour être de bonne humeur et avoir du plaisir avec des amis, pis ça prend quelqu’un pour tout bousiller. C’est la dernière fois que je vais là. En plus la fille qui vend les tickets pour la journée une face de beu!. Aux Philippines ils ont autant d’avaries sinon plus qu’HAITI et sont aussi pauvres et pourtant ils arrivent à sourire. ICI j’ai vu une personne avec un beau sourire sauf c’est un garçon de table à Villa Cana et je lui ai dit merci!

Quand on est arrivées à Plage Cormier le stationnement était tellement plein de camion de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation politique en Haïti)  ou casques Bleus En Haïti qu’on a presqu’eues peur qu’il soit arrivé quelque chose. Beaucoup d’entre eux sont en congé à la plage et les autres sont en fonction. Ça faisait étrange. Des Chiliens en général, petits, beaux bonhommes, courtois, des jeunes, trop jeunes.

HAITI n’est définitivement pas une destination touristique. Ils auront beau faire des «  APPUIS » en tout genre, l’attitude n’y est pas.

Alors comme à chaque fois que je reviens de travailler ou de la plage, y a toujours pas d’eau pour se laver, ni faire à manger. Je devrai attendre 18 :00 pour que l’électricité reprenne.

 

 

Dimanche le 1 février 2016 : motadi que c’est plate!

Kiyè al kay ganmèl, se pou ganmèl al kay kiyè tou. (Si la cuillère va chez la gamelle, il faut que la gamelle aille aussi chez la cuillère)

Figure 33 Ici on met carrément les poubelles à la rue et le loader les ramasse c’est chic!

Hier soir Mélissa et moi on étaient sur la terrasse vers 20 :00 quand Bianca a décidé qu’elle et Doris allaient en ville faire des courses.  Mais on s’étaient entendues pour y aller demain matin à 9 :00 alors je passe mon tour, je suis déjà en pyjama et je me dis que j’irai demain. Bianca me dit que le chauffeur serait là à 9 :00 alors je suis là à 9 :00 évidemment y a pas de chauffeur. J’appelle Stéphanie elle me dit qu’il sera là à 10 :00 Évidemment yé pas là à 10 :00. Là j’appelle le boss et je lui dis j’ai pas fait de réservation de véhicule en fin de semaine parce que j’ai donné priorité à Bianca et Doris. Moi je voulais aller visiter la Citadelle. Elles ont choisies d’aller à la plage, alors tu  suis si tu veux faire quelque chose de ta peau et je me dis que demain serait une autre journée. Mais là d’être pogné à rien faire…. Je voulais aller faire mes commissions et visiter la ville. Ben non. Paul-André est supposé me revenir pour savoir ce qui se passe avec le chauffeur. Allez savoir, ils vont m’arriver en fin de journée avec une réponse??? Ben possible. Liberté 55? Mon œil. Liberté zéro. Je m’adapte mais quand c’est toujours moi qui fais des efforts, là on commence à étirer mon élastique. Il appelle et dit il va être là à 11 :15 on gages-tu?  Je vais sortir en plein soleil de midi, ça ici on s’en fout.

Hier,  le gars qui doit venir remplir nos bidons d’eau est venu pour les ramasser mais n’a rien ramassé. Pourtant il a vargé dans ma porte et je lui ai dit que j’avais seulement besoin d’un bidon et je l’ai mis à l’extérieur et n’a jamais rempli le bidon, comme l’autre bidon est à la moitié ça veut dire qu’on va passer la semaine  à sec ou s’il va revenir?

Mélissa a pris le vol intérieur Cap Haïtien à Port-au-Prince et selon elle cela s’est fait les deux doigts dans le nez. Louise avait fait le vol de fin de journée avant les fêtes et elle avait pensé mourir. Sauf qu’en fin de journée c’est pas une bien bonne idée parce que les nuages se construisent et évidemment y a poches d’air. Mais là le matin, le ciel était clair pas de problèmes.

Figure 34 L’intérieur de l’hostellerie du Roi

Alors finalement, je suis partie à 11 :30 fun hein?!! Suis allée au marché ensuite je suis passée par hasard devant une boutique de souvenirs, c’est pas terrible, rien acheté, ensuite je voulais allé voir l’hostellerie du Roi Christophe, super j’ai pris plein de photos et j’ai lunché sur place. J’ai mangé un poisson au sel accompagné de bananes (sèches) mais le riz était bon. $21.00 US. Je suis arrêté à un autre hôtel qui s’appelle de Beck, yak.

Je reviens à ma chambre et  Ibrahima est installé là avec Doris et Bianca ben assis toi chose devant mon appart. Ils mangent les deux pieds sur la chaise comme si de rien était. Est-ce que quelqu’un a dit ha Danielle est-ce que tu veux ta place? non toi! Rien. Ils font comme chez eux. Ben aujourd’hui je vais endurer ça pour la dernière fois, allez jaser ailleurs vous m’envahissez. Vie privée assez nulle merci! J’y vais-tu moi m’assoir devant leur porte de chambres? Non bien sûr. Sous prétexte que l’Internet entre mieux dans cette zone on a le droit d’envahir les gens. Un peu d’intimité. À tous les soirs c’est  le rassemblement sous ma fenêtre de cuisine pis j’arrive pas à dormir, chu tannée. D’habitude je suis pas grincheuse de même mais moi le manque de savoir vivre ça m’énerve surtout de la part de canadiens.

J’essaie de planifier ma journée de demain. J’ai appelé Télémaque ce matin, je réessaie ce soir pas de nouvelles donc j’appelle Gérard, il est prêt à se déplacer pour venir avec moi à St-Raphael. J’appelle Stéphanie pour avoir la confirmation de mon véhicule pour demain. Elle peut pas me répondre parce qu’elle n’a pas reçu les demandes des autres et qu’elle n’a pas d’internet. Ben oui pis moi la tarte je suis supposée rien faire demain alors? En plus, elle n’aura pas personne avant 8 :00 je pensais qu’avec la réunion de vendredi ils avaient réglé ça. Ben non alors j’appelle P.A avec lui c’est toujours non. Bon alors je lui dis qu’ils nous demande à nous de nous adapter mais que de leur côté je n’ai jamais senti aucune souplesse de leur part et que dans ces circonstances moi je ne vais pas me taper la brousse à 100 degrés pour leur faire plaisir et que j’allais annuler mes rencontres de demain. Il me rappelle bon je vais vérifier avec Silencieux Ok pour 7 :00 alors je comprends que la menace ça fonctionne. Mais motadi que c’est pas agréable de fonctionner comme ça. Pourtant Silencieux était capable de se lever de bonne heure pour mettre Mélissa dans l’avion.

C’est le premier mandat ou j’ai envie de revenir à la maison.Mon coeur est sombre comme cette soirée.

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , , , , ,

Haiti: semaine 4



HAITI: 
37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 4

Par

Danielle Tremblay

1 FÉVRIER AU 7 FÉVRIER 2016

 

Figure 35 Tableau de Harold Haiki

 

 

 

Lundi 1 février 2016 : St-Raphael et Dondon et ou chômage technique

 

Figure 36 Église en face du Palais Sans Souci

Aujourd’hui tel qu’entendu avec Télémaque je devais aller visiter les agriculteurs de Dondon et de St-Raphael. En cours de route arrivée presqu’au goudron à Milot j’appelle Charles pour lui dire qu’on sera bientôt à Grande-Rivière-du-Nord, il me dit : est-ce que Télémaque ne t’as pas téléphoné ? non pourquoi ? on y va pas ? Pourquoi ? Parce que les agriculteurs de St-Raphael sont des professeurs et qu’ils travaillent la semaine et sont disponibles seulement la fin de semaine. Alors pourquoi j’apprends ça aujourd’hui ? On devait aller les voir même la semaine dernière, mais il pleuvait et les routes ou si c’est pas la   réponse. Au lieu de dire non c’est pas possible est-ce qu’on invente des histoires ou quoi ??? Alors j’appelle P.A à qui j’avais fait des pieds et des mains pour aller tôt là-bas puisque c’était loin et là je lui annonce que c’est annulé… il n’est pas surpris. Ok d’abord !!!

Figure 37 Pas évident ni à monter ni à descendre

Bon qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je pourrais pas en profiter et te demander la permission d’aller visiter la Citadelle, puisque j’y suis. Bien sûr, pas de problème. Je reprendrai ma journée samedi alors. Super.

Silencieux et moi on s’en va donc visiter la Citadelle. En arrivant c’est le Palais Sans-Souci qu’on voit et la belle église au toit en forme de dôme comme celle de Ste-Sophie à Istanbul. Très joli mais pas aussi grandiose, mais l’écho à l’intérieur valait la peine. Elle s’appelle Église Milot. Le marguiller de fonction qui est là depuis 75 ans nous fait visiter les fondations, la cave ou on y faisait l’école, intéressant, on ne s’attardera pas trop au Palais Sans Souci, je préfère monter tout de suite à la Citadelle avant qu’il n’y fasse trop chaud.  Mentionnons quand même que la rotonde est à 175 pieds de hauteur et 28 mètres de largeur. Les guides peuvent être envahissants, mais ça se contrôle. Alors je décide de monter à cheval et de redescendre à pied. Comme ça on va arriver plus vite et moins fatigués et pour le retour je pourrai prendre des photos à ma guise. Le guide commence à fouetter le derrière de mon canasson tout en lui tirant la queue. AYOYE, le cheval comprends rien faudrait que tu te décides tu pousses ou tu tires. Alors je lui ordonne d’arrêter de le frapper et de lui tirer la queue. Je monte à cheval depuis toujours, j’en ai eu un pendant 13 ans. Tu vas pas venir me montrer comment faire. Alors mon petit cheval a bien monté tout au long. Il est vrai qu’à l’occasion il a arrêté mais y a des chevaux qui ne peuvent pas chier et marcher en même temps. La randonnée est longue et de monter sur ce chemin rocailleux pas facile ni pour moi ni pour le cheval. La vue est sensationnelle et vaut à elle seule le déplacement, mais quand on arrive et on voit ce fort, cette Citadelle de La Ferrière hautement perchée sur le sommet du Pic de La Ferrière à 900 mètres, on a le souffle coupé. J’en ai vu des tonnes de forts en Europe, et celui-là, magnifique.

Le fort a une forme de bateau de guerre, il fait face à Cap Haïtien  et a été fini de construire en 1820 employant plus de 20,000 personnes sur plus de 15 ans. Avec ses murs de 4 mètres d’épaisseur et d’une hauteur de plus de 40 mètres cette structure incroyable abritait jadis plus de 5000 troupes  dont les soldats avaient 3 uniformes chacun. On comprend donc l’importance de l’eau dans un environnement aussi peuplé. Le Roi Christophe a fait des citernes de rétention d’eau sur le toit. Il était très ingénieux.

Figure 38 Belle vue !!!

Après son suicide dans le Palais Sans Souci, il a été enterré en cachette par sa femme dans la Citadelle. Un guide s’est offert de nous accompagner pour le plaisir. Il a été très gentil et je lui ai donné un bon pourboire.

Au retour, je prends beaucoup de photos et tout à coup je rencontre un jeune homme qui a un tambour presque comme celui que j’ai vu au Bénin, je m’assoie on jase et tout à coup 2 chums sortent de nulle part avec des gros morceaux de bambous dans lesquels ils soufflent et ils tapent dessus en même temps pour garder le rythme. Super. Le son ressemble étrangement à ce que les indigènes d’Australie dans l’Outback utilisent. Je leur explique aussi qu’ils peuvent mettre des grains pour faire le bruit du vent dedans.

On descend toujours.

On arrive au Palais de Sans Souci, vraiment magnifique, dommage qu’il ait subi les assauts d’un tremblement de terre en 1842. À l’époque il avait le mérite d’être considéré comme un rival de Versailles, rien de moins.  Les jardins,  les statues, la piscine, bref la végétation tropicale a repris ses droits. Bien  dommage parce que ça pourrait être le plus prestigieux restaurant de toutes les Caraïbes.




On arrive au Palais de Sans Souci Il est plus de midi quand on prend la route pour rentrer. Mon chauffeur me dit qu’il est ravi d’avoir passé une si belle journée. WOW, c’est qu’il m’a accompagné à cheval jusqu’à La Citadelle, il n’y était encore jamais allé il a 57 ans !

On passe dans le village et je lui demande de nous trouver un endroit pour acheter un coca, on arrête et on se fait interpeller. Qui  ça ? un jeune, il a reçu un appui du ONG2 il fait de la poterie alors je lui demande de voir ce qu’il fait, on le suit. Comme Robin va venir bientôt je lui présenterai. Je pense qu’il fait du très beau travail.

 

 

Figure 42 Création en céramique de Thony Louis

 

 

Figure 43 Tableau de Harold Haiki

Là on rentre pour de bon. Pas aussitôt arrivée et assise dans ma chaise dehors, que Bianca me dit que je vais faire mes rencontres de travail avec Doris pour rencontrer mes clients. Y en est pas question. Je vais gérer ça demain avec P.A. J’ai pas besoin d’un chaperon pour faire mon travail. NONONO !Elle ira elle-même les rencontrer les clients comme j’ai fait. Ça fait trois semaines que je leur courre après et madame va avoir tout cuit dans le bec. NONON elle et moi c’est mal partie. Hier, quand je suis arrivée à ma chambre et qu’elle était évachée sur mon fauteuil et ils ont salis la table et le plancher c’était écœurant. Alors là non. C’est pas très « coopérant de ma part » mais elle est tache de graisse et juste trop insignifiante. En plus Bianca est à son service pour ses moindres besoins. Nous y a fallu qu’on s’organise en crisse. Je suis encore en mode d’attendre les rideaux pour ma chambre. Elle, elle atterrie, prend la chambre de Mélissa qui avait tout organisé. Pousse pas ta luck, surtout pas de te mettre le nez dans mon travail. C’est déjà tellement difficile comme cela j’irai pas en plus me mettre à m’excuser d’elle et ou à traduire ce qu’elle dit et ce qu’elle ne comprend pas, j’ai pas de patience pour ça. Finalement je pense que je l’ai sérieusement prise en grippe. C’est ça qui arrive quand les gens ont pas d’éducation et qu’ils se croient tout permis.

Hier, j’ai même demandé aux femmes de chambres de leur emmener une table et deux chaises. Mais elles ont installé la table devant la chambre 3, son numéro de chambre c’est le 1. J’espère juste que la dame qui est dans cette chambre se plaigne. YEK ! chu ben méchante !!!!!

Pas assez occupée par mon mandat je fais dans la médisance. C’est pas beau ça Danielle. Non mais ça défoule sur papier et pas sur elle.

Mardi 2 février 2016 : Meeting

 

J’ai reçu la confirmation de mon courriel pour une éventuelle rencontre avec P.A,pour demain, hier. On appelle ça dernière minute non ? Pour la coordination on repassera.

Alors meeting ce matin très bien passé de 9 :00 à 10 :30. Ce que je comprends c’est que mes attentes sont trop grandes. Haïti est au niveau 1 et si j’emmène mes agriculteurs à 1.5 il sera content ??? ben tabarouette, si on avait mieux identifier le client peut-être qu’ils seraient à 5 et bénéficieraient davantage de ma venue ici. Mais bon alors je vais continuer à donner des recettes de chocolat. C’est quoi cette attitude? on nivelle par le bas, mes attentes? bien sûr elles sont grandes je veux ce qu’il y a de mieux pour mes clients n’est-ce pas normal?

Après ma rencontre je suis allée dans le cours d’Ibrahima pour l’interrompe 5 minutes et rapatrier mes diagnostics et donner les feuilles à ceux qui n’en n’ont pas eues. J’en ai profité aussi pour discuter de la visite de la semaine prochaine et de la formation sur Google et Youtube. Je leur ai dit que tous voulaient voyager aller au Canada et ils ont tous acquiescé alors je leur ai dit que je leur apprendrais à voyager mais à partir d’ici, qu’on trouverait des fournisseurs d’équipements qu’on trouverait des producteurs de poulet au Québec etc… Ils étaient super contents alors on va voyager. Me reste à trouver des ordis et des gens pour les accompagner.

Ensuite P.A me demande de revenir dans son bureau pour me parler de Doris qui doit me suivre comme un chien de poche dans mes déplacements. Je lui ai dit que c’était non-négociable et que je refusais et je suis sortie. Je suis allée cuver mon vin sur une chaise en attendant de trouver un moyen de transport pour revenir à l’hôtel. Il me cherchait et me demande de le retrouver dans son bureau pour discuter. Je lui ai dit que j’avais réfléchi et qu’elle pouvait venir voir les agriculteurs mais pour ce qui est de mon meeting avec mon client c’était non-négociable. Il a accepté.

Quand je suis retournée dans la classe d’ Ibrahima mon client chocolat est venu me trouver en catimini et m’a remis un échantillon de chocolat qu’il a fait. Ben tabarouette. Je pensais vraiment pas qu’il réagirait aussi vite. Je suis super contente. Alors je descends à la cuisine et je demande des cuillères on me ramène quelques fourchettes en plastique. Alors je goûte avant. Ce matin, au menu pour la première fois, je vois du chocolat chaud et décide d’en prendre. On me dit que je dois attendre 15 minutes en fait ça été 30. Mais ça valait la peine d’attendre. Mes réussites de chocolat chaud ne sont pas reluisantes ici. Le fait de goûter à celui-ci me donnait des repères. On le mélange avec de la cannelle et de la muscade. Not my cup of tea ! mais bon c’est buvable c’est juste une question de goût et c’est d’autant plus tant mieux que je l’ai essayé parce que celui que mon client venait de me faire goûter était essentiellement le même, encore ces épices. Alors, je comprends que leurs références enfantines viennent de ce goût épicé. Alors je remonte dans la salle de cours et je demande 5 minutes à Ibrahima pour faire un test de goût je donne donc des fourchettes aux premiers et je leur demande de passer l’autre bout de la fourchette aux autres et on goûte au chocolat. Une fois la dégustation terminée, je demande à ceux qui ont aimé de lever la main, et tous ont levé la main, alors je leur dit vous venez de participer à votre premier test de marché ! Félicitations. Et monsieur chocolat était tout sourire ! Bravo et continue maintenant essaie d’autres épices d’autres agencements. C’est parti !

Suis revenue luncher à l’hôtel et ensuite retournée au centre-ville pour aller à la banque et repasser prendre Ibrahima et rentrer à l’hôtel.

Depuis que je suis ici les deux premières semaines ont a eu des problèmes avec la piscine, pas claire, pas de back wash. La semaine dernière tout allait bien. Aujourd’hui, je me prépare car j’ai vu le gars ce matin faire le back wash je suis toute de bonne humeur d’aller me baigner ben non toi le back wash du matin a pas fonctionné parce que la génératrice avait encore des problèmes…je reviens frustrée. Je pense que l’accumulation de frustrations commence à m’énerver. Pas de douche, pas d’eau le trois quart du temps, de l’eau chaude oublie ça, pas d’eau tout court la plupart du temps et là pas de piscine. Je commence à sentir. Finalement le gars est venu pour ma douche et il faut juste que je la prenne quand la génératrice fonctionne, la belle affaire, je dois prendre un rendez-vous maintenant pour prendre ma douche!!!mais sinon elle est chaude mais la pression faut pas en parler mais oui je suis de bonne humeur j’ai eu une douche chaude. C’est pour dire les choses qu’on prend pour acquises.

Je mange pratiquement rien et je n’arrive pas à perdre une maudite livre, c’est mon médecin qui va me voir arriver en février.

Je ne sais pas si c’est l’équitation ou la descente de la montagne mais j’ai les jambes fourbues.

Ce soir, je vais manger le restant de poisson que j’ai mangé dimanche midi au resto. Ça coûte un peu cher mais avec les restants on s’en sort. Mais c’est aussi que c’est de la bonne cuisine et ça m’empêche de cuisiner tous les soirs. Demain Nadège va me recuisiner des crevettes, mais cette fois-ci je lui ai demandé de ménager le piment piqué, parce qu’il pique plus qu’une fois !!!

Avant la douche j’ai fait les corrigés des diagnostics OUCH ! Premièrement parce que la plupart ont copié, trop facile.



Deuxièmement, je ne peux pas comprendre qu’ils se perçoivent comme des Top Gun. Pour l’humilité on repassera. Ils se perçoivent avec une moyenne de 74% quand même et là-dessus en fait sur 11, 3 seulement ont écrit leurs noms sur le questionnaire, et 5 ont copié les mêmes réponses, faut le faire. Des enfants. Alors je vais agir comme ont agi avec des enfants. Je viens de décider que je vais emmener avec moi ceux qui ont répondu aux questionnaires sans tricher et qui ont les plus faibles résultats. Car ce sont eux qui ont démontré le plus d’honnêteté envers leurs entreprises et donc qui ont le plus besoin de moi de toute évidence. Bing Bang !

La triche ça m’énerve.

Comme demain je serai sur la route, je passe par la banque me ramasser un peu de sous au cas ou, ben y a pas d’argent, ok j’en essaie une autre, j’attends plus d’une heure, pendant ce temps un enfant m’approche en quétant y avait de telles plaies, brr…. je lui demande de patienter avec moi et quand je suis ressortie de la banque avec des sous j’ai pu lui en donner un peu. il disait qu’il venait de Santo Domingo… et était seul…

Au Bénin, j’ai vu ces plaies mais je ne sais pas ce que c’est, vaudou???? va savoir.

 

Mercredi 3 février 2016 : Bahon visite du marché

Figure 44 de g.àd. Ronel, Gérard, Cherfils, Thélémaque

Départ très tôt on ramasse Télémaque à Milot ensuite on prend Gérard à Grande-Rivière et ensuite direction Bahon pour rencontrer Dieudonné Cherfils et Muscadin Ronel deux producteurs spécialisés dans la production d’ananas on parle de 10,000 plants et plus pour Ronel et entre 5 et 7 pour Cherfils sur 3 hectares. Chacun deux ont perdu près de 40% de leurs récoltes à cause de la sécheresse. On a aussi rencontré François Walke et une jeune femme du nom d’ Elminor Kersusan qui est en production mixte et qui a aussi perdu 40% de sa récolte. Il n’ y a pas d’assurance agricole ici et je vais rencontrer un dénommé Sylvain Dufour un québécois qui s’occupe de SYFA un projet d’assurance agricole dans l’Artibonite et cela fait deux ans déjà  et là je veux qu’il prenne mon groupe pour les assurer. Desjardins International est partenaire de ce projet. Parce que là vraiment ça n’a pas grand bon sens d’être les pourvoyeurs de nourriture et que le gouvernement ne les aide pas au niveau d’une assurance. On va voir ce que je peux faire pour faire avancer ça.

La production d’ananas s’étend de janvier jusqu’à mai. On produit 3 variétés, l’Anglais le plus gros celui du pays (pan de sucre et le traditionnel. On peut avoir de 500 à 700 gourdes la douzaine en fonction de la taille et de la saison.

  • 1 lb de café pays nature 125 gourdes.
  • Bananes Plantains : 750 gourdes pour un régime
  • Une cuvette d’orange à jus 500 gourdes
  • Sucre brut appelé rapadou j’ai payé 25 gourdes pour environ un kilo soit 0,79$
  • 1 panier de petits ananas 950 gourdes
  • 700 gourdes pour 6 ananas
  • 600 gourdes pour 7 unités au marché ananas
  • 225 gourdes pour une bassine de coton avec lequel on fait les tiges pour chandelles de cire d’abeilles.

Figure 45 Elminor Kersuzan

Dieudonné a un puit mais malheureusement comme le niveau d’eau a baissé la pompe n’arrive pas à monter l’eau, ça lui prend une meilleure pompe et ça revient toujours à l’argent. Si son puit pouvait fonctionner convenablement il pourrait en faire bénéficier Ronel et les gens du village. Avant d’aller visiter leurs plantations respectives qui se trouvent dans les très très hautes montagnes nous avons profité du fait qu’aujourd’hui c’est jour de marché au village. On s’est baladés tout le groupe au marché et j’ai acheté du sucre pur fait de la canne à sucre on appelle ça rapadou et le sirop est versé dans un tube fait de feuilles palmiers et ensuite coupé en morceau de 1 kilo . Je dirais que le goût se situe entre la mélasse et la cassonade Elle m’a ensuite emballé cela dans de belles feuilles.

On a discuté des prix avec les revendeurs et mes producteurs n’en revenaient pas de la marge qu’ils prenaient. Y a presque eu une engueulade entre Thélémaque et une vendeuse pour des grenadias. On a ensuite discuté fort pour acheter un lot d’ananas de 7 pour $750

Figure 46 Plantation d’ananas de Cherfils Dieudonné

gourdes. Soit $2,97 CD chacun. J’ai acheté trois variétés d’ananas du pan de sucre, du anglais et du traditionnel. Jusqu’à présent ils ont tous le même problème : ils ne sont pas très sucrés à cause du manque d’eau. C’est pour dire, ce sont des producteurs de fruits et ils ne savent même pas à combien les revendeurs les vendent!!!Ils étaient choqués de voir la marge.

Quand on est allé visiter la  plantation de Cherfils je leur ai offert de manger un des ananas que j’avais acheté au marché puisqu’il n’en n’avait pas en production. Je lui ai donné pour qu’il le prépare, et il n’avait même pas de couteau, seulement une lame qu’il a effilé sur une roche. Câline de bine yé ou le magasin à $1.00 quand tu en a besoin ? J’aurais acheté une caisse de couteau.

Au marché ça été une super expérience pour les gars et pour moi. Y avait tellement de monde c’était fou. Alors si t’aimes pas te faire brasser tu vas pas là, entre un âne qui peut t’écraser un pied, ou une charrette qui essaie de se frayer un chemin ou une femme avec une cuvette bien pleine et qui risque de verser son contenu sur ta tête t’as intérêt d’être à ton affaire parce qu’ici les commerçantes ne badinent pas. Des balais fais de feuilles de palmiers, des selles pour les ânes, des nattes, des fruits et des légumes en tout genre, des poulets vivants attachés par les pattes, des troupeaux de bovins et de chèvres, bref y a de tout. Entre tout cela les motos reconduisent les vendeurs et les acheteurs, les autobus bondés de marchandises. La frénésie. J’ai même trouvé à la sortie du village au bord de la rivière un stationnement pour les ânes ! Les garçons ont achetés des bananes, des oranges, à jus, de l’aneth, du sucre alouette. Quand vient le temps de partir pour aller visiter les plantations, Gérald n’est pas là, on l’a attendu 30 minutes et là j’ai dit on part. Les autres ne voulaient pas qu’on quitte, j’ai dit on part, j’ai pas de temps à perdre. J’ai dit ce sera à lui de nous attendre, on le prendra au retour. C’est moi le boss, c’est moi qui mène. Des fois Thélémaque essaie de torpiller mes décisions … je t’ai à l’œil toi. Je lui ai prêté des sous parce qu’on ne voulait pas casser son billet de 1000 mais quand est venu le temps de me rembourser il a tenté de m’arnaquer, j’ai laissé faire mais là j’ai une preuve du montant qu’on a payé pour le lot d’ananas c’est sur vidéo motadi que c’est l’fun ce petit gadget. Alors on se retape un autre deux heures de route dans les trous immondes et la poussière. Je rentre épuisée.

Les chèvres sont attachées sur le côté du camion, citron de bine, no wonder que la viande est si coriace, on stresse tellement les animaux, c’est pas humain faire ça.

graines de café local encore vert.

 

 

Jeudi 4 février 2016 : Premier Meeting avec le client à Limonade

 

Ce matin gros meeting. Première fois que je vais rencontrer mon client enfin son adjoint.  Super gentil Dieudonné Eugène. On discute de la situation, du manque d’eau de mes clients et de comment on pourrait financer des puits avant de faire du marketing parce que pas de produits pas de marketing, allo y a quelqu’un ????? On pousse tellement l’aide humanitaire qu’elle ne fait plus aucun sens. Les priorités ne sont pas aux bonnes place et ça m’énerve de voir l’argent des canadiens qui pourrait servir autrement. À la fin du meeting il me demande si j’aimerais siéger sur le comité qui est en train de mettre en place un genre de centre culturel. Je lui ai dit que je ne pouvais pas être partie prenante mais que j’accepterais d’assister à la rencontre. Parfait alors on se revoit à 15 :00

Figure 47 Grains de chocolat

Quand je viens pour sortir de là mon chauffeur Silencieux n’est pas là, je tente de le rejoindre y répond pas. J’attends. Finalement il arrive avec Ibrahima qui vient rencontrer aussi mon client on a le même… Mais ce matin quand on devait partir ensemble il n’était pas là et je suis allé à sa chambre le chercher et il avait l’air d’un cadavre. Ah. Je n’ai pas dormi de la nuit je me suis couché à 6 :00 et je viens de me lever vas à ton rendez-vous moi je n’y vais pas. OK mais là que tu piques mon chauffeur et qu’il ne prenne pas le temps de m’aviser comme quoi il va te chercher inacceptable. C’est compris ? Sous aucun prétexte tu dois me laisser seul dans ces endroits-là c’est compris ?? JAMAIS. Ibrahima y avait juste à se lever ce matin ou sinon m’appeler pour me le demander.

Bon alors je vais au chocolat il ne vient pas je quitte et je dis à  la dame que je vais revenir à 14 :00 Super ils sont en train de griller les grains de chocolat, mais comme j’ai rendez-vous à 15 :00 je dois quitter, je me rends donc au même endroit que le matin ah ! Non ce n’est pas ici c’est au lycée ok on va au lycée, y a personne on attend… personne. J’appelle, il n’y a personne, je savais qu’il avait une autre rencontre. Donc, je quitte et retourne au chocolat, j’arrive juste à temps pour apprendre à écailler les graines qui viennent d’être torréfiées.

Figure 48 Danielle et ses amies qui écaillent des graines de chocolat  fraîchement torréfiées

Évidemment, j’ai de la suie plein les doigts mais c’est relativement facile. Les filles trouvent ça drôle de me voir faire. Alors je vais donc assister à la fabrication de Mon chocolat complètement naturel et pur à 100 %. Parce que je leur ai demandé de ne mettre aucune épice. Ici il mettent de l’anis étoilé , de la cannelle etc… et c’est pas mon fort. Alors on presse les graines dans un genre de pressoir et on repasse le tout jusqu’à ce que le beurre de cacao soit lisse. Ensuite on le met dans un contenant pour le faire réfrigéré pour qu’il devienne solide. Alors comme je ne peux pas attendre je demande à Gérald de me l’emmener au Cap et dimanche je passerai le prendre. Merci. Faut voir les équipements avec lesquels ils travaillent, sont à trois pour faire fonctionner cette machine, quand même…

Mon chauffeur Gédéus est tranquille et ça fait mon affaire depuis le matin j’ai un mal de tête de fou. À un moment donné il reçoit un appel et comme je suspecte que ce soit Stéphanie je lui dis de se ranger et de prendre l’appel. Ben non toi chose, c’est sa femme qui est en train d’enterrer son petit garçon toute seule. QUOI ?????????????? Mais qu’est-ce que tu fais ici alors ? Pourquoi t’es pas avec ta femme ? Il me dit en pleurant qu’il a demandé à Stéphanie le matin et elle a dit qu’il devait aller me chercher QUOI ???????????? et comme il est en probation il a pas osé… alors, lui braille, moi je braille, Arrivés au stationnement de l’hôtel je lui dit tu  t’en vas chez toi t’occuper de  ta femme et enterrer ton bébé mort de typhoïde à 9 mois. Et demain tu ne vas pas entrer non plus je vais m’arranger avec le boss. J’appelle Ibrahima en pleurs et lui dis de venir me retrouver dans le stationnement et je lui raconte ce que Gédéus venait de me conter. Alors Gédéus quitte. Je dis à Ibrahima, je ne suis pas ici pour maltraiter mon chauffeur.

On fait de l’ACTION HUMANITAIRE câlisse !!!!!!!!!!!!!!! et c’est comme ça qu’on traite nos chauffeurs comme des chiens, comme de la merde ????? À quoi elle pense Stéphanie elle n’a pas de cœur ? elle aurait pu m’appeler et dire Mme Tremblay on a une situation et j’aurais très bien pu reporter ce rendez-vous qui n’était pas si important après tout. Elle aurait pu prendre la responsabilité de dégager Gédéus de ses fonctions elle est cruelle et méchante et sans jugement. Je ne veux plus jamais lui parler.

Donc c’est Ibrahima qui appelle Stéphanie pour savoir ce qui s’est passé et je suis devant lui pendant l’appel, il lui parle comme un grand-frère et essaie de lui faire comprendre que ce qu’elle a fait n’était pas convenable, elle ne lui a pas laissé une chance de placer un mot en quatorze minute faut le faire, elle accuse toujours tout le monde et là elle disait à Ibrahima mais monsieur vous n’entendez pas ce que je vous dis etc…. etc…

Alors Ibrahima rejoint P.A il est incapable de lui parler la gorge nouée, il se met lui aussi à pleurer.  Ibrahima est père de deux jeunes garçons. Je prends donc l’appel et je lui explique la situation et il dit que ce n’est pas acceptable mais en même temps il demande à avoir la version de Stéphanie et ensuite il nous rappelle pour nous dire qu’elle a besoin d’être mieux encadrée, Je me dis il est malade ? elle a aucun jugement cette fille-là.  Mais comme il est tellement incompétent il a besoin de cette tête folle quand même. Elle a mis ma vie en danger en me faisant conduire par un chauffeur complètement déstabilisé et qui pleure au volant on aurait pu avoir un accident. Je l’aurais congédié sur le champ cette folle-là. C’est elle qui a fait que Mélissa a pêté une coche et P.A l’a congédié alors là c’est inacceptable. Ils vont avoir un motadi rapport sur le dos ces deux-là quand je vais rentrer à Montréal. Alors Ibrahima et moi on a passé la veillée à ressasser cet événement sur notre galerie sans comprendre le raisonnement de Stéphanie. Ils vivent tellement sous le règne de la terreur qu’ils sont incapables de jugement même pour leur propres comparses ou est-ce qu’elle avait le rôle du boss sur ses chauffeurs, quoiqu’il en soit pour une ONG canadienne ça doit être inacceptable. Y a des limites.

Vendredi 5 février 2016 : Meeting de coordination la coordination on repassera donc St-Raphael et Dondon.

 

J’ai su lundi par hasard par Bianca que P.A et elle seraient en meeting à Port-au-Prince jeudi et vendredi.  Pour la coordination on repassera…Encore une fois pourri, il est ou le compte rendu de la rencontre de vendredi dernier ?

Alors je dois partir à 7 :00. On a pas le bon véhicule. Le chauffeur du soir ne nous a pas laissé nos clés. Alors je dois prendre l’autre qui est vide d’essence et là Stéphanie commence à dire à Silencieux que je dois passer au bureau chercher le formulaire. Ma maudite folle que je me dis je me lève pas à 5 :00 du matin pour aller faire un détour d’une heure pour aller chercher ton ostie de formulaire. Je paye le gaz pis on s’en va. Je vais prendre un reçu et tu  paieras mon reçu. Ça va faire le niaisage.

J’ai tellement le feu au cul de ce qu’elle a fait la veille c’est pas moi qui va lui parler ce matin. Alors on va prendre Maurice à Milot en face de la mairie et direction Dondon. Tabarouette. Le véhicule dont on a hérité n’a aucune suspension, mes seins ont allongés de deux pouces à se faire brasser comme ça. Aucun sens, en plus le klaxon n’est toujours pas réparé Dieu sait qu’on en a besoin ici. Elle n’écoute rien. Elle ne fait rien. Une tête en l’air. C’est aussi de sa faute si on s’est retrouvés avec ce véhicule, si elle avait parlé à son chauffeur du soir et lui expliquer où il devait laisser les clés pendant le départ de P.A tout cela ne serait pas arrivé non plus.

Bref, on arrive de peine et de misère à Dondon où je devais rencontrer mes agriculteurs ben ?&?&?&?&??&?&!!!!!! ils sont au Cap ???? C’est quoi cette histoire-là ??? C’est Thélémaque qui a pris les rendez-vous lui aussi il va se faire chauffer les oreilles.

Bon alors je me dis aussi bien rencontrer le président de la coopérative de café de Dondon. 950 membres dont 350 femmes et 100% de la production de café va à la coop. On y produit de l’Arabica Typica. 80% export-20% local. Entre 2008 et 2012 la coop vendait entre 2 et 3 conteneurs par année soit 33,000 lbs par conteneur. De 2012- à 2016 la coop n’arrive même pas à faire 1 conteneur par année. $3.00 lb US FOB. Présentement ils sont en train de changer de variété pour toujours du arabica mais variété Mountain bleu plus résistant mais qui est aussi envahi par le Scoli un insecte qui envahit la cerise (le fuit du caféier). C’est dans la région de Marmelade qu’on produisait le Haitian Blue mais-là aussi on a des problèmes d’insectes. La coop est en train de faire des travaux pour être en mesure de faire la torréfaction sur place. Un investissement de $5millions de gourdes soit près de $1million américain. Le café pousse entre 400 à 1500 mètres d’altitude ici on produit entre 400 et 800.

Figure 50 Grains de café vert

 

Présentement on a la certification équitable mais pas BIO trop cher pour faire faire la certification. Malgré cela la coop n’utilise aucun pesticide depuis 1975. Les plants sont engraissés par compost. Rencontre très intéressante et j’ai acheté du café sur place évidemment, mais il semble que je me sois fait fourrée, leur livre de café correspond à peine à 300 gr. Alors j’ai vraiment payé beaucoup trop cher mes 250 gourdes.

On continue notre chemin direction San Raphael, la route ne s’améliore guère. À quelques endroits mêmes on y effectue des travaux. OUF ! Village qui ressemble à une oasis, entouré de montagnes de calcaire très arides et on arrive dans ce village verdoyant. Irrigué par un barrage sur la rivière ou on retient l’eau pour la culture de type rizière c’est-à-dire qu’on y fait des canaux et on les bloque pars des amoncellements de terre et pendant ce temps on arrose le lopin en question etc… il y a aussi une citerne de l’autre côté alimentée par la rivière qui arrive de Marmelade par captage. Les jeunes entre 27 et 33 ans me font monter jusque tout là-haut dans les cailloux pour ensuite monter sur un muret d’un pied de large et à pic comme les pyramides de Chichen Itza. WOWO pour redescendre j’ai demandé à mettre la main sur l’épaule du gars en avant. J’avais pourtant emporté mes godasses de marche mais ils m’ont dit que j’en avais pas besoin (jamais écouter un homme  ni deux, ni trois) bref, les sandales avec le ti bout de guenille entre les orteils ne sont pas recommandées pour de telles descentes !!! Alors mes deux comparses de St-Raphael produisent essentiellement des poireaux mais en fait les poireaux ne sont pas des poireaux mais plutôt des échalotes vertes, quelques betteraves etc… Belle production, mériterait un peu de formation quant à mélanger les productions ensemble, on peut faire un rang d’une chose un rang d’une autre mais pas mixer trop difficile pour les récoltes. Bref, à eux de voir.

Bertoni devant don champ d’échalottes et enfin un bananier qui en a l’air d’un avec un beau régime. On comprend que l’eau ici est moins rare.

Ensuite on va chez une femme dont le nom m’échappe pour l’instant et elle produit des pois. Elle a de magnifiques champs de pois et ses tomates superbes aussi, les gars qui en produisent aussi ont vu la différence entre les leurs et les siennes et je leur ai suggéré de les tuteurer.

 

 

Tout au long de notre trajet je vois des femmes qui lavent les vêtements dans le canal qui doit alimenter les productions agricoles. Je demande aux agriculteurs s’ils ont des répercussions de cela. Évidemment le PH augmente à cause du phosphate dans le savon et donc ils doivent ajuster et c’est pas facile et il y a un coût à tout cela. Je suis donc sortie pour parler aux femmes et leur demander si ce qu’elle faisait était bien etc… un je m’enfoutisme généralisé. Je les  comprends un peu quand avant elles devaient marcher des milles pour trouver l’eau mais maintenant l’eau est à portée de main mais contaminée… mais c’est pas grave….qu’est-ce que tu veux !!!

On lave directement dans le réservoir qui  irrigue les plantations et qui augmente leph du sol et là les agriculteurs qui n’ont pas d’argent doivent acheter des additifs pour compeser etc…

Figure 51 Alcidor Kingston devant sa maison en construction qu’il bâti lui-même

On rentre à la maison, je suis exténuée par la route qui me rentre dans le corps à cause de ce maudit véhicule. Arrivés à Grande-Rivière on voit des gens déguisés pour le Carnaval. On est supposé être en mode Carnaval, mais à cause des élections de Martelli alouette on n’a pas vu grand-chose de carnavalesque jusqu’à présent. Sinon des groupes d’enfants de maternelle et une fanfare d’ados à Limonade et là devant moi 4 comparses avec un habit frangé, un naturel en feuille de palmiers et les autres en plastique avec des masques, on a pris une photo et là j’ai donné des sous !

Un peu plus loin on croisera un cortège funèbre.

 

Arrivée à la maison j’en peux plus ma semaine m’a rentré dans le corps. Mais là comme j’ai payé l’essence ce matin, j’ai pu d’argent pour passer le week-end et y à Pierrette qui monte des Gonaïves nous faire une visite. Comme on doit aller demain à la plage Cormier ça me prend de l’argent. Alors pas aussitôt arrivée je dois attendre le chauffeur de soirée pour quitter à 17 :00 aller au centre-ville chercher des sous.  Évidemment yé en retard. J’en profite pour laisser Ibrahima et Doris en chemin et je me commande une pizza végétarienne pour emporter. Thank God je rentre il est 6 :45 morte. Je soupe, Skype Mom en même temps et tombe dans mon lit.

 

 

 

 

Lormeus Dieulange  devant son champ de pois

Samedi 6 février 2016 : Plage Cormier avec Pierrette et Gérald

Alors Pierrette m’appelle en chemin pour me dire qu’ils seront à Villa Cana vers 9 :30 alors on part donc pour la plage. On devait y aller le lendemain pour une question de logistique mais je m’adapte ici on change les plans aux 10 minutes. Stéphanie est là pour recevoir le nouveau conseiller volontaire Gérald un haïtien. Bien gentil et très féru d’histoire d’Haïti alors c’est l’fun on a un guide a portée de main. Stéphanie est là comme une idiote à répéter Bonjour madame Tremblay, bonjour madame Tremblay évidemment je ne réponds pas. J’expliquerai plus tard mon comportement à mes collègues qui n’en sont pas revenus.  non plus de son agissement envers Gédéus.  J’ai commandé un filet de poisson et il était petit mais bon. Pierrette adore l’apnée ( elle avait son équipement) c’est Mélissa qui aurait eu une amie avec qui jouer. Moi je me baigne prend du soleil, Gérald marche la plage et rencontre des gens qui sont prêts à nous cuire du poisson lors de notre prochaine visite super et la bière est moins chère. Parce que Cormier il faut sortir le fric et on en a pas beaucoup. Mais prendre un bon repas par semaine ça fait aussi du bien. Le téléphone encore….. cette fois-ci c’est Ibrahima qui est rendu à l’hôpital, chute de pression, vomissements etc… alors on doit quitter la plage plus tôt comme on a juste un chauffeur, c’est pas moi qui va rouspéter. Alors Vito viens nous chercher et il dit qu’il a mal au côté droit, il a une bonne bosse on dirait une hernie mais qu’est-ce que je connais, alors on passe devant l’hôpital, je prends des nouvelles on va faire des courses au Kokijag et on rentre. Pendant qu’on revient à Villa Cana, la radio joue et tout à coup c’est le président Martelli qui prend la parole et  dit qu’il s’en va et que le Sénat et les autres membres ont ratifié l’accord et qu’un gouvernement provisoire sera mis en place jusqu’à la prochaine élection prévue pour le 14 mai 2016….  J’assiste à un moment d’histoire haïtienne.

 

On se retrouve pour une bière au bord de la piscine et ensuite on va se reposer un peu. Je m’endors jusqu’à 18 :58 on doit se rencontrer à la salle à manger de l’hôtel pour 19 :00 oups je me grouille. Y a juste Doris d’arrivée. Je n’ai jamais mangé à notre hôtel encore mais Doris oui et elle est encore en vie.  DAMN IT j’ai passé la nuit sur la bol de toilette. Ça allait pourtant tellement bien de ce côté pour ça ici en Haïti. Comme on contrôle notre bouffe on est moins enclin à la diarrhée.

Dimanche 7 février 2016 : Piscine et mon chocolat

 

Encore un peu affaiblie de ma nuit, mal de tête, je file poche. Pierrette, Gérald et Doris sont partis visiter la Citadelle. Ibrahima et moi on est poqué et Pierre-Jacques reste tranquille. Comme on a pas d’autre véhicule, je reste ici et je ne peux pas aller chercher mon chocolat. Je vais donc m’étendre à la piscine et faire quelques longueurs. Y a là une femme et deux enfants et elle n’arrête pas de leur crier après elle semble être la bonne de service. Mais là j’en peu plus, je lui dis que c’est pas très gentil pour les autres personnes quand vous crier comme ça à tue-tête après les enfants. Elle me regarde d’un air hagard. Après 45 minutes à l’entendre crier je rentre. Ostie on peut jamais être tranquille, le voisin chante en créole sa messe avec la radio à tue-tête, elle qui crie, les juke box. Je m’enferme dans ma chambre.

Lundi, mardi, mercredi (des cendres) : CONGÉ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ça juste pas d’allure tous ces congés!

Jeudi je dois aller à Marmelade : 3 heures de route aller, 3 heures retour à ça va être une grosse journée. Aussi bien prendre des forces et profiter de ce long congé !

Bisou à tout le monde et portez-vous bien. J’ai une pensée ensoleillée pour vous tous !

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , , , , ,

Haiti: Semaine 5

HAITI: 37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 5

Par

Danielle Tremblay

8 FÉVRIER AU 15 FÉVRIER 2016

 

 

Figure 55 Photo prise à l’hôtel Mont-Joli

 

 

Figure 56 Photo du tableau prise à l’hôstellerie du Roi Christophe

Lundi le 8 février : Congé carnaval souper à la Kay

Avan w monte pye bwa, gade byen si w ka desann (Avant de grimper à l’arbre, tu dois t’assurer de pouvoir en redescendre)

 

Hier on est sortis toute la gang mangé au Kay

Figure 57 Doris, Gérald Moi, Ibrahima, Pierre-Jacques et Pierrette

Aujourd’hui, encore diarrhée, mal de ventre hier soir en revenant du restaurant La Kay et encore cette nuit vers 3:00 le petit déjeuner a pas passé non plus alors là j’ai pris du Actapulgite pour réhydrater. À suivre. Je devais aller en ville avec les autres et j’ai annulé pour rester proche des toilettes et trop fatiguée. Mal au cou à cause de la route de vendredi  dernier et ça me donne mal à la tête et aimerait aller me faire masser, peut pas prendre de médicaments genre anti-inflammatoire ou relaxant musculaire parce que ça fait chier alors j’endure. Ça me fait une belle journée de congé en tout cas j’ai pas à travailler. Carnaval mon cul ! Tant qu’à me pogner le cul, j’en ai profité pour travailler, 5 heures quand même, préparer des feuilles d’évaluations, liste des produits à commercialiser, préparer un draft de rapport de fin de mission…Lunch ; plat de pâte

Souper : plat de pâte

 

 

Mardi le 9 février : Congé Carnaval

Sonje premye lapli ki te fè mayi w leve (Rappelle-toi la première pluie a permis à tes plants de maïs de grandir)

 

Ça va mieux ce matin, alors je vais aller en ville avec Pierrette et je la laisserai prendre son autobus de retour pour 14h00 et je vais rentrer me baigner. Hier soir on a eu un orage torrentiel. J’espère à chaque fois qu’il pleut pour mes agriculteurs. Il a beau pleuvoir ici au Cap ça ne veut pas dire que là-bas il pleut aussi.

 

Alors Pierrette et moi avons décidé de vérifier ce qui se passait avec son billet d’autobus de retour pour les Gonaïves et ensuite on s’est promenée on est allé voir l’Hôtel Mont-Joli, belle vue de la ville et apparemment bonne table. C’est le chef Clara du Villa Cana qui me l’a dit. De là, on est allé porter mes chaussures pour se faire réparer chez le même cordonnier, heureusement il était ouvert une journée de congé 100 gourdes,  soit 2,50 CD pour recoudre une chaussure, pas pire. Ensuite on est allé luncher au Cap Déli un nouveau petit resto pas pire et pas trop cher. Burger de homard 400 gourdes soit $10.00. Mais là Pierrette voulait payer le lunch au chauffeur, moi je ne fais pas ça. Une liqueur oui mais pas le lunch. Alors y a fallu partager cette facture…Le lunch je le paye quand on va en brousse et qu’on est partis pour la journée pas pour une heure ou deux de travail, non. J’ai déjà de la misère à arriver en plus je venais de lui donner deux jours de congé pour enterrer son bébé et 1000 gourdes, un moment donné ça va faire. Je me plains depuis que je suis arrivée de combien le coût de la vie est élevé ici.

 

Figure 58 en haut à gauche: Lam Veritab frits, tresse royale, boulettes de boeuf,  salade de harengs fumés petits pains et salade de brocolis

Au retour je me suis baignée un peu et ensuite des amies d’Ibrahima sont venues lui cuisiner quelques plats car il nous quitte la semaine prochaine. Au menu de gauche à droite,  Lam Veritab frit, tresse royale farcie au bœuf, boulettes de bœuf, en bas de gauche à droite, salade d’hareng fumé avec oignons et piments piqués à manger avec les petits pains et salade de brocolis et carottes etc… comme mon estomac est encore un peu de travers j’ai essayé de tout, un peu.

Honnêtement Lam Veritab ressemble beaucoup aux bananes plantains frites comme on l’apprête ici en Haïti mais pas comparable avec Afrique de l’Ouest. La tresse manquait de souplesse et de jus à l’intérieur un peu sec, les boulettes très bonnes, brocoli pas touché et le plat d’hareng fumé étonnamment bon mais très piquant.

Ensuite Doris et Gérald sont venus prendre le thé dans mon appart.

les artisans d’art en Haiti mériteraient d’être encouragés parce que ce qu’ils font est vraiment très joli.

 

Mercredi




le 10 février : Congé mercredi des Cendres

Chen pas janmen mode pitit limlouk nan zo (Le chien ne mord jamais son chien jusqu’à l’os)

 

Personnellement, je n’ai jamais vu une ville aussi sale et incapable de gérer ses déchêts.

Pourtant les édifices quoique vieux et défraîchis pourraient être un attrait touristique en soit, mais qui vient passer ses vacances dans une “dompe” à ciel ouvert, personne.

 

Figure 59 Amoncellement de déchets

Suis allée à la pharmacie parce que mes suppositoires n’ont pas supportés la chaleur, je ne vous en dis pas plus. De retour, la pluie est au rendez-vous. Alors je travaille, j’en profite pour m’avancer. En Pm les autres qui étaient partis à Grande-Rivière et Dondon sont rentrés vers 14 :00 et depuis on est sur la terrasse sans électricité et comme tout l’avant-midi je n’avais pas d’électricité mon ordi est complètement déchargé alors je ne peux plus travailler. On jase de leurs rencontres. 17 :00 Pierre Jacques prend des cours de danse je vais aller voir ça. Ce gars-là à un rire tellement communicatif qu’il pourrait dire n’importe quoi et on rirait de toute façon juste à l’entendre rire. Comme on n’a pas de jeux de cartes on s’est dit aussi bien prendre un verre et Doris s’est rappelé que Mélissa lui avait laissé un bon fond de bouteille de rhum avant de quitter. Alors on a pris un verre à sa santé et on a fini la bouteille. En fait y avait juste assez pour trois verres, Doris et Ibrahima ne boivent pas, tant mieux !

Ce matin j’ai eu une conversation avec la Chef Clara et je lui ai posé des questions sur son revenu $20,000 gourdes par mois et de loyer c’est 6,000 et 5,000 pour son bébé qu’elle devra faire garder pour continuer de travailler. La nourriture pour se nourrir c’est 1000  gourdes= $25.00 par jour sinon à $250 gourdes par jour c’est subsistance soit riz, pâte un peu de sauce pour mettre dessus (En fait c’est ce que je mange quand je ne suis pas au resto 1 X semaine). Elle a une pas pire job, et son mari travaille chez Digicel et avec les deux salaires ils arrivent pas.


 

Jeudi le 11 février : Visite de la coopérative de jus à Marmelade : Chômage Technique

Se grès kochon ki kwit kochon (C’est avec le gras du porc qu’on le fait cuire)


Pendant la nuit ça tombait tellement fort que je me suis inquiétée, comme on est au pied des montagnes je me suis dit que si toute la pluie des montagnes venait à déferler contre le mur de Villa Cana on serait submergé c’est sûr. Bien, ce matin, c’est Doris qui cogne à ma porte de chambre pour me dire qu’elle a de l’eau dans sa salle de bain le toit coule. Je me rappelle que Mélissa devait prendre un parapluie pour pisser…Quand ils ont ouvert son plafond ils se sont rendus compte qu’ils avaient laissé des tuiles de céramique là. Imagine si elle avait reçu ça sur la tête !Il a plu toute la journée hier et cette nuit de gros orages et encore toute la journée aujourd’hui. Alors j’ai dû aviser mon groupe et mon client qu’on n’irait pas faire la visite de l’usine à jus à Marmelade. Mes agriculteurs ne peuvent se déplacer car il pleut averse sur tout le département et évidemment les routes sont absolument impraticables surtout en moto. Alors encore une fois vissée à ma chaise. J’en profite pour faire mon compte de dépenses et autres babioles comme me faire une pédicure WOW ! C’est intense. Étrangement ce matin j’ai pu skyper MOM et Louise et on a jasé plus d’une heure ça rentrait super bien du jamais vu pour ici.

Ce matin, je lis un article de ce journaliste et sérieusement j’avoue que je suis assez en accord avec Fontino. Le gouvernement canadien doit réviser sa façon de faire, il y a une distorsion sur le terrain. Quand des ONG paient des conseillers volontaires pour faire l’éloge de leurs programmes on manque totalement d’éthique. Cela doit être confié à des organismes externes. Malheureusement j’ai rencontré un jour à La Paz un homme qui était venu évaluer ma participation et il habitait au Ritz et avait même pas été foutu de payer son propre COKE parce qu’il n’avait que des cartes de crédit et il était grassement payé par l’ACDI pour faire ce travail. C’est moi avait dû finalement payer la note. Encore là y avait problème. Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de commissions d’enquête sur notre aide humanitaire ? Demandez à tous les conseillers volontaires de participer à une refonte honnête et là on va voir de l’action.

 

Guillaume Bourgault-Côté

Le Devoir – ‎11‎ ‎février‎ ‎2016

 

Les initiatives appuyées par le Canada en Haïti entre 2006 et 2013 ont été « dans l’ensemble pertinentes et efficaces », a conclu le gouvernement canadien dans sa grande évaluation de la coopération Canada-Haïti pour cette période. Un constat qui tranche avec celui que posait il y a trois ans l’ancien ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino.

Daté de janvier 2015, le rapport synthèse préparé par le ministère pour évaluer la coopération 2006-2013 dresse un bilan relativement positif des interventions canadiennes.

 Au total, le Canada a versé 1,037 milliard en aide durant la période visée, chiffre qui comprend l’assistance humanitaire offerte dans la foulée du tremblement de terre de janvier 2010. Les experts du ministère ont révisé 47 des 170 projets mis en oeuvre durant les huit années couvertes par l’évaluation. Celle-ci a été réalisée entre mai 2013 et mars 2014.

 

L’annonce de la tenue d’un tel réexamen avait soulevé un tollé international en janvier 2013. De retour d’un bref passage en Haïti, l’ex-ministre Fantino avait en effet affirmé que le peu de progrès réalisé par Haïti en matière de développement obligeait Ottawa à geler son aide le temps de procéder à un examen en profondeur. Des diplomates américains et de l’ONU avaient dénoncé les propos de M. Fantino.

  1. Fantino, qui a été défait aux dernières élections, avait pris en exemple la problématique des déchets à ciel ouvert pour illustrer à quel point la situation générale était mauvaise. «Le taux de chômage est très élevé en Haïti, avait-il dit. Il y a des centaines de milliers d’hommes et de femmes très capables qui pourraient s’impliquer et nettoyer. Il y a des déchets partout ! » Le ministre avait invité les Haïtiens à se « prendre en main », comme le font les Canadiens qui participent à des activités de nettoyage de leur quartier. Assez daccord il aurait fallu fournir des camions et des poubelles au moins. Ca aurait fait une différence et un terrain pour enfouir les déchêts… AU Cap une belle ville mais marcher dans les déchêts un lendemain de pluie vraiment pas agréable.

Selon l’actuelle ambassadrice du Canada en Haïti, Paula Caldwell-St-Onge, les déclarations de M. Fantino et le fait qu’aucun nouveau projet n’a été approuvé pendant deux ans n’ont pas nui à la relation entre Port-au-Prince et Ottawa. « Je n’ai jamais entendu de critiques, disait récemment en entrevue avec Le Devoir celle qui est en poste depuis octobre 2014. On a fait une évaluation comme on le fait pour d’autres pays, et on a décidé de se réengager [en juin dernier, le gouvernement a annoncé une nouvelle stratégie d’aide à long terme] », résume-t-elle. 

Le fait que le gouvernement analyse l’efficacité de ses interventions de coopération internationale est habituel : l’évaluation faite en Haïti aurait même dû se tenir en 2010, mais elle a été reportée à cause du séisme. 

Effets bénéfiques 

Contrairement à M. Fantino, les évaluateurs ont donc jugé que l’argent versé par le Canada a eu des effets bénéfiques réels. 

En santé, on soutient que la coopération canadienne a aidé Haïti à « se doter d’une politique nationale de la santé et à réduire la mortalité maternelle ». En éducation, elle aurait « amélioré le taux de fréquentation et de rétention des filles et des garçons ». 

Dans le secteur du développement économique durable, la construction d’infrastructures financées par le Canada « devrait avoir des retombées économiques à l’avenir ». LESQUELLES??? On a rien vu ici au CAP. On souligne « l’introduction de microcrédit pour aider la production alimentaire à petite échelle » parmi les bénéfices dans le secteur de la sécurité alimentaire. Y a pas de fond??? Ou est l’Argent???? Je rencontre DID justement pour en discuter la semaine prochaine….

Des progrès ont aussi été observés en gouvernance, où la coopération canadienne « a contribué de façon tangible à augmenter le suffrage universel [malgré le cafouillage actuel pour élire le nouveau président, deux élections ont été tenues entre 2006 et 2013] et à créer un espace pour l’exercice des droits civiques et fondamentaux », indique-t-on.  CAFOUILLAGE est un petit mot

Le document ajoute que « la coopération Canada-Haïti a permis de contribuer à des progrès en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, y compris la diminution de la mortalité maternelle et infantile depuis 2006 ».  Quand ton enfant meurt de typhoïde à 8 mois vient dire ça à sa mère toi… assez basique non, où sont les vaccins???

Progrès à venir. Bien sûr, tout n’est pas rose dans la Perle des Antilles. Le rapport souligne notamment la faiblesse du secteur public, dont la petite taille est l’une des causes des « immenses inégalités sociales ». 

On fait valoir que la « dépendance quasi exclusive » aux organisations internationales ou au secteur privé fait en sorte qu’il est très difficile de renforcer les « systèmes du gouvernement », ce qui nuit aux capacités d’interventions du Canada.

D’autres lacunes sont mises en lumière : la faiblesse de l’État haïtien réduit les chances de maintenir à long terme les programmes mis en place, surtout en santé et en éducation ; la « transition vers un État de droit » est ardue ; « plus d’efforts doivent être faits afin de renforcer le système de justice » ; la protection de l’environnement pourrait être mieux assurée, etc. D’AVOIR un état tout court est ardue

Ces éléments d’insatisfaction ont nourri la réflexion autour de l’élaboration de la stratégie 2015-2020, qui est axée autour de la croissance économique, de la gouvernance, de la primauté du droit et de la santé.

Je pense qu’on doit réviser l’aide humanitaire canadienne à fond,



j’ai vu trop de gaspillage des deniers publics.

Vendredi le 12 février : faire imprimer entente KNFP- chocolat et meeting

Yo pa ka konte ze nan vant poul (On ne peut pas compter les œufs d’une poule en son ventre)

Aujourd’hui, partie à 8 :30 pour aller faire des photocopies et retour à 12 :00 faut le faire non ???? Comment P.A peut-il être aussi inefficace. Depuis qu’on est arrivé cela fait partie de nos ordres du jour y a encore rien fait pour régler le problème. Bon ça pris tellement de temps que je n’irai pas chercher mes chocolats.

Ça fait 5 semaines que je suis ici et il a toujourspas réglé le problème des photocopies, quel nul ! En plus lui il est salarié !!!! Hier, je reçois de l’info concernant les cours de créole…. pas pire…. je quitte la semaine prochaine encore là faut le faire !!!! Depuis le 12 janvier qu’on est ici et que cela aussi fait partie des ordres du jour. Alors à quoi ça sert ces réunions si rien ne se fait.

On est ici pour faire des appuis aux autres organismes faudrait se regarder en premier.

Hier, il a plu des torrents et on a manqué de l’électricité une bonne partie de la journée. Dans la soirée il a plu tellement fort que j’ai été obligé de mettre le volume de la télé au maximum pour comprendre quelque chose. La pluie a fait pas mal de dégâts en ville de la boue partout et des déchets partout…Y a 40 ans Acapulco était plus propre qu’ici. C’est bien dommage parce que ça pourrait être vraiment beau.

Samedi le 13 février : Marché de Fer

Gen tout jan pou manje manyok anmè

(Il y a diverses façons de manger le manioc amer)

 

Suis allée au Marché de Fer ce matin, je voulais me trouver des chaussures pas trop chères, mais j’ai rien trouvé. Gérald m’a accompagné et on a fait des courses pour manger. On est aussi allé porter ses chaussures chez le cordonnier et fait de petites visites aux alentours pour rentrer vers 13 :00. Je lunch rapido et piscine pour faire mes exercices. Je trouve que mes jambes sont souvent molles. Je manque certainement de protéines, de légumes, de fer, en fait de tout…

Réunion avec Télémaque et Maurice. Je leur propose de revenir finir le mandat à la condition que je ne vienne pas en avril et qu’on concentre nos rencontres en mars. Comme ils vont être en période de récoltes ça me sert à rien de venir ici, en plus il va y avoir encore plus de pluie etc… Non non on fini ça rapido. Je vais en parler avec P.A lundi au cours de mon meeting.

C’est fini le gaspillage!

On est allé manger au Cap Déli encore une fois parce que le resto a 4 murs et un plafond donc va nous protéger de la pluie diluvienne qui s’abat sur Vila Cana. En cours de route aux environs de Bel Air, il ne pleut pas, rien étrange comme la pluie ici c’est sectorielle.

Finalement j’ai reçu mon assiette une heure plus tard parce qu’il fallait changer la bonbonne de gaz propane et honnêtement ce n’était pas mangeable en plus. Les autres sont sortis danser mais comme j’avais rien mangé j’étais d’humeur moyenne et j’ai demandé à Ronel de venir me reconduire. Les autres sont rentrés à 1 :00 mais ils ont dû  attendre une heure avant que les gens arrivent en boîte pour danser. Je ne me sentais pas capable d’attendre si longtemps.

 

 

Dimanche le 14 février : Chocolat pour Valentine ???

 

Lavalas pas, li pa enpoze krapo rele  (Le grand flot des eaux est passé sans empêcher les crapauds de croasser)

Figure 62   Doris, Ibrahima, Paul-André, Danielle et Pierre-Jacques

Cette semaine on va recevoir de la visite d’un monsieur un dénommé Pierre Vaillancourt du Ministère des affaires Mondiales (MAM) qui va venir faire l’évaluation du programme et rencontrer les clients. Ce matin P.A a dit  … « On ne peut pas influencer son évaluation …. Mais on peut orienter son évaluation ». Comment avoir de l’éthique en deux tomes.

J’imagine qu’il ne va pas me le présenter. Mais il devrait être à la rencontre de mardi soir pour laquelle j’ai reçu une invitation…

Ibrahima nous a quittés, il rentre au Québec, motadi chanceux à moins 45 !!!

J’ai trouvé une compagnie haïtienne qui fait des tablettes de chocolat. OUCH ! 6.00 US$

Figure 63 un petit arrangement de fruits

Apparemment ils ne fournissent pas… tellement ils ont de commandes. En tout cas c’est pas avec mon per diem de crève la faim que je vais me payer ça.

Pas de sortie pour aujourd’hui. Comme il a plu, toute la nuit c’est très humide et aller à la plage toute seule pas l’fun. Donc piscine peut-être cet après-midi essayer de me refaire une masse musculaire, on est tellement toujours assis !

Bonne semaine à vous tous et gros bisou !

 

 

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , , , , ,

Haiti: Semaine 6

HAITI: 37 jeunes agriculteurs en mode marketing

Semaine 6

Par

Danielle Tremblay

15 FÉVRIER AU 22 FÉVRIER 2016

 

Lundi le 15 février 2016 : La clinique

Pale franse pas di lespri (Parler français n’est pas une preuve de grande intelligence)

 

WOW, quelle journée, mais commençons par hier soir. En fait, ça fait déjà quelques jours que j’ai mal à mon œil gauche au point ou hier c’était insoutenable, mais je n’arrivais pas à me faire à l’idée de sortir du lit P.A. et un chauffeur pour venir me conduire. Sauf que ce matin quand j’ai vu Gédéus dans le stationnement déjà là à 7 :30 j’ai pris la voiture et direction clinique médicale. Sauf que ça nous a pris 2 :30 pour nous y rendre. À cause de toute la boue qu’il y a sur l’unique route pour traverser la ville ben y a des loaders et des camions pour ramasser ces boues et ces déchets. Sauf… qu’ ils auraient pu faire ça pendant la nuit… mauvaise gestion des effectifs, du temps, de la circulation. Je me demandais si j’étais en arrêt cardiaque, je serais déjà morte. Je ne comprends pas qu’il faille faire la route Montréal= L’annonciation pour se trouver une clinique médicale à portée de la main… mais on est en HAITI…Je rentre pour un mal à l’œil et en profite pour lui dire que j’ai  une tendinite à l’avant-bras gauche… y-a-t-il mauvaise assimilation du calcium ? donc infiltration intramusculaire d’un anti-inflammatoire et prise de sang, non pas d’anémie, ni de diabète, mais je m’en fou, je sais déjà ça… alors bon se serait une allergie pour mon œil ( je pense plus que c’est devenu une intolérance à la clim et au ventilo, mais cela reste possible car à cause de toute la pluie qu’on a eu il y a peut-être des champignons dans ma chambre, alors je ne prends pas de chance, je vais mettre ces gouttes dans mon œil et ensuite je prendrai les anti-allergies, je suis sortie de là avec les prescriptions et les papiers nécessaires pour les assurances. Alors j’ai le bras qui fait mal mais pas mon œil, lui c’est la nuit seulement quand je me couche et ferme ma paupière, ben là ça brûle alors j’espère franchement que la douleur va se dissiper pour ce soir.

Alors une fois sortie de là, j’ai passé à l’hôtel Jouissant pour chercher un échantillon de la barre de chocolat.

Ensuite, j’avais rendez-vous à Limonade auprès du transformateur de chocolat que j’ai tenté en vain de contacter toute la semaine dernière. Alors comme je devais prendre le pont, je pense qu’avec tout ce que cela m’a coûté en soin j’avais pas assez de gourdes sur moi alors je change de direction pour retourner à l’hôtel. J’ai arrêté en chemin me prendre un sandwich et payer un jus de fruit à mon chauffeur. Moi, j’ai pas les moyens de m’en prendre. Je croise mes deux boss en réunion  et je rentre travailler. À 4 :30 Doris vient me chercher pour nos cours de créole. En fait j’y suis allée de reculons mais c’était l’fun. Pas trop didactique mais pratique. On a une dictée jeudi…

Souper avec deux tites brochettes de poulet, des betteraves et du manioc à l’ail.

 

 

Mardi le 16 février 2016 : Formation marketing de base

Madichon ou vle pou bèlmè w, se sou manman w li tonbe (La malédiction que tu souhaites à ta belle-mère, c’est ta mère qui la reçoit.

 

Ce matin, la douleur dans mes avant-bras est totalement disparue. Ça fait toujours un peu peur de se faire soigner dans ces pays-là mais ce que je me rends compte c’est qu’ils ne veulent pas te voir revenir alors ils te donnent de bons médicaments tout de suite. Au Québec on m’aurait dit va falloir des injections de cortisone qui n’auraient pas fonctionnées ensuite je me serais tapé 2 mois de physio, ici ? Out you go ! merci !!! et pour mon œil même chose, je crois qu’il devait y avoir quelque chose car un moment donné j’ai senti de quoi. Bref, tout est redevenu normal à part la vaginite, motadi moi qui adore me baigner. Le chlore qu’ils mettent est jamais constant alors quand y en a trop ben ça fuck toujours le PH et op ! la vaginite.

Aujourd’hui enfin, première formation en marketing de base avec mon groupe, elle a pas mal hâte la madame après 6 semaines yé plus que temps.

 

Ce soir invitation

Cette soirée de clôture n’est pas pour le mandat pour lequel je suis assignée mais des collègues y ont travaillé et c’est pourquoi j’y suis invitée. Belle occasion pour faire du réseautage et pratiquer mon créole. Comme toute soirée protocolaire on a eu droit à une enfilade de gens qui ont parlé du tourisme pour la région et comme d’habitude le tout était en retard alors on est passé à table à 21 :00, j’avais faim en tsi tsi et je me suis bourrée la face. Le buffet : gratin dauphinois, tarte à l’oignon, crevettes et écrevisses sauce blanche et poulet Miam je me suis resservie une deuxième fois de gratin et crevettes.

À ma table, deux dames qui font du vaudou et qui m’ont invité samedi matin à venir les rencontrer. Gérald et Doris vont venir avec moi. Elles avaient un joli costume et ont réalisé un petit spectacle pendant la pause. À part leur jolie robe qui ressemblait étrangement à ce que je portais, jupe longue blanche et blouse blanche à manches courtes. La seule différence c’est qu’elle portait une ceinture rouge à la taille et un boubou  bien élaboré. J’aimerais bien apprendre comment porter cela. Je me croyais au Bénin.

 

J’ai rencontré Mme Dieudonné qui se présente comme sénatrice, seule femme qui serait au gouvernement haïtien. C’est elle qui a porté le projet du tourisme.

Ma première formation avec mon groupe s’est super bien passée. Ils ont pas mal participé et ça c’est une bonne chose. Ils m’ont applaudi à la fin, comique. J’ai jamais vu ça. Ensuite on a fait une séance photo car je veux leur monter une page facebook et j’ai su aujourd’hui en jasant avec Doris qu’elle vient donner une formation pour ça, WOWO la redondance! Alors, je lui ai demandé de venir faire cette partie-là de mon cours, pas de problème!. Je risque même d’apprendre des choses qui sait!

En plus, je viens d’apprendre par P.A que les cadres importants de mon groupe s’en vont en avril apprendre sur l’agriculture au Québec $%$%$%$ quoi y a encore trois pieds de neige en avril………..?&?&?*?? ( on commence pas les semences en champs avant fin mai, on va pas dans les champs avant mi-mai les tracteurs calent trop c’est quoi cette affaire là encore de l’argent gaspillé en plus on fait pas pousser de bananes nous autres si au moins ils allaient au Costa Rica ou encore aux États-Unis. Tabarouette d’argent gaspillée!!!!!!!!!!!!

On est rentré et dodo.

 

Mercredi le 17 février 2016 : Visite à Lori et Madeline

Bourik pa dwe tavay pou chwal galonnen (L’âne ne doit pas travailler pour que le cheval parte s’amuser)

Jean Lemont

Aujourd’hui je vais rencontrer mes transformateurs de Lam Véritab et de cacao.

Bon ben ça commencé par le fait que je n’arrivais pas à rejoindre personne. Comme c’est eux qui m’ont invité j’ai fini par prendre le chauffeur et suis allé à leur « bureau » et la jeune fille m’a dit que M. Aujour était à l’hôpital. Alors elle m’a accompagné et on est allé à Madeline j’ai vu « l’installation » une tite machine de rien pour faire de la farine de Lam Veritab. Ensuite on est allé voir mon producteur de chocolat et leur montrer de quoi une tite usine a l’air  et ensuite on est allé voir leur site où il font sécher Lam Veritab etc.. alors beaucoup de route pour pas grand-chose.

 

Jeudi le 18 février 2016 : Visite de M. Vaillancourt, l’évaluateur

Inyorans pafwa se fwi pyebwa yp rele Laparès la. (L’ignorance est parfois le fruit de l’arbre nommé  Paresse)

Aujourd’hui petite journée, il pleut. Fin de journée rencontre avec M. Vaillancourt du Ministère des affaires Mondiales et M. Franklin dg de l’association canado-haïtienne. Très intéressant et on en a tous profité pour se vider le cœur. Tiens toi, en espérant que ça serve à quelque chose.  Ensuite on a été invité à aller souper au resto La Kay ou j’ai mangé des lambis sauce créole pas mangeables.

 

Vendredi le 19 février 2016 : tranquille

Anyen pa seche pi vit pase je  (rien ne sèche plus vite que les larmes)

Je prépare mes valises. Je suis allée faire des achats pour Robyn qui est arrivée hier. Elle vient faire une formation en poterie et elle aussi s’est retrouvée avec deux autres potiers qui s’en viennent faire la même chose. Motadi qu’on est sans dessin. En plus ce sont des potiers réputés de Port-au-Prince qu’elle connaissait etc…Ça fait tellement plus de sens que ce soit eux qui fassent les formations au lieu de nous, évidemment trop simpliste. Pendant mes achats en ville j’en ai profité pour aller visiter une Auberge, le Picolet et la table avait l’air bonne. Une prochaine fois, peut-être. Je dois avoir une rencontre avec mon ONG avant d’aller plus loin dans ce fiasco organisationnel.

Je vais finalement partir avec Lyon samedi. Alors je me ramasse. Ce soir on décide d’aller souper au Roi Christophe et on tombe sur notre évaluateur qui est là à manger tout seul. Alors il nous accompagne et on rigole et moi c’est la deuxième fois du voyage que je me paye une tite traite un bon filet de red snapper et 2 margaritas plus tard, je suis pompette. Mais motadi que ça dors bien le ventre plein et avec un ti feeling. Mon mal de bras est vraiment lancinant et est revenu m’assaillir pendant que j’étais dans le camion mercredi. J’ai pas trop envie de voir le doc encore ici, alors je vais attendre à Montréal.

 

Samedi le 20 février 2016 : La route du retour

Jou fèy tonbe nan dlo se pa jou a li pouri  (La feuille ne pourrit pas le jour de sa chute dans l’eau)

Départ avec Lyon prévu à 10 :30 évidemment il arrive à 11 :30 et là on quitte avec Nerlise en plus, moi qui pensait m’étendre, ben non. Alors je me tape 3 heures d’enfer à me faire brasser dans les montagnes et mon bras me fait super mal et en plus ma fenêtre n’ouvre pas alors je passe mon temps à demander au chauffeur, monte la fenêtre, baisse la fenêtre, rendu dans les montagnes là il baisse toutes les fenêtres sous prétexte qu’on peut pas utiliser la clim parce que ça fait chauffer le moteur sauf qu’on gèle et il pleut et on se fait mouiller mais y s’en crisse et Lyon fait rien. Alors quand on arrive au-dessus de la montagne où y a un marché eux ils débarquent faire des achats et moi je reste à l’intérieur me réchauffer pendant que les fenêtres sont fermées. Pendant ce temps à ma gauche un gars poigne une biquette lui tranche la gorge, lève les pattes de derrières coupe ça aussi et la fait se vider de son sang qui ruisselle sur les pierres. Un deux trois il enlève la peau, j’en peux plus.

est-ce qu’on a envie de débouler ça? de toute évidence quelqu’un d’autre en a fait la triste expérience

On a fini par partir assaillie que je suis par les vendeuses la tête collée  à ma fenêtre pour me vendre quelque chose, poulet vivant, manioc, etc… Finalement on arrête à une station d’essence et mes compagnons de voyage s’en vont manger. Lyon ne me dit même pas y a des toilettes par là et ici y a de quoi manger, démerde-toi. Ben c’est ce que j’ai fais et j’ai acheté des chaussons farcis au poulet et un coke. Mais quand le char brasse de même je me suis demandé si c’était une si bonne idée que ça de manger. La seule et unique question que Lyon m’a demandé pendant le voyage c’est si ça me faisait quelque chose de rentrer au Canada. Le reste du temps il a parlé en créole à son chauffeur et son assistante. Je suis congelée. On arrête finalement à mi-chemin aux Gonaïves saluer mon amie Pierrette et on s’en retourne pour Port-au-Prince. Nerlise et moi sommes toujours congelée je lui demande d’arrêter la clim question qu’on se réchauffe et il dit non, alors je lui réponds OK BOSS avec un ton acerbe. J’ai juste hâte d’arriver. J’en shake tellement je suis fatiguée et à boutte de lui quel macho !!! Nerlise n’a pas dit un mot sur le fait qu’on gelait dans la voiture. J’ai même pris des vêtements chauds dans ma valise qui était à la portée de main et je lui ai prêté des vêtements. Elle m’a gracié d’un sourire. Je comprends qu’elle n’ose pas dire un mot même moi il me fait peur !!! On arrive, on sort mes valises de l’auto et il s’en retourne en faisant crier ses pneus. Quel gougeat ! Mais avant d’arriver il dit à son chauffeur, elle n’a pas parlé pendant 7 heures pensant que je ne comprenais pas le créole !!! et je lui ai répondu en créole M’as-tu parlé toi ?c’est toi le BOSS et on peut pas déranger monsieur qui ne parle que créole et qu’à ses valets. Il était hébété!

Finalement arrivée Denis m’attendait avec des fusilis sauce tomate réchauffés et un bon gros verre de rhum. J’avais les shakes de ce voyage. Ensuite on est allé sur la galerie en finir un autre. Je pensais bien que c’était pour me cogner et que je puisse dormir, ben non toi réveillée comme toute, trop de sucre dans le sang. J’ai vu toutes les heures défiler jusqu’à 5 heures et là je me suis tannée et suis allée me baigner.

Dimanche le 21 février 2016 :Port-au-Prince

 

Evite malè pi bon pase kite I vini. (Mieux vaut éviter un malheur que le laisser venir)

Bon la gang s’en va à une formation qu’un des conseillers Yvon va donner, je passe mon tour, j’ai rien pour déjeuner, Yvon me donnes des œufs, pains, beurre. Ici c’est démerde toi. Tu penses que P.A aurait pu nous aviser. Y a pas de resto y a pas de transport, fun. Et moi qui ai laissé toute mon épicerie derrièere, j’aurais ben pu me ramenr quelques victuailles. Finalement Bianca retonti et elle réussit à avoir un transport et je vais m’acheter du pain un avocat de la lime…..pour me faire un lunch. On verra pour le souper. Donc je suis coincée ici parce qu’il n’y a pas de chauffeur pour sortir. Beau dimanche encore coincée à la piscine quand je pourrais visiter Port-au-Prince bande d’idiots.  Quel manque d’organisation c’est pathétique. On est séquestré quand on vient travailler ici!

Demain, je vais à une rencontre avec le Ministre de l’Agriculture et ensuite je rentre et si possible j’irai faire un tour… sinon je serai parmi vous mardi.

 

Bonne semaine à vous tous. Gros bisou.

Posted in Haiti: formation marketing agriculteurs Cap-Haitien Tagged , , , , , ,

Burkina Faso: artisans handicapés semaine 4

par

DANIELLE TREMBLAY

 1 janvier 2014

Lundi le 20 janvier : Empoisonnement et Mamadou du Mali

 

Je devais avoir une rencontre avec la cliente à 8 :30 ensuite départ avec Abas le président et Zoénabou pour rencontrer Mme Kamara de la Maison de l’entreprise pour qu’elle leur présente les différents programme d’appui etc.. mais il en fut autrement…

Hier soir, nous sommes allées manger au même restaurant que la veille Hôtel Yibi et c’était bon alors j’ai repris la même chose, assiette que j’ai partagé cette-fois-ci avec Carmen et moi ben j’ai mangé la sauce et je me suis tapé un empoisonnement alimentaire d’enfer, de 3 :00 du matin à 10 :00 les crampes ont été infernales, diarrhée et mal de cœur…et je me suis donc décidé d’aller à la clinique, ici il te donnent des médicaments de LION, alors je suis passée à la pharmacie et rentrée me coucher les crampes ont continué jusque tard en soirée mais moins violentes. OUF ! Quelle journée et moi comme je fais de la fièvre après et non pendant que j’ai mal ben ils pensent toujours que j’ai rien et la  pression ? celle d’un athlète de haut niveau alors encore là pas de problème.

Je mange des pretzels, ça passe, les olives ça passe alors je me fais une tite soupe chinoise ça passe, bon je suis sur la bonne voie, je prends un bain et me prépare, Mamadou vient me rencontrer. 2 :30 de rencontre ça ma vidée, déshydratée même si j’ai la bouteille aux lèvres comme je parle tout le temps ça m’épuise je rentre me coucher rompue. Érica devait lui envoyer des sous pour son séjour il me demande si j’ai de l’argent… ça tombe mal car j’ai pas une cenne sur moi, je n’ai même pas été capable de payer mon docteur et j’ai gratté le fond de ma sacoche pour trouver de quoi payer mon taxi et les médicaments. Dommage.

Je devais aussi régler le dossier statues avec Robert et Air France, aller chez Cissé ramasser tout ça payer etc… je téléphone Robert et on remet ça pour mercredi. Travail sur le plan marketing et Dodo.

Figure 12 Vue de ma chambre. Est-ce que je deviens indifférente? non, mais y a tant de pauvreté que je me suis résignée à ne pas pouvoir sauver tout le monde. Je fais ce que je peux au moment ou ça se présente.

Mardi le 21 janvier : FIDO, festival de danse contemporaine de Ouagadougou

Rencontre avec la cliente ce matin on doit faire un gros avant-midi et si je  peux l’après-midi on a pris beaucoup de retard.

PM : rencontre avec la cliente à l’hôtel 15 :30 à 17 :00

Ensuite partie payer mon docteur ensuite échanger les médicaments Actapulgite ben meilleur que  l’autre cochonnerie pas buvable.

Rédaction plan marketing

Souper  soupe chinoise et Soirée Ballet contemporain artiste français avec Marie-Hélène etc…

Premier artiste, il se pend par les pieds et il gesticule comme ça lentement, très lentement pendant une demi-heure la tête par en bas,  BALLET ? pas sur, Cirque du Soleil maybe !

Étonnamment après tout ce temps-là la tête en bas il avait encore du sang dans les jambes ben coudon. Ensuite, une artiste Burkinabé qui a dansé sur un tabouret, pas mal bonne et la dernière troupe…française, pourrie.

Rentrée à 11 :00

Mercredi le 22 janvier: Lunch

Rencontre avec quelques artisans pour évaluation des produits, y en a trois seulement qui se sont présentés alors j’ai terminé ça vite en espérant pouvoir avoir du temps avec Zoénabou, malheureusement non pas encore, elle doit préparer sa lettre pour le président de la FNABF et tout le conseil d’administration s’est réuni pour écrire ladite lettre. Alors je retourne à l’hôtel et me dépêche d’en finir avec le plan marketing.

Pendant que je fais l’évaluation, je la vois qui se lève et qui se dandine pour prendre ses béquilles et malheureusement elle s’accroche et fait tomber mon cellulaire DRAMATIQUE !!! IL EST CASSÉ….j’arrête de respirer… Mais il fonctionne encore OUF !!! Je vais essayer de trouver de quoi le réparer ici  car chez nous ça va me coûter un bras. C’est juste la vitre sur le dessus. Mais j’ai eu peur. Évidemment ce n’était pas de sa faute, un accident c’est tout.

Figure 13 Magnifiques bancs maliens, j’en aurais bien ramené un dans mes valises mais bon…

Donc je rentre rédiger

Ensuite 13 heures lunch avec  M. de la Banque Mondiale.  Jeremy me dit que l’étude que j’ai fais cet été pour eux a été une des meilleurs études qu’ils ont eu sur le secteur mais sera  surement tabletté faute d’intérêt de la part du gouvernement de financer les recommandations. Pourtant la demande venait du président lui-même. Alors il faut espérer maintenant que le client en fasse la demande et que ça soit présenté au gouvernement etc… Il m’a demandé la permission de le présenter au gouvernement Autrichien qui apparemment est bien impliqué ici dans l’artisanat, étrange j’ai rien vu de tel pendant mon étude. Luxembourg passe encore mais Autrichien ? Bon pourquoi pas si ça peut faire avancer le dossier.

14 :00 rentre rédiger plan marketing

15 :00 Robert vient me chercher pour régler mes affaires de Canaris, arrivée sur place Cissé est en train de servir une cliente qui va en prendre un conteneur de ses antiquités, elle finance les activités caritatives des Pères Blancs avec ça, bonne idée, la boucle se referme. Achat local pour projet local. Sauf que moi ça me met un peu en retard, un des employés de Cissé est déjà parti à l’aéroport j’attends et après un certain temps je prends les choses en main je me loue un tricycle pour emporter ces trois grosses caisses et on part directo chez Air France, je pogne le gars d’Air France sur le fly comme il sortait. Il me donne mes papiers et le tarif qu’on avait négocié la dernière fois et je dois aller payer le transport, arrive là ils ne prennent pas les cartes de crédit…. Ok….. donc retour à la case départ je devrai retourner là demain pour finaliser.

Ils doivent quand même peser les dits colis pour que j’ai une idée du montant total, quand je vois la balance, j’embarque dessus 10 kilos en trop, je demande à Robert d’embarquer 10 kilos en trop aussi la belle affaire, je ferai une plainte à Montréal à mon retour, maudit crosseur… je connais ça les balances, jeune, je pesais les camions alors….niaisez- moi pas, surtout dans ces pays là… poussière etc… qui coince les engrenages. T’aurais du voir l’attroupement, j’avais mis une belle robe, un peu sexy pour le lunch question de bien paraître mais là avec tous ces gars et moi sur la balance du haut de mes talons hauts qui leur dit que ça fonctionne pas. Ça valait une photo. Robert était bien fière de moi, oouah tu leur as dit et c’est bien il faut qu’ils voient à ça etc… bon alors on retourne, j’arrête à la banque pas capable de retirer une cenne, ça dit votre banque est occupée ????????? quoi ??? occupée à quoi ? bon j’essaie toutes mes cartes disponibles fonctionnent pas. Bon ben coudon je dois lâcher prise.

Robert vient me reconduire au resto Paradisio qui est près de chez Claire dans la Zone du bois, resto de blancs, elle vient nous y rejoindre ensuite elle m’emmène chez son bijoutier où elle a fait réparer tous ces bijoux, et j’en profite pour faire réparer mon bracelet en os de phacochère à motif de girafe, il est trop grand et j’ai peur de le perdre et je l’encourage en achetant quelques petits bracelets pas trop chers.

Ensuite on repasse à l’hôtel pour mettre des pantalons et du spray à maringouins  on va aller manger au Verdoyant, troisième fois qu’on essaie et que c’est fermé, 3 mercredis, comique donc nouveau resto CHEICK bien, mais ça pris une heure pour nous faire servir, le chef a mal au ventre ouin ça promet, mais c’était bon les haricots à l’ail je les ai dévorés et la pizza aussi rendu 21 :30 une fille a faim. Je me couche fatiguée d’une bonne journée après avoir enlevée trois pouces de poussière sur mon corps. Au resto j’ai pris un coke pour rester réveillée car  au retour du resto, je dois travailler sur le plan que je dois remettre demain. Je travaille jusqu’à 12 :30.

Jeudi le 23 janvier : les livrables et deuxième soirée de danse contemporaine

 

AM : Rédaction du plan. Je me dépêche car je veux envoyer une copie à ONG avant 12 :00 pour que Ronie qui va m’accompagner pour la présentation finale au client en fasse une copie et l’emporte avec elle à 17 :00

Je rentre faire mes valises pour savoir si j’ai de la place pour mettre tout le beurre de karité que je dois ramener au pays, et me préparer pour quitter si possible vendredi pour mon SAFARI. Tout fonctionne, alors j’appelle Marie-Hélène et lui dit que ça va, mais elle non, elle a une rencontre vendredi et Adama mon chauffeur a une formation, mais qu’à cela ne tienne on part pareil mais samedi, c’est sûr que deux dodos c’aurait été pas mal le fun, mais bon c’est mieux que rien et ça va coûter moins cher. Et comme je vais partager ma paillotte avec Marie-Hélène et qu’apparemment elle ronfle comme un camion une nuit ça devrait pas tuer une fille.

Je descends à la piscine me rafraîchir, c’est pas la canicule il fait juste 35 mais on sent que l’eau de la piscine se réchauffe HA ! ça fait du bien. Le gars des bijoux est là, il me remet le collier que je lui avais demandé de nettoyer et il m’en montre un autre dont je préfère l’ambre mais j’aime mieux comment l’autre est monté alors on fait l’échange et il va m’arranger le transfert de la pierre sur l’autre sans frais merci beaucoup, il se sent un peu cheap parce qu’il a perdu mon sac avec mes attaches pour les boucles d’oreilles.

15 :00 Robert est passé ce matin chercher les papiers qui nous manquait pour envoyer les colis et Cissé en bon ami m’a tout fait ça gentiment alors il revient me chercher,  et on s’en va directement payer la livraison de mes colis à Air France. Évidemment,  arrivés sur les lieux il nous dit que ça nous prend d’autres papiers et un transitaire vient nous voir une question de douanes et me demandent 50,000 soit $100.00 c’est le boutte de la marde j’ai pété une coche et me suis dit que c’en est assez de ces foutus canaris et qu’ils vont rester ici. Finalement, il nous envoie voir un autre gars qui lui me demande 10,000 bon OK. Alors là il faut attendre que les colis passent dans le scanneur sauf qu’ils sont en train de décharger un gros camion plein de ballots de pagnes. Alors je patiente un peu, et mange mes bas il est 16 :00, ma réunion est à 17 :00 j’ai pas ben du temps à perdre ici dans un hangar à attendre. Bon les hommes sont gentils et me laisse passer la marchandise au scanneur ça leur donne un peu de répit, ils suent jusqu’au bout du nez. Alors je vois mes beaux canaris passer le scan et là je dois trouver quelqu’un pour finir l’emballage des cartons, ben sur y a pas de marteau ni de clou. Robert part au village chercher des clous, l’autre se charge du marteau pendant ce temps je vais payer ma cotisation à Air France, j’ai mon reçu et mon air way bill et là je me dépêche à entrer, je bois un coke à toute vitesse et Ronie arrive juste à point et je redécolle sur les chapeaux de roues. OUF !

Ronie représente l’ONG pour la rencontre finale. Je présente le plan au client, ils sont contents de moi et m’offre un beau collier et boucles d’oreilles assorties création réalisée par une des membres, je suis bien contente aussi parce qu’ils m’ont fait une autre belle surprise. Ils ont mis le local TOP SPHAPE pour la présentation et je suis contente parce qu’ils ont tout mis en application c’est super. Ronie est gentille elle les a même encouragés et a acheté quelques petites bricoles. Je reviens à l’hôtel.

À mon retour dans ma chambre, je reçois un appel de Myriam mon amie, je l’invite donc à se joindre à moi et Marie-Hélène pour aller au ballet, elle accepte. Alors elle passe me prendre et on s’en va voir un motadi beau spectacle. La première partie, un burkinabé un peu sombre, la deuxième partie dure plus d’une heure une israélienne  mariée à un irakien qui accompagne sa femme à la cithare et chante. Mais elle c’est une déesse de la danse elle a tenu le show toute seule, pendant plus d’une heure à danser sans s’arrêter et en renouvelant chaque geste, comment elle fait pour se rappeler d’une routine aussi longue je ne le sais pas, mais c’était juste grandiose, et pour en remettre elle est revenue bissée je ne sais plus combien de fois elle a fait une danse qui ressemble à celle des turques qui tournent sur eux-mêmes avec leurs grandes robes blanches s’était inouïe, quelle grâce. On était tous subjugués par elle. Vivement qu’elle vienne à Montréal. Je dois aller sur le site du festival pour trouver son nom. On est rentrées bien contente de notre soirée.

Figure 14 Avant le spectacle en salle des jeunes s’exécutent devant nous au café

Figure 15 Danielle Alnuma, elle m’a fait capoter!

Daniell Alnuma, danseuse et chorégraphe d’origine israélienne, a passé son enfance entre 2 extrêmes : le désert bordant la Mer Rouge et les forêts nordiques longeant les lacs glacés. Cette double culture l’a doté d’une perception très aigue des variations infinies des formes et des mouvements dans la nature. Pour elle, la danse est une modulation des flux traversant le corps dansant en tant que “mouvements du monde”. Pour y parvenir, elle développe une esthétique mêlant les pratiques de la danse orientale, asiatique et contemporaine. Autodidacte depuis son plus jeune âge, elle a su intégrer les matériaux recueillis au cours de ses recherches dans un langage corporel, associé aux particularités des danses contemporaine et classique, créant par là même, un style très personnel. En fusionnant une fragilité troublante à la puissance captivante de son art, elle brille d’une intensité dramatique et émotionnelle. Conception et mise en scène : Mohamed Alnuma & Daniell Alnuma
Chorégraphie et Interprétation : Daniell Alnuma
Musique : Mohamed Alnuma (Oud, Voix) Réinterprétations d’une chanson d’Om kalthoum.
Costumes : Daniell Alnuma
Durée : 50 minutes tiré du site : http://oidf2013.blogspot.ca/p/les-artistes.html

Vendredi le 24 janvier : journée de congé ???

Quand je suis chez moi au Québec je n’ai pas le temps d’aller voir des spectacles et si j’ai le temps c’est trop loin et ça coûte trop cher. C’est pourquoi quand je voyage je me paye la traite en fonction de mon budget.

Les valises sont prêtes, mes comptes sont payés, je fais ma couleur de cheveux, et part faire un tour en ville à la recherche de mes derniers trésors et souvenirs à rapporter au Québec. J’arrête pour voir si Bolly a fini mon bracelet, ben non!  Coulibaly a oublié de passer la commande de Claire et moi je voulais lui acheter un chemin de table en bogolan mais à cause de ça je laisse tomber. Je vais chez Mamadou chercher mes sous- plats touareg et autre babioles, ensuite direction Zone du bois, pour mes autres bracelets je dois retraverser la ville et il est midi et c’est vendredi et la prière alleluia, je fini par y arriver évidemment ce n’est pas prêt alors je refais les bracelets avec lui etc… je retourne à l’hôtel.

Je skype MOM pour lui dire que tout vas, bien et me jette à l’eau pour quelques brassées, ça fait du bien. Quelle journée de congé. Alors pour clôturer la chose. Adama m’appelle pour me dire que tout est prêt que le véhicule est lavé et qu’ils vont aller chercher Marie Hélène demain matin… qui ça ON, l’autre chauffeur ? quoi ? pourquoi un autre chauffeur, Ha ! c’est qu’il connait le parc, ben j’en ai pas besoin de lui parce que quand on va rentrer dans le parc on va avoir un guide avec nous pas question qu’ils viennent avec nous et là il me dit OK.OK, et me rappelle pendant le souper et le gars veut pu y prêter son camion quoi ? je sors du restaurant en plein air et pète une coche et lui fait comprendre qu’il est hors de question que j’aille ou que ce soit avec quelqu’un que je ne connais pas, alors il comprends et l’autre capitule. Merci, enfin on verra s’il se pointe le nez demain matin…. J’haïs-tu ça ? À la dernière minute, ça me mets en boule.

 

Samedi le 25 janvier: Visite du village Kasséna de Tiébélé et safari au Parc  Nazinga

 

Figure 16 Audience Roi des Kassenas à Tiébélé
Départ: 6 :30 pour Marie-Hélène et 7 :00 pour moi, je passe à la pâtisserie du coin déjeune et achète 3 croissants pour notre collation. En revenant de là, Adama m’interpelle et je peine à le reconnaître, il a une barbe et a engraissé Oh mon Dieu, il est tout content de me voir et moi aussi. Marie-Hélène a déjà pris place en avant et ça ne me dérange pas mais elle offre de s’assoire derrière et prendra le devant lorsque nous arriverons à Pô pour indiquer le chemin à Adama. On a loué une Land Rover de Toyota avec le gros pare-choc en métal qui protège le devant de la carlingue en cas de frappe d’animal et on a un seul pneu de secours par contre, on fait le plein et c’est le départ. Marie-Hélène n’a pas arrêté de parler tout le long du trajet, et j’ai peiné à placer un seul mot OUF ! la française d’origine de Bretagne a 73 ans et ça fait déjà 23 ans qu’elle est ici au Burkina et elle a divorcé depuis ce temps et a 4 enfants et d’aucun ne sont jamais venu la voir ici, ouch, c’est vrai qu’elle parle mais elle est tout de même gentille, avenante, prévoyante etc… alors je ne comprends pas tant de méchanceté de ses propres enfants mais elle ne leur en veut pas mais on sent bien que ça lui fait de la peine et c’est bien normal.

On fait un arrêt à Pô pour le café ensuite on se rend à Tiébélé un village ancestrale. L’ethnie des Cassenas est très intéressante. Quand nous sommes arrivés au village, il y avait une réunion des sages, et trônait en son centre le roi. On a demandé une audience qu’il a bien voulu nous accorder.

Le comble c’est qu’il est marié à une bretonne alors là je vous dis pas, Marie-Hélène courtoise et tout un vrai moulin. La femme du roi y habite maintenant en permanence à cause de problèmes de santé, et lui va la retrouver quand les obligations au village sont réglées. Il nous donne évidemment la permission de visiter le village et c’est son fils le Prince ANÉ qui nous accompagne. Un jeune de 25 ans qui prend la relève, mais non puisqu’il n’héritera pas de cette responsabilité puisque chez les Cassenas, ça ne se fait pas de père en fils mais une fois le frère du roi et ensuite, le fils du prince etc…

Figure 18 Four et batterie de cuisine kasséna

Figure 17, meules pour pétrir le grain à l’intérieur des cases

La particularité du village c’est que les maisons y sont joliment décorées. Ça me rappelle les N’Débélés que j’ai visités en Afrique du Sud, sauf qu’ici on y va avec des teintures minérales et végétales donc des couleurs de terres là bas c’était plutôt vif comme choix de coloris. Alors il nous explique comment les cases sont bâties et le comment du pourquoi de toutes les formes géométriques qui les ornent, de ce que représente, la tortue, le serpent etc… une bien belle visite.

Pour ce père de famille l’école est tellement importante qu’il a fait installer cette ardoise sur le mur de la maison pour enseigner à ses enfants. Bravo!

Figure 19 Danielle, Adama, et Marie-Hélène

PARC NAZINGA!!!!

Ensuite direction le Parc de Nazinga encore un bon deux heures de route en savane. On paie les droits d’entrée et déjà on a pas fait quelques kilomètres, notre première vision ; un éléphant et on se rend vite compte qu’il est seul et blessé, snif… ensuite on croise 3 calaos, espèce de gros oiseau qui ressemble peut-être à une dinde en terme de grosseur mais dont le bec ressemble à celui de l’ornythorynx… ouin je suis pas très forte pour la description… il est noir avec du rouge, particulier, c’est une figure qu’on retrouve souvent dans les masques d’Afrique de l’Ouest. Le parc de Nazinga c’est 600 pistes,  11 barrages, 193,000 hectares, où vivent en toute liberté : éléphants, babouins, singes verts, vipères, phacochères, une grande variété d’oiseaux colorés, antilopes hypotraques, antilopes kalos, caïmans, crocodiles, pintades sauvages et j’en passe. Le Bonheur quoi!!!

Figure 20 Singe vert

Alors on a déjà vu un grand nombre d’entre eux par le temps qu’on arrive au campement. Comme nous sommes arrivés un peu tard  je m’hasarde quand même à leur demander s’il est possible de faire une sortie avant la tombée du jour et ils acceptent gentiment alors on a une bonne heure devant nous pour en profiter.  On remonte à bord de notre 4X4 et Gilbert notre guide Mossi passe devant et donne la direction à Adama. On fait le tour du réservoir et tout à coup un troupeau d’éléphants est en train de se diriger vers nous pour aller s’abreuver. On profite du spectacle, mais une chose est sûre Adama est en train de chier dans ses culottes, il a la trouille, accélère brusquement, arrête brusquement, alors le guide essaie de le calmer en lui expliquant les comportements des éléphants. Ça ne va pas, mais bon, j’imagine que ça va passer. À l’occasion, je sors du véhicule pour m’assoire dans le cadrage de la fenêtre et prendre des photos clic par ci et clic par là, alors quand il freine sec, ça fait des photos assez floues alors rapidement que ça lui passe.

On rentre bien contents d’avoir vu nos beaux éléphants et on va s’installer dans notre case. Marie-Hélène et moi avons décidé de partager la même case et Adama a décidé de coucher dans le camion même si on avait un autre lit pour lui.  Il a tellement peur qu’il préfère s’enfermer dans le 4 X4. On va souper enfin un poulet qui a de la viande sur l’os ! et on se couche tôt. Mais comme on attend notre repas, Adama arrive en courant  Danielle ! Danielle ! Emmène la caméra vite, mon Dieu, je pense qu’il y a des éléphants autour, non ce n’est pas ça, le parc est divisé en deux parties : chasseur d’image et partie chasseur de gibier, et là les chasseurs de gibiers sont rentrés avec une très belle prise, un phacochère de 80 kilos dont les défenses font 15 cm.


Figure 21 J’ai pris le coin de la voiture exprès pour vous montrer la proximité de nos amis

 

Voici un jeune mâle qui avait été exclu de la bande et là il revient, entendre les gémissements en dit long sur son épreuve.

 


CI-haut notre cafétéria

Alors on se dirige vers l’endroit où les guides vont dépecer le phacochère, le travail est déjà commencé et comme il y a un rituel ils ne veulent pas qu’on prenne de photos, pas de problème et on les dérange en posant toute sorte de question.  On a compris et on s’en va. On soupe et on rentre se coucher demain on doit se lever tôt. Pour ce que ça veut dire de dormir avec Marie-Hélène on repassera, à 3 :00 Am je lui ai demandé de se retourner et elle a arrêté de ronfler j’ai donc pu dormir… 1 heure.

Ça fait à peine 10 minutes que je suis couchée, les fenêtres sont ouvertes,  enfin l’air y est frais, très frais même, ça fait du bien à la canadienne, j’entends deux crocodiles se jeter à l’eau. J’essaie d’entendre autre chose mais le ronflement de Marie-Hélène cache tout autre bruit de la savane africaine.

Mais avant de nous endormir, je branche mes équipements pour avoir assez de batterie pour le lendemain, black out à 11 heures on ferme la génératrice TAAAAA….K je ne pourrai pas utiliser ma bonne caméra, une chance que j’ai emmené mon autre Ouf ! et reouf ! mais la qualité des photos n’est pas là. Je vais m’en rappeler.

La case : L’an passé Marie-Hélène me contait qu’elle était dans la case quand tout à coup tout est devenu noir, un éléphant passait juste à ce moment-là devant la fenêtre créant un blackout ! HAHA ! Elle s’est pas énervée mais elle l’a trouvé pas mal proche celui-là.

Elle me compte aussi que le restaurant où nous allons manger et qui est tout grillagé s’est retrouvé avec tous les chasseurs d’images à l’intérieur et les éléphants tout autour qui les regardait, on appelle ça un zoo inversé !

Un de ses amis photographes qui s’est trop approché des éléphants s’est fait éventré, les trippes à côté de la sacoche à pellicules et lui tout ce à quoi il pensait à ce moment était de sauver son film, … il est encore vivant… C’est à cause d’énergumène du genre que les éléphants se font une mauvaise réputation des humains, bien dommage pourtant il avait été avisé par le guide de se retirer mais la photo parfaite valait un sac d’intestins en échange faut croire.

Je vous dis tout le temps qu’il fait chaud, à me voir l’air  vous allez sûrement douter de moi maintenant. …épargnez-moi les commentaires de la casquette rose, je sais c’est pas très joli mais pratique.

HAHAH !!!

Nos deux jeunes éléphanteaux ne voulaient plus sortir de l’eau, et papa avec son pénis à frapper l’eau trois, quatre coups dans l’eau et tout le monde est sorti de  l’eau !

Adama, couché dans l’auto n’a pas fermé l’œil de la nuit inquiet qu’il était de voir surgir les éléphants.

Dimanche le 25 janvier: safari suite

Le lendemain matin le lever du soleil est magnifique, pie de bœuf, gros serpent, antilopes, phacochères, kalos géants et petits, petits caïmans, gros crocodiles oiseaux : martin pêcheur, rolier d’Abissini, perdrix et pintades sauvages, jacarandas etc… et évidemment un autre troupeau d’éléphants, 94, cette fois-ci traversent le chemin de terre rouge bordé de graminées blondes, c’est juste magnifique, et je capote, je suis contente, ils nous laissent les photographier d’assez près et nous continuons notre chemin sans problème.

Notre guide : Gilbert Roumba est Mossi, il marche 3 kilomètres matin et soir et traverse le parc à pied pour rejoindre son village… en tout cas c’est pas moi qui ferait ça avec tous les prédateurs qui rôdent autour Ouf non !

L’air est encore frais ce matin j’ai même endurés mes 2 cols roulés jusqu’à vers 9 :00 AM.

Au retour, un bon déjeuner et HOP, ramasse la caméra, pas le temps de manger, un autre troupeau d’éléphants arrive pour s’abreuver à la mare devant nous. WOW quel spectacle, tout doucement, ils avancent, ce n’est pas le même groupe qu’on a croisé ce matin. Alors ils vont boire pendant presque une demi-heure, ensuite ils vont s’avancer dans le plus creux, les jeunes éléphanteaux en profitent pour se mesurer et cogner leurs défenses et faire des acrobaties et moi je reste sur la berge admirative, contemplative jusqu’à ce qu’un guide vienne m’aviser que les éléphants arrivent de partout autour du campement et d’être prudente, Adama est avec moi et tout à coup sa tête se met à faire des 360 degrés tel un hibou. À côté du campement il y a un bunker, genre de poste d’observation ou Marie-Hélène est allé prendre des photos, alors on va la rejoindre, c’est très bien, mais comme elle parle trop j’arrive pas à faire de vidéos tranquille. On a pu observer le groupe pendant près d’une heure et demi, je retourne à mon déjeuner, qui a disparu… je demande au moins un café, merci.

On reprend encore des photos, notre groupe d’éléphants nous quitte après s’être bien roulé dans le sable.







On lunch avec encore du poulet quand c’est bon on en reprend. Et tout à coup un autre groupe d’éléphants arrive, plus nombreux, ils ne viennent que s’abreuver et s’en retournent. Notre séjour se termine sur cette belle note. Je suis triste de les quitter. Je reviendrai.

On règle les factures pendant ce temps Adama change un pneu juste pour être plus sûr et on s’en retourne direction Ouaga.  On arrêtera à PÔ prendre de l’essence, qu’on aura payée en trop, un café et  on va s’arrêter dans un champ de coton prendre des photos et on rentre à Ouaga après avoir déposer Marie-Hélène.

Adama a conduit à toute allure pour ne pas donner de chance à personne de nous braquer. J’ai confiance en lui il ne fait pas de fausse manoeuvre, il est très prudent et nous sommes aux aguets car on est  presque à la frontière du Ghana et y a souvent des braqueurs dans cette région.

Je fais mon check-in à l’hôtel, encore le problème des chambres, cette fois-ci ça sent les égouts à plein nez…  Je me rabats sur une autre chambre mais il y a un problème de moisissure, le mur de la douche coule et ça rentre dans le mur et donc moisissure, ça sent pas très bon mais il ne me reste qu’une nuit et la toilette coule toute la nuit, tu viens fou…Je cherche ma carte de crédit pour retirer l’argent et payer la voiture d’Adama.

 

Posted in Burkina Faso 5 : Plan marketing association d'artisans handicapés Tagged , , , , , , , ,

Burkina Faso: artisans handicapés semaine 5

par

DANIELLE TREMBLAY

Lundi le 26 janvier : le départ

Évidemment tout le monde veut me voir en cette journée, je commence par faire une visite à ma cliente accompagnée de Carmen qui aimerait les encourager et acheter quelques petits trucs mais comme ils n’ont pas rempli les inventaires  nous repartons toutes les deux sans les encourager… la prochaine fois arrangez- vous pour avoir du stock à vendre et les clients vont acheter…

Ensuite on s’en va visiter l’atelier d’Abass le président de l’association, lui aussi handicapé mais qui arrive à nous dépasser avec sa moto. Ouch, comme d’habitude un tout petit atelier, avec quelques peaux qui gisent au sol et quelques sacs en production pour une blanche, je reconnais le travail, elle vend chez mon amie Françoise et en Allemagne. Je reconnais la sangle faite par une famille du Sahel, et le travail, une qualité de cuir supérieur, en fait elle a compris ce que les clients européens recherchent et elle va leur offrir. Alors Abass est bien content, la volontaire suisse est là et il est bien content de me voir.  Je lui dis mais tu sais ce que les clients européens veulent acheter ce genre de produit alors pourquoi tu continues de vendre des sacs avec des peaux de chèvre au lieu de prendre ce beau cuir de vache (qui je pensais n’était même pas disponible ici au Burkina).Le cuir de vache est trop cher je ne peux pas l’acheter. Maintenant c’est la cliente qui m’emmène les peaux et je les travaille. Alors il faut que tu factures plus cher pour ton travail et que tu sois capable de t’acheter ces peaux-là etc…Comme elle est là, je lui demande combien tu pourrais donner de plus pour qu’il apprenne encore mieux à travailler son produit. Alors on se met d’accord sur un prix et tout le monde est content.

On s’en retourne et je passe voir si Bolly a fini mon bracelet évidemment non, Carmen achète quelques petits colliers pour ses filles, on rentre à l’Hôtel, je me garoche à la piscine, Robert passe me voir et je lui redonne le karité qui n’a pas pu rentrer dans ma valise.

Ensuite vers 14 :30 je prends le taxi pour aller visiter les clientes de la division traiteur qui sont en train de vendre leurs produits au Salon national de l’alimentation, elles ont accepté d’y participer et grand bien leur en fasse puisque le coût d’adhésion  était de 50,000 FCFA et qu’après le week-end seulement ces coûts ont été absorbés, restent maintenant les coûts de la nourriture mais elles sont très contentes et confiantes qu’elles vont faire un super bénéfice, alors je repars satisfaite.

E fait je voulais quitter… mon chauffeur s’est enfui pour aller payer ses assurances ?% ?% ?% quand je lui ai dit de m’attendre. Alors je n’ai pas signé ses papiers, il peut toujours courir, c’est comme ça on pense au court terme, à l’instant présent on ne pense jamais à bâtir des relations… alors je rentre à l’hôtel, retourne me baigner quelques minutes pour une dernière fois, ferme les valises, paie ma dernière nuitée, et départ pour l’aéroport. Carmen, Aline et son mari étaient là pour me saluer mais avaient quitté avant pour aller souper. À l’aéroport, on refuse que j’emmène 1 kilo de beurre de karité dans ma valise  qui monte à bord avec moi alors je le redonne à Mounni et en reparle à Robert qui passera le reprendre.


Surprise Adama, vient me saluer ! Merci mon ami.

Lors de mon premier épisode ici en terre Burkinabé ce jeune homme s’est  épris de moi, j’avais tenté de l’éconduire et me suis dite que le temps arrangerait les choses, ça m’a pris quelques voyages plus tard pour trouver le courage de le rappeler et cet été je lui ai passé un coup de fil et ça c’est bien passé alors cette fois-ci je l’ai appelé pour que ce soit lui qui profite de nous conduire Marie-Hélène et moi, je sais combien il a besoin d’argent , alors autant en faire profiter un ami. Sauf, que je n’avais vraiment pas compris comment il m’aimait, un jour que j’étais en mission au Burkina, je suis allée visiter la cathédrale avec des amis, et il m’a vu…. et il s’attendait à ce que je l’appelle et je ne l’avais pas appelé cette fois-là et il a eu le cœur brisé qu’il m’a dit. Il ne m’a pas dit ça lorsqu’on s’est revu cet été. C’est sur le bord de l’eau avec les éléphants en face de nous qu’il a lâché le moton qu’il avait sur le cœur et je le comprends. Je regrette, je ne voulais pas te faire de peine, je voulais juste prendre mes distances pour que tu fasses ta vie avec quelqu’un de ton âge. Moi je suis  VESSABA, je vais et je viens et je suis vieille…et lui est toujours seul. Je me sens poche.

Ça fait quelque jours que je sens une boule de sable dans l’engrenage de ma gorge, c’est toujours comme ça à ce temps-ci de l’année, le Harmattan souffle et la pollution de Ouagadougou, les lèvres et le gosier s’assèchent et j’ai beau essayé de me rincer la gorge avec du sel, et pourtant pendant qu’on était en safari comme l’air était plus fais je n’avais pas ce problème qui est réapparu dans le smog à l’entrée de la ville, alors je me racle la gorge et tousse tout le vol Ouaga-Paris-Montréal, et ici ben ça fini par sortir, alors devinez ? Laryngite et rhume.

Mardi le 27 janvier : Première journée du retour

…poquée, je regarde les photos et les vidéos avec maman. C’est pour elle que le les prends, je la fais voyager dans le confort de son salon.

Jeudi le 29 janvier : Les douanes

Malgré que je me sens comme de la M….. Je descends à Montréal au cargo d’Air France chercher mes greniers et mon canari. Je dois passer la douane et le jeune douanier asiatique est sûrement meilleur sur un clavier qu’avec une barre à clou pour ouvrir mes caisses, alors je lui dis de me passer la barre, ce qu’il fait et j’ouvre mes caisses en un tournemain, il semble étonné, ben quoi… alors je constate qu’aucune pièce n’est brisée tout est Ok ! rien de brisé Hourra. On passe les caisses au scan mais je dois les vider de leur contenu parce qu’au scan il a vu quelque chose de métallique. Alors je vide les greniers et sors tout mon linge sale qui est là depuis belle lurette et on se rend compte que c’est la boucle d’une ceinture qui faisait tilter la machine. Tout est OK malgré ma laryngite je saute de joie, les gars m’aident à les déballer pour que je puisse les rentrer dans l’auto sans les caisses de bois. Je les attache avec la ceinture de sécurité de l’auto comme si elles étaient des personnes. Aucun problème. Les paniers de mariage y sont aussi, une aventure qui finit bien, Merci mon Dieu ! Je rentre les bronches fuckées mais le cœur léger.

NOTE DE FRAIS : OUCH ! je n’ai pas réalisé que pendant mon séjour le taux de change a beaucoup changé le $ CD en grande baisse alors ce que je multipliais par 2 est passé à 2,4 !

Posted in Burkina Faso 5 : Plan marketing association d'artisans handicapés Tagged , , , , , , , , ,

Burkina Faso: artisans handicapés semaine 1

par

DANIELLE TREMBLAY

1 janvier 2014

 

Mercredi le  1 janvier : Un autre ou un nouveau départ qui sait ?

 

Le client voulait que je sois au poste dès le 5 janvier alors je quitte le 1 de l’AN 2014 par un froid glacial de moins 32C. Je prends un taxi pour ne pas avoir à m’occuper de stationner la voiture au diable au vache dans le stationnement de l’aéroport et aussi parce que c’est plus facile, quoi que je devrai faire suivre manteau d’hiver, faux-col, tuque et mitaine et ce jusqu’en Afrique à cause de cette température mais ça ne me fait rien parce que j’en aurai besoin  pour l’aéroport Charles de Gaulle à Paris où on se gèle les fesses !!!

Alors je commence l’année en grand, comme on dit par chez nous et oui un autre mandat, cette fois-ci c’est pour aider au plan marketing d’une association d’artisans handicapés. J’avais rencontré l’été dernier la directrice dans le cadre du recensement des artisans d’art du Burkina pour la Banque Mondiale et je leur avait conseillé de contacter ONG pour les aider et j’ai été agréablement surprise de voir le mandat sur le site et évidemment je me suis empressée de postuler.

Jeudi le 2 janvier : l’arrivée

Arrivée jeudi soir après deux longs vols qui se sont somme toute bien déroulés. Après avoir pris mes bagages, Mouni m’attendait toujours comme d’habitude, me souhaitant la Bonne Arrivée et me prodiguant ses bons vœux pour la Bonne Année et en prenant soin de me demander comment allait la famille et la santé et tralala… je lui demande de passer à l’épicerie avant d’aller à l’hôtel, je me prends un 6 packs d’eau, des boissons gazeuses, du lait, du beurre, une baguette, de quoi me faire un petit déjeuner le lendemain. Sanfo le portier est surpris et content de me voir, François le réceptionniste m’accueille les bras ouverts, après avoir visiter deux chambres, j’opte pour la troisième, la première donnait sur la rue principale trop bruyante et la deuxième y avait des bestioles…Je range tout et m’écroule à 10 heures.

Vendredi le 3 janvier : épicerie

D’habitude je fais toujours ma première rencontre avec le client le vendredi comme ça le lundi on commence la semaine en grand. Mais là, ONG n’a pas préparé le plan de travail que je leur avais envoyé et donc on va reporter cela à lundi.

6 :00

j’entends les savates des femmes de ménages qui montent et descendent leurs « siots », 7 :00 la femme de ménage en charge qui cherche encore sa préposée, 8 :00 je les entends discuter, j’en peut pu, je me lève, les yeux sont collées à cause de la clim, ma langue est collée à mon palais déshydraté après avoir consommé un relaxant musculaire, un anti-inflammatoire, un comprimé de Prometrium pour la ménopause, et un de Bio-k pour ma flore intestinale… Madame savez-vous qu’ici c’est un hôtel et que c’est pour y dormir, plaît-il qu’il serait agréable que cela se fasse dans le silence, alors pourriez-vous à tout le moins faire moins de bruit, merci. Et je retourne me coucher mais le mal est fait et ma tête commence à fonctionner alors je me relève pokée, me fais du café et une demi-baguette avec du beurre non salé… et de la tomme blanche, miam mais mon frigo pu, pas grave. Je voulais aller à la piscine mais il est trop tard, le soleil n’est plu là, alors je reviens à la chambre un peu bredouille mais ça va, je niaise et ça fait du bien de rien faire. En après-midi, je vais faire quelques courses au Home Market, acheter du jus, des pâtes etc…Pour souper je me fais bouillir des pâtes, que je mélange avec des légumes en canne ( genre macédoine petits pois et carottes) avec une demi-canne de thon, beurre, sel et poivre pas mal et ça cuit dans ma bouilloire, pas pire comme camping.



Le Roi des Mossis nous souhaite ses meilleurs voeux pour le Nouvel An! à la télé!

Samedi le 4 janvier : les tortues

Aujourd’hui, encore mollo mais je dois tout de même récidiver avec les femmes de ménage, ça va se placer… alors je descends à la piscine trouver de nouveaux amis.  Je m’installe au bord de la piscine sur une chaise droite parce qu’ici on pense que les chaises longues ça ne sert à rien et que les coussins qui vont dessus encore moins. Alors je suis en train de lire sur ma chaise droite quand tout à coup je ressens comme un coup comme si quelqu’un était entré dans ma chaise par inadvertance, y a rien, mes yeux font rapidement un 360 rien encore bang!! ben coudon  OMG! une tortue géante je suis dans son passage je pouffe de rire. ben toi ma belle d’où tu sors? Y a un garçon de l’hôtel qui passe et me dit que nous avons de nouvelles amies elles sont deux, l’autre est plus petite. Des tortues du Sahel.

Cet été on avait des paons et là on a droit à deux belles tortues, un couple d’oies, de dindons et un couple d’oiseaux qui ressemble au héron mais noir avec une houppette sur la tête très beau. À part les oies toute la ménagerie se promène et ou se pavane autour de la piscine c’est bien joli tout ce monde-là mais quand ça crotte un peu partout ( les paons grimpent sur les tables et les chaises) faut s’assurer où mettre les pieds !!!. Quoiqu’il en soit c’est tout de même divertissant, nos deux tortues viennent du Sahel, alors elle n’ont pas besoin d’être dans l’eau comme les autres et elles mangent quand même pas mal, tous les restant de végétaux de l’hôtel y passent, bonne idée, mais pour la crotte « oversize », là c’est sûr que tu veux pas mettre les pieds là OH my GOD !!!

Tu penses que je t’ai pas vu Hein???
Autre chose intéressante c’est qu’ici les tortues ne sont pas lentes bien au contraire, elles font le tour de la piscine dans le temps de le dire alors faut faire attention. Les gens d’ici ne sont pas ben fins avec elles, les tassent au coup de pied, genre…

Alors je me jette à l’eau motadi j’avais oublié qu’en janvier c’est l’hiver ici, Et Oui les filles qui vendent les pagnes au bord de la piscine portent des manteaux d’hiver avec le capuchon rien de moins et moi je me jette à l’eau quand même il fait au moins 30 degrés, mais je crois que les nuits doivent être fraîches encore car l’eau de la piscine est bien froide, mais ça va réchauffer très vite. Alors je reviens manger encore des pâtes, car j’appréhende les éléments un à la fois jusqu’à présent mes intestins apprécient alors on y va tranquillement, Je retourne à la piscine mais le soleil est parti alors je monte au 4ième et me fais envoyer une chaise et profite du soleil pendant que deux filles y font la lessive des tapis. J’essaie mon nouveau trépied et en profites pour faire une vidéo d’elles.

 

Une parenthèse : Manu Dibango , j’aimerais vous faire connaître un saxophoniste camerounais qui m’a accompagné cet PM pendant que je vous écrivais. Il est un vétéran et sa chanson Soul Makousa a été reprise dans les années 70 et ça m’a surpris parce que je pensais que c’était la version originale et bien non c’est ce gars là, si j’ai la chance d’avoir Internet je vous enverrai des liens youtube. Bon bisou. C,est juste pour vous faire revivre un ti souvenir HAHA!

 

 

Dimanche le 5 janvier : Tranquille, photos

 

Un petit dimanche tranquille, je vais à la boulangerie m’acheter un pain et deux pains au chocolat que je ferai congeler. J’espérais que la pharmacie serais ouverte, j’ai oubliée d’emporter mes bouchons de cire pour les oreilles, maintenant indispensables quand je me baigne, hélas c’était fermé.  Alors je rentre déjeuner et ensuite je descends à la piscine.  Il fait pas très chaud comme l’eau est bien froide je ne me sens pas l’âme d’Esther Williams ce matin, alors je fais de la photo de mes nouvelles amies, les tortues du Sahel et des paons. Ensuite je lis une revue et puis BANG ! encore! j’ai la grosse tortue qui est rentrée dans ma chaise, ouin mes sandales sont juste à côté de ses belles dents, allo ma comique tu t’ennuyais ? Alors je la suis elle se promène vraiment partout y a pas à dire et elle va vite, à un moment donné elle s’apprête presqu’à entrer dans la piscine, une jeune fille qui travaille à l’hôtel la bouscule, la pousse et la jette en bas de la marche de la piscine, pas très gentille. J’aime pas quand il l’a bouscule. Bref, toutes les deux animent mon avant-midi.

Un jeune turque venu ici pour un contrat pour une grande cimenterie m’aborde, mais il ne parle pas un mot de français et son anglais est bien limité alors à +.

J’ai finalement rejoint Claire ce matin et on se verra en fin d’après-midi à la piscine ensuite on ira manger une bouchée ensemble. Un dimanche bien tranquille, demain boulot. ONG doit venir me chercher à 9 :30.

 

 

Posted in Burkina Faso 5 : Plan marketing association d'artisans handicapés Tagged , , , , , , , , ,